| Accueil
| News
| Forum
| Radio
| TV
| Music
| Vidéos
| Podcast audio
| Podcast vidéo
| Photos
| Annonce
| Contact
Close
babacar_tour__journaliste_investigateur___correspondant_permenant__paris_du_groupe_futur_mdias_au_sngal.jpgEmission: La Voix/voie des jeunes recevra ce Dimanche 14 Mars 2010 à partir 18GMT (1Pm New York, 19Hr à Paris) Bacary Touré (plus connu sous le nom de Babacar Touré ou encore Kimi Kikiko) Journaliste-écrivain, investigateur et Correspondant permenant à Paris du groupe Futur Médias du Sénégal. Venez nombreux participer à l'emission. Merci

| Accueil arrow Actualité arrow Dossier arrow Dakar : une agglomération qui n’a pas la maîtrise de ses eaux pluviales

 

Identification


Voix/Voie des Jeunes: Une analyse de N'diawar Diop
ndiawardiop.jpg N'diawar Diop et son Staff recevaient Mandiaye Gaye, chroniqueur et farouche combattant  pour l’émancipation et la citoyenneté effective des Sénégalais.

Dakar : une agglomération qui n’a pas la maîtrise de ses eaux pluviales Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

AUDIO: VOIX/VOIE DES JEUNES
dakar_inondation.jpgsunuker.com: Les risques de catastrophes constituent un phénomène courant et récurrent dans l’histoire de du Sénégal. Chaque année depuis plus d’une décennie, le Sénégal est exposé à de nombreuses catastrophes notamment :

- L’explosion d’une citerne d’ammoniac à la Sonacos de Bel Air, à Dakar, avec un bilan de 30 morts et une centaine de blessés (1992)
- Des incendies dans les marchés (près de trente marchés ont été la proie des flammes, entre 1993 et 2005 avec des milliards de pertes sur les biens des commerçants)
- L’érosion côtière qui touche Dakar, Rufisque, Mbour, Joal, Saint-Louis, des Iles du Saloum et de la Casamance 
- Les invasions acridiennes de 1988 et 2004 qui ont concerné des milliers d’hectares de cultures et des dégâts considérables sur les cultures

 

dakar_inondations.jpgAujourd’hui, les inondations qui affectent chaque année plusieurs localités du pays, avec des dégâts importants sur les personnes et les biens et dans certains cas, des pertes de vies humaines (50 300 personnes sinistrées en 2003 et 200 000 personnes en 2004 et plus de 20 000 maisons effondrées ou inondées, ayant entraîné un programme de relogement des sinistrés sur le site de Keur Massar).

Les actions de l’Etat du Sénégal en matière de prévention des risques (inondations) manque souvent de lisibilité, les initiatives prises, sans doute trop rares, restent dispersées alors que l’expertise Sénégalaise, à travers ses réseaux scientifiques et techniques, son savoir-faire, sont de fait largement mobilisés et reconnus de nos différents partenaires “extérieurs”.

Du coup, pour les populations, se déplacer est devenu pendant plusieurs jours un véritable calvaire. Cela parce qu’on a simplement oublié le fameux adage, pourtant souvent répété, mais dans d’autres circonstances : ndox du waac yoonam (il ne sied pas à l’eau de changer de chemin !)

Causes :

dakar_inondation_des_quartiers.jpgL’ampleur des pluies (276 mm au lieu de 100 mm) n’explique pas, à elle seule, ces inondations catastrophiques et leurs conséquences. Pendant de longues années, l’administration a laissé sans réagir les populations prendre illégalement possession de l’espace et du domaine public routier (emprises de routes, accotements et réserves foncières pour l’extension ultérieure des voies). Cette occupation s’est faite sans tenir compte des Plans directeurs de drainage des eaux pluviales pour les zones concernées et sans que soient construits des ouvrages appropriés de drainage de la voirie primaire, un aspect, par ailleurs souvent négligé dans la conception actuelle des routes.

Cette situation résulte d’une absence totale de politique foncière cohérente et du manque de concertation avec les multiples autorités qui interviennent dans l’attribution des terrains et l’autorisation de lotissements (ministère de l’Urbanisme, ministère de l’Économie et des Finances, gouverneurs, maires de et de communes d’arrondissement, etc.)
- l’occupation anarchique de l’espace dakarois, sans considération aucune pour les voies de drainage
- le non respect du Plan directeur d’aménagement urbain et d’occupation des sols

Consequences

dakar_inondation_des_routes_durant_la_saison_des_pluies.jpgEn l’absence de mesures nouvelles et de politiques d’urbanisation cohérente,  non seulement les catastrophes (inondations ou Mbeund) se poursuivront pour s’attaquer aux vies humaines, aux biens et à l’environnement mais encore elles affecteront le développement économique et social du pays dans son ensemble. Au delà des statistiques, il apparaît que les catastrophes ont un impact majeur sur le développement. Dans certains cas, une catastrophe peut remettre en cause le processus de développement et effacer des années d’efforts, faisant basculer les populations dans la pauvreté.

Solutions

La politique pour la réduction des risques de catastrophes est complexe et pluridisciplinaire. Elle requiert une planification diligente du développement, des connaissances scientifiques, des systèmes d’alerte précoce axés sur les populations et des mécanismes efficaces de réponse aux catastrophes. Par ailleurs, elle intéresse plusieurs entités de natures différentes : départements ministériels touchés par le risque, élus,  experts scientifiques, associations humanitaires, sociétés civiles, médias...

Ainsi, il serait difficile pour un département ministériel quelconque de traiter à lui seul, les problèmes générés par ce fléau. Seule une plate-forme nationale représentant les diverses parties prenantes pour la réduction des risques de catastrophes est habilitée à maîtriser ces situations récurrentes. Concernant les routes et la voirie urbaines, la priorité est de freiner leur dégradation en prenant des mesures immédiates de réhabilitation ponctuelle des chaussées pour freiner la dégradation. Pour la Banque, il est tout aussi urgent de réexaminer l’aspect drainage des eaux dans la conception de l’axe autoroutier Malick Sy-Patte d’Oie, en concertation avec les structures chargées de l’assainissement.L’État sénégalais de construire rapidement des canaux d’évacuation entre la Route nationale 1 et la mer qui permettraient, en cas d’inondation exceptionnelle, de drainer les eaux pluviales.

VIVE LE SENEGAL ET GLOIRE A SA JEUNESSE

Sunuker.com- Voix des jeunes

REECOUTER L'EMISSION




Commentez cet article

Seuls les utilisateurs enregistrés peuvent laisser un commentaire.
SVP, connectez vous ou enregistrez vous.

 
< Précédent   Suivant >