| Dakar : une agglomération qui n’a pas la maîtrise de ses eaux pluviales |
|
|
|
|
AUDIO: VOIX/VOIE DES JEUNES
- L’explosion d’une citerne d’ammoniac à la Sonacos de Bel Air, à Dakar, avec un bilan de 30 morts et une centaine de blessés (1992)
Les actions de l’Etat du Sénégal en matière de prévention des risques (inondations) manque souvent de lisibilité, les initiatives prises, sans doute trop rares, restent dispersées alors que l’expertise Sénégalaise, à travers ses réseaux scientifiques et techniques, son savoir-faire, sont de fait largement mobilisés et reconnus de nos différents partenaires “extérieurs”. Du coup, pour les populations, se déplacer est devenu pendant plusieurs jours un véritable calvaire. Cela parce qu’on a simplement oublié le fameux adage, pourtant souvent répété, mais dans d’autres circonstances : ndox du waac yoonam (il ne sied pas à l’eau de changer de chemin !)
Causes :
Cette situation résulte d’une absence totale de politique foncière cohérente et du manque de concertation avec les multiples autorités qui interviennent dans l’attribution des terrains et l’autorisation de lotissements (ministère de l’Urbanisme, ministère de l’Économie et des Finances, gouverneurs, maires de et de communes d’arrondissement, etc.)
Consequences
Solutions La politique pour la réduction des risques de catastrophes est complexe et pluridisciplinaire. Elle requiert une planification diligente du développement, des connaissances scientifiques, des systèmes d’alerte précoce axés sur les populations et des mécanismes efficaces de réponse aux catastrophes. Par ailleurs, elle intéresse plusieurs entités de natures différentes : départements ministériels touchés par le risque, élus, experts scientifiques, associations humanitaires, sociétés civiles, médias... Ainsi, il serait difficile pour un département ministériel quelconque de traiter à lui seul, les problèmes générés par ce fléau. Seule une plate-forme nationale représentant les diverses parties prenantes pour la réduction des risques de catastrophes est habilitée à maîtriser ces situations récurrentes. Concernant les routes et la voirie urbaines, la priorité est de freiner leur dégradation en prenant des mesures immédiates de réhabilitation ponctuelle des chaussées pour freiner la dégradation. Pour la Banque, il est tout aussi urgent de réexaminer l’aspect drainage des eaux dans la conception de l’axe autoroutier Malick Sy-Patte d’Oie, en concertation avec les structures chargées de l’assainissement.L’État sénégalais de construire rapidement des canaux d’évacuation entre la Route nationale 1 et la mer qui permettraient, en cas d’inondation exceptionnelle, de drainer les eaux pluviales. VIVE LE SENEGAL ET GLOIRE A SA JEUNESSE Sunuker.com- Voix des jeunes REECOUTER L'EMISSION
Seuls les utilisateurs enregistrés peuvent laisser un commentaire. |
||||
| < Précédent | Suivant > |
|---|




sunuker.com
Aujourd’hui, les inondations qui affectent chaque année plusieurs localités du pays, avec des dégâts importants sur les personnes et les biens et dans certains cas, des pertes de vies humaines (50 300 personnes sinistrées en 2003 et 200 000 personnes en 2004 et plus de 20 000 maisons effondrées ou inondées, ayant entraîné un programme de relogement des sinistrés sur le site de Keur Massar).
L’ampleur des pluies (276 mm au lieu de 100 mm) n’explique pas, à elle seule, ces inondations catastrophiques et leurs conséquences. Pendant de longues années, l’administration a laissé sans réagir les populations prendre illégalement possession de l’espace et du domaine public routier (emprises de routes, accotements et réserves foncières pour l’extension ultérieure des voies). Cette occupation s’est faite sans tenir compte des Plans directeurs de drainage des eaux pluviales pour les zones concernées et sans que soient construits des ouvrages appropriés de drainage de la voirie primaire, un aspect, par ailleurs souvent négligé dans la conception actuelle des routes.
En l’absence de mesures nouvelles et de politiques d’urbanisation cohérente, non seulement les catastrophes (inondations ou Mbeund) se poursuivront pour s’attaquer aux vies humaines, aux biens et à l’environnement mais encore elles affecteront le développement économique et social du pays dans son ensemble. Au delà des statistiques, il apparaît que les catastrophes ont un impact majeur sur le développement. Dans certains cas, une catastrophe peut remettre en cause le processus de développement et effacer des années d’efforts, faisant basculer les populations dans la pauvreté.