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babacar_tour__journaliste_investigateur___correspondant_permenant__paris_du_groupe_futur_mdias_au_sngal.jpgEmission: La Voix/voie des jeunes recevra ce Dimanche 14 Mars 2010 à partir 18GMT (1Pm New York, 19Hr à Paris) Bacary Touré (plus connu sous le nom de Babacar Touré ou encore Kimi Kikiko) Journaliste-écrivain, investigateur et Correspondant permenant à Paris du groupe Futur Médias du Sénégal. Venez nombreux participer à l'emission. Merci

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Voix/Voie des Jeunes: Une analyse de N'diawar Diop
ndiawardiop.jpg N'diawar Diop et son Staff recevaient Mandiaye Gaye, chroniqueur et farouche combattant  pour l’émancipation et la citoyenneté effective des Sénégalais.

Le Sénégal victime de la chienlit politique politicienne. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

dakar_inondation_des_quartiers.jpgSunuker.com: Le 24/08/2009 des pluies diluviennes se sont de nouveau abattues dans la banlieue dakaroise provoquant désolation et désarroi ; au même moment les responsables de ce pays sont en pleines vacances paisibles ; ceux-là en Suisse, d’autres en France ou ailleurs. C’est à peine de se demander quel mauvais sort s’abat à tout moment sur notre pays. Il est temps que le peuple sénégalais se demande dans un esprit de responsabilité pourquoi tant de désastres et tant de difficultés, dés lors que cette situation n’est pas seulement économique mais purement de la chienlit politique politicienne. Aujourd’hui encore le gouvernement sénégalais cherche par tous les moyens à modifier l’élection présidentielle qui ne sera plus à deux tours, mais à un tour, réduisant ainsi les acquis de la démocratie sénégalaise. Il se rajoute à cela la nomination très probable de la fille du président dans le neuvième gouvernement sénégalais. Il est clair qu’au Sénégal les seules personnes capables appartiennent à la seule famille du président si on regarde de prés les manipulations pour leur faire occuper les postes clefs du pays au forceps.

Un rappel des faits importants qui ont jalonné l’histoire du libéralisme au Sénégal depuis 2000, devrait faire comprendre aux Sénégalais qu’ils ont affaire avec un régime filou et rusé. Une fois élu par une coalition en 2000, le président Wade a vite fait de décréter une amnistie totale pour ses prédécesseurs et à écarter ceux-là-même qui l’avaient soutenu et fait qu’il est arrivé au pouvoir. Tout seul à la tête du pays et libre de tout mouvement il a tout simplement ouvert les vannes au profit de son régime libéral et des dignitaires de son parti. En 2007 cette coalition qui l’avait fait accéder au pouvoir de constater que l’Etat du Sénégal est sur la voie de la faillite, tout comme l’ont remarqué le FMI et la Banque Mondiale. Pour justifier les dépenses hors budget de l’état, il a créé toute une panoplie d’organismes et d’organisations pour masquer une gérance plus que frauduleuse. Si le Sénégal doit toujours compter sur l’aide extérieure pour éponger ses dettes, avec la crise financière mondiale Wade est devenu le Bernard MADOFF sénégalais ; seul l’argent du contribuable ne peut plus régler les problèmes du gouvernement. Cette faillite dans tous les domaines est le résultat de cette chienlit qui s’est emparée du pays.

abdoulaye_wade_bouboubleu.jpgPour pérenniser ce système la seule astuce de Wade c’est de mettre ses enfants à la tête des lieux où on peut toujours gratter des sous, l’un à la présidence de la république et l’autre au ministère de la culture pour s’occuper du Fesman ce qui rappelle cette autre ANOCI et ses déboires. Je ne m’oppose pas à la famille Wade pour des raisons racistes où autre, tout sénégalais qui rentre dans le cadre de la constitution en son article 28, a le droit de briguer le suffrage des sénégalais, mais il faut s’opposer à cet agenda politicien diligenté par le président Wade. Nous trouvons injuste que le sénégalais ne puisse plus jamais exprimer son malheur à cause de pesanteurs culturelles et religieuses. Ainsi donc si on a le courage de le dire, avec la foi en ce pays, les Wade nous doivent des explications sur la disparition des milliards du Trésor, le pillage de notre patrimoine foncier et l'endettement du Sénégal dans le cadre des Grands Projets du Président de la République et des Chantiers de l'Anoci. On ne peut pas accepter ce forcing politique qui, en fait, foule du pied les textes et les institutions qui ont garanti depuis longtemps la stabilité politique de notre pays au profit exclusif de politiciens, de gens irresponsables qui prennent le Sénégal comme leur bien propre.

