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NOTE DE CONJONCTURE DU MOIS DE MAI 2009
NETTALI.NET - L’activité économique hors agriculture et administration au Sénégal a enregistré au mois de mai 2009, une baisse de 2,8%, en variation mensuelle. Une baisse essentiellement due aux contre-performances enregistrées au niveau du secteur tertiaire et dans une moindre mesure, du sous secteur de l’élevage, malgré une hausse du secteur secondaire et du sous-secteur de la pêche. La Direction de la Prévision et des Études économiques (Dpee) du ministère de l’Economie et des Finances qui donne l’information, observe toutefois qu’au terme des cinq premiers mois de 2009, l’activité économique "est ressortie en légère hausse de 0,4% par rapport à la même période de 2008, imputable au secteur tertiaire qui a progressé de 1,8%, compensant le repli de 2,3%, observé dans les activités du secondaire.
Les sous-secteurs de l’élevage et de la pêche ont également connu des baisses respectives de 5,1% et 10,4%." Cette faible hausse sur les cinq premiers mois pourrait ainsi compromettre les objectifs de croissance de 3,1% d’ici la fin de l’année. La Dpee qui a mené une enquête d’opinions, auprès des chefs d’entreprise, révèle que ceux-ci"ont montré que les principales contraintes, au mois de mai 2009, portent essentiellement sur l’environnement des affaires dans l’industrie et les services. Pour les bâtiments et travaux publics, ce sont plutôt les contraintes de financement qui sont citées. Dans le commerce, les chefs d’entreprise ont évoqué, comme principale difficulté, l’insuffisance de la demande."
Dans l’industrie, la principale contrainte énoncée, est relative à l’environnement des affaires. 47,4% des chefs d’entreprise évoquent "notamment le renchérissement de certains intrants et leur répercussion négative sur l’offre, la faiblesse des cours mondiaux de certains produits, la fraude et la concurrence des importations." 31,6% des chefs d’entreprise auprès de qui l’enquête d’opinions a été menée soutiennent quant à eux que l’insuffisance de la demande, consécutive à la crise mondiale, a affecté le développement des activités industrielles.

"L’accès au financement a été évoqué par 15,8% des répondants comme la principale contrainte à l’exercice de leurs activités. Les arriérés de paiement des dettes des clients privés et publics persistent encore, selon seulement 5,3% des chefs d’entreprise interrogés",révèle la Dpee. Dans le sous secteur des bâtiments et des travaux publics, les chefs d’entreprise interrogés déplorent le difficile accès au financement avec les conditions de crédit qui sont intenables, l’environnement des affaires qui a beaucoup pesé sur le développement de leurs activités.
Pour ce qui est du commerce, tous les chefs d’entreprise sont d’avis que l’insuffisance de la demande a constitué la difficulté majeure au mois de mai 2009. Une situation qui serait liée à la baisse du pouvoir d’achat des ménages dans un contexte de crise économique et financière. Malgré tout, en moyenne sur les cinq premiers mois de 2009, l’inflation est ressortie à 1,1% comparée à la même période en 2008. Le Sénégal peut cependant toujours se targuer d’avoir le taux d’inflation le plus bas dans l’Uemoa. Il est de 9,2% au Niger, 6,6% au Burkina Faso, 5,1% au Mali, 4,9% au Togo et au Bénin, 4,6% en Guinée-Bissau, 4,4% en Côte d’Ivoire.
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