Le libéralisme version Wade a spolié notre patrimoine national par des procédés mafieux opaques. En 2006 le président Wade avait pigé le peuple sénégalais en leur faisant jumeler les élections législatives, raison invoquée éviter les gaspillages et aider les sénégalais à sortir de la crise et des inondations. En 2009, ces mêmes inondations sont toujours là, laissant derrière elles un peuple sans espoir incapable de dire non aux gaspillages du parti. Quand on sait qu’au Sénégal on construit ensuite on réfléchit ; il est évident que la situation va demeurer alors que seulement 12 milliards de francs CFA seraient suffisants pour régler définitivement ce problème d’inondations. Au même moment plus de 12 milliards sont engloutis aux Mamelles dans la construction du monument de la renaissance à la gloire du Président et dont les droits d’invention sont au nom de Monsieur Wade à l’organisation africaine de la propriété intellectuelle.

Dans la précipitation et pour montrer aux bailleurs de fonds qu’on travaille on lance des sentiers à tout va sans effectuer les études préalables et sans le budget suffisant pour du bon travail, ainsi chemin faisant on engrange un substantiel trésor de guerre pour les futures élections. En lançant l’idée de ramener les élections présidentielles à un tour Maître Wade vous tend de nouveau un piège. Devant la déliquescence de son parti, il sait que contrairement à 2000, il n’aura pas cette coalition qui lui permettra de gagner les élections présidentielles de 2012. L’astuce est donc de pratiquer cette chienlit politique privant les sénégalais de leur pouvoir d’élire un président de la république. Dans toutes les démocraties du monde, dignes de ce nom au premier tour de l’élection présidentielle on choisit et au deuxième tour on élit. Ainsi donc le Sénégal va être privé de ce pouvoir d’élire son président de la république.

sindily_wade.gifSi aujourd’hui Maître Wade nomme sa fille au poste de ministre de la culture et du FESMAN, son fils de futur présidentiable, ceci démontrera que Maître Wade ni n’est un libéral démocrate, qu’il est incapable de prendre ses responsabilités à l’égard de sa famille, du Sénégal et enfin les premières victimes seront sa famille elle-même intoxiquée par des individus sans moralité, maîtres dans l’art de la manipulation, esprits hantant les couloirs et allées de la présidence, qui ont joué sur l’ivresse du pouvoir, persuadant son fils d’un destin présidentiel pour s’enrichir personnellement sur le dos des pauvres sénégalais. Ces gens lui ont fait croire que tout le Sénégal est à ses pieds, ce qui a été forts démenti lors des dernières élections municipales. Il est temps que les intellectuels sénégalais refusent cette chienlit ambiante, de ne pas se comporter comme des spectateurs et de subir le règne de la pensée unique qui depuis un certain temps dirige le pays vers une impasse. Le rôle d’un intellectuel c’est de mettre le doigt sur la plaie avant qu’elle ne s’infecte entraînant une maladie incurable.

C’est assurément, cette posture qu’adoptent certains intellectuels comme Mamadou Mbodji, qui, dans un texte fulgurant de vérités, a touché les vraies réalités du Sénégal. Le psychologue à l’Université de Dakar, outré par la propension du «pouvoir dit libéral» à faire dans «des menaces, des injures des violences morales, psychologiques et physiques : en guise de réponse aux difficultés qui assaillent les Sénégalais», n’a pas mâcher ses mots.  Et M. Mbodji de s’écrier en concluant son propos : «Il faut freiner la chienlit rapidement, avant qu’il ne soit trop tard, la chienlit actuelle qui menace les fondements de l’Etat et de la Nation !» S’il lance cette sommation, c’est que le psychologue doublé d’un observateur averti de la scène politique nationale, mesure la capacité de nuisance nationale des «ignorants», des «incultes», des «membres les plus insignifiants du «système Wade», dont il se demande «d’où ils sortent». Sortent-ils donc du «segment lumpen du personnel politique sénégalais», s’interroge Mamadou Mbodji. Le psychologue-clinicien tente aussi d’entrer dans l’intelligence des raisons d’une permissivité dangereuse, actuellement en cours au sommet de l’Etat. En effet, le Pr Mbodji cherche à savoir ce «qui leur permet de brandir impunément des menaces, des injures et surtout de s’amuser à mettre en péril l’équilibre très instable, le destin de ce pays». Il a du mal à cerner le comportement de ces «pavloviens de la violence» ou, comme il le dit précisément, «ces énergumènes vociférant à longueur de journée, dans un français détestable, des insanités indignes des «responsables» politiques de premier rang qu’ils prétendent être».

manifestations_contre_les_dlestages.jpgEt pourtant, suggère M. Mbodji, à travers les marges de ses questionnements, peu de Sénégalais avaient auparavant «entendu parler de ces individus durant les luttes sociales conduites par des hommes courageux de ce pays depuis la période coloniale». Le psychologue doute, de ce «doute cartésien» dont Alain disait qu’il «est le sel de l’esprit», de la représentativité nationale de ces membres du «système Wade», dont il se demande encore ce qu’«ils savent  des réalités et du quotidien des Sénégalais, au-delà des foules factices et des nervis qu’ils mobilisent à coup de milliers de francs». Toujours sur le registre des interrogations desquelles transpercent pourtant des réponses, Mamadou Mbodji se demande : «Dans quel pays pensent-ils être ? Quelles sont les raisons profondes de cette insolence, de cette violence verbale et comportementale au quotidien ?» M. Mbodji pourrait peut-être convoquer Paul Valéry qui, face à la furie destructive de la guerre mondiale, martèle : «Ils ne savent pas ce qu’ils font !»

C’est ce que vaut son questionnement, qui a aussi valeur d’avertissement : «Savent-ils (les membres du système Wade, la famille Wade) qu’en jouant ainsi avec le feu, alors qu’ils sont plus que jamais installés sur une poudrière, ils seront les premiers à être emportés par l’explosion sociale qu’ils s’amusent à vouloir provoquer ?» Puis citant nommément quelques-uns parmi eux, le Pr Mamadou Mbodji invite subtilement Babacar Gaye, Farba Senghor, Doudou Wade et consorts à entrevoir leur sort au-delà de l’horizon du présent, «quand Abdoulaye Wade et son régime ne seront plus aux commandes des destinées de ce pays». «Où ces gens pensent-ils se réfugier ou trouver asile demain… ?» Qu’ils méditent donc cette prochaine tragédie d’un destin au cours duquel, «on ne leur laissera aucun répit», car «ils devront, assure M. Mbodji, répondre des actes qu’ils commettent. De leurs provocations au quotidien». Le Sénégal ne peut et ne doit rester éternellement au gré de la volonté de dirigeants véreux qui ne se soucient que de leur destin. Pour ces gens-là demain c’est aujourd’hui d’où leur intérêt à profiter au maximum et, pour ce, le plus rapidement possible avant qu’il ne soit trop tard. En tout cas selon Mr Bodji la seule certitude est que la violence, les invectives, l’arrogance et l’injure sont aux antipodes des méthodes de gouvernance viables. Malheureusement les nervis du parti libéral ignorent cette vérité.

abdoulaye_wade_yenou_lokho_jakhle.jpgDevant leur soudaine richesse ils oublient tout, ivres de leurs acquis, de leur puissance et n’ont plus aucune perspective d’avenir. Le professeur de psychologie fait éclore dans son texte, le sentiment de «honte» qui l’habite, face à «ce qu’est devenue la fonction ministérielle», mais aussi face au «cinéma avilissant et humiliant que nous offrent, depuis huit ans, les responsables politiques libéraux et leurs souteneurs de premier rang, ces individus détestables que les journalistes sénégalais appellent les «transhumants». Pour Mamadou Mbodji, ceux qu’il convient, peut-être par abus de langage, d’appeler «responsables politiques». Pour cela et pour étayer sa pensée il prend comme exemple le «ministre Farba Senghor», ses soi-disant « responsables politiques » n’ont nullement la préoccupation d’être des producteurs d’idéologie. «Forger la conscience d’un mouvement politique» à l’image des «collaborateurs de Senghor ou de Diouf» est étranger à leur ambition. La preuve brandie par Mamadou Mbodji : la réduction du «débat politique à l’invective, aux injures et aux menaces».

Justification fournie par le psychologue, à ce niveau: «Cela n’est pas sans rapport avec leur impuissance idéologique.» Evoquant et convoquant rapidement le passé, le Pr Mbodji écrit : «Senghor, Lamine Guèye et les dignes bâtisseurs de cet État qui ne sont plus de ce monde, doivent se retourner dans leurs tombes en voyant ce que Wade et son «système» ont fait de ce pays, de ses institutions et des hommes qui les servent.» Et ce qui donne l’effroi, c’est que ceux qui prétendent aujourd’hui nous gouverner «ne mesurent ni la gravité ni la portée» de leur système politique, évoluant «vers le totalitarisme et les méthodes et pratiques fascisantes» pouvant conduire «très rapidement vers le chaos». Notre pays mérite autre chose que ça. Abordant la question d’ordre éthique relativement par rapport à cette situation, Mamadou Mbodji soutient que Wade et son «système» ont « détruit la fibre morale des Sénégalais, déjà fortement malmenée par la longue gestion des socialistes». Se faisant plus précis, il souligne que les gens du régime actuel «ont réussi à ancrer dans l’esprit de beaucoup de Sénégalais que tous les moyens sont bons, fussent-ils les plus crapuleux, les plus vils pour se rapprocher des sphères du pouvoir, voire les intégrer et jouir, par des pratiques les plus malhonnêtes, des privilèges que celui-ci offre». Avec, en prime, «l’impunité quasiment assurée» des véreux.

karim_wade_saluant_idrissa_seck.jpgL’amateurisme et le manque de clairvoyance des gens du régime ont plongé le Sénégal dans «des difficultés endémiques». La responsabilité du pouvoir est passée par là. Or, pour le Pr Mamadou Mbodji, c’est comme si, pour eux, ces difficultés «justifiaient les ignominies et violences auxquelles se livrent les éléments les plus obscurs de ce régime».  En lieu et place de «leurs cris et de leurs regards de haine, de leur insupportable arrogance, de leurs vociférations et de leurs menaces», le psychologue les invite à la vertu du silence, mais surtout du travail «pour sortir le pays de l’impasse dans laquelle leurs tâtonnements, leur inexpérience, leur immaturité, leur cupidité l’ont progressivement installé». Il pointe l’index accusateur sur leurs «modes d’exercice du pouvoir», sur leur manière de «faire de la politique». Des facteurs qui, selon le professeur à l’Université de Dakar, «ont fait surgir des entrailles et de l’intériorité des Sénégalais, ce «refoulé», ces «monstres intérieurs tapis en nous, ces lâchetés qu’il est généralement du devoir de toute société normale, d’en faciliter, à ses membres, le contrôle ou la sublimation, pour leur permettre de conserver une part d’humanité».

Ce qui met d’autant plus le Sénégal et les Sénégalais en danger, c’est que «pendant que la demande sociale s’accroît, que les pénuries, privations, mécontentements, s’accumulent et s’intensifient, nous approchant lentement mais sûrement du point de rupture, les politiques au pouvoir, enfermés dans leurs déchirements, totalement sourds aux préoccupations des populations, continuent à défier et narguer ces dernières». «A la croisée des chemins», la société sénégalaise est engluée dans le bourbier d’«une crise économique, sociale, politique, institutionnelle, très sérieuse». Là, Mamadou Mbodji dévalise son «collègue et ami» qui lui confiait que : «L’alternance politique n’aura donc pas réalisé la reconstruction avant tout morale de la société qui était tant attendue, car Wade et ses collaborateurs n’ont pas traité fondamentalement les causes de la situation dans laquelle se trouvait ce pays à la fin des années 1990».

Or, pour lui, ce qui est devenu une priorité, c’est «la question de la reconstruction morale de notre société» et ce qui est posé comme «urgente nécessité», c’est «l’émergence des forces sociales et politiques capables de l’organiser de manière pacifique et ordonnée». Le Pr Mbodji plaide pour «un réarmement moral de nos concitoyens et surtout de nos «guides» qui assistent aujourd’hui en spectateurs aux difficiles conditions de vie de leurs disciples». Sans ce réarmement moral, assorti d’«une analyse approfondie et sans complaisance du fonctionnement au quotidien des familles et des institutions», le psychologue Mamadou Mbodji est persuadé que «rien ne pourra sortir (le Sénégal) de la médiocrité, de la monotonie générale et de la profonde tristesse dans lesquelles ce pays s’est installé» Ce pays que nous aimons tant et qui doit faire notre fierté.

L’avenir immédiat du Sénégal ne présage rien de bon au regard de son installation progressive «dans une situation de blocage qui va le rendre ingouvernable», avise Mamadou Mbodji. Et d’alerter, d’avertir en ces mots terribles et terrifiants : «Si rien n’est fait rapidement pour renverser cette tendance, aucun garde-fou institutionnel, moral, religieux ou juridique, aucun bouclier policier ou militaire ne parviendra à endiguer le déferlement de violence collective qui s’ensuivra.» Puis, afin que nul n’en ignore, il ajoute : «Cette violence sera sans commune mesure avec toutes celles que le Sénégal a connues jusqu’à présent.»
Que les prières de nos guides et responsables religieux dignes de ce nom nous accompagnent.

 Amadou DIALLO « la voix des jeunes »




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