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carlou_d_micro.jpgRadio Sunuker: LA VOIX/VOIE DES JEUNES recevait MR. Ibrahima Loucard (Carlou D) Musicien Icône de la scène hip hop au Sénégal. Il entame sa sixième année de carrière solo, avec un nouvel album qui synthétise musique moderne et chants religieux, Musikr. Rencontre avec l'artiste sacré Meilleur artiste de l'année 2009 et Meilleur artiste de variété lors de la première édition des Sunu Music Awards en février dernier. Interview par Pr. Amadou Diouf et N'diawar Diop

Radio Sunuker: Compétence, Indépendance et crédibilité: Juste Pour Vous Servir 
Emission Enregistree le 18 Juillet 2010. La voix/voie des jeunes prendra des vacances de 2 Semaines Inshallah 
a partir de ce jour (25 Juillet 2010). Merci

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Le MCA Américain signe (enfin) avec le Sénégal Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Cheikh Tidiane Gadio, Abdoulaye Diop, Karim Wade et les 270 milliards
laye_wade_pensif.jpgNETTALI.NET - Le président Wade va présider le 16 septembre prochain à Washington la signature de la convention de financement qui lie désormais le Millenium Challenge Account au Sénégal et portant sur 270 milliards de francs Cfa. Après des vacances en Europe sujettes à polémique en raison d’une conjoncture exacerbée par son absence, alors qu’inondations, coupures d’électricité et publication du livre « Contes et mécomptes de l’Anoci » mettant à nu de présumés « gaspillages » de deniers publics dans le cadre de la gestion de la structure que dirigeait son fils Karim Wade, rythmaient le quotidien de ses compatriotes, il ne pouvait pas rentrer au bercail sans des « biscottes » dans ses bagages. Et, surtout, des promesses, pour apaiser un front social qui a vu la rue gronder et des manifestants s’opposer violemment aux forces de l’ordre à Dakar avec plusieurs arrestations à la clé. C’est donc « un prêt non remboursable » de 540 millions de dollars qui tombe dans l’escarcelle des finances publiques Sénégalaises qui en avaient bien besoin.

Le chef de la diplomatie sénégalaise, Cheikh Tidiane Gadio a révélé que l’essentiel de ces ressources serviront au financement d’infrastructures routières et de projets agricoles, principalement dans les régions. Dans son livre « Contes et mécomptes de l’Anoci », le journaliste Abdou Latif Coulibaly, explique que l’Agence chargée d’organiser le sommet de l’Organisation de la conférence islamique a effectué d’importants changements de destination de crédits pour financer des routes, ponts, échangeurs et tunnels dans l’agglomération dakaroise. Des fonds qui, selon le journaliste, étaient destinés à l’origine à la construction d’importants ouvrages comme la route Linguère-Matam. Toujours dans ce registre, pour justifier la publication de son pamphlet, il disait avoir été inspiré par la mise à l’écart du ministre des Affaires étrangères, son ancien collègue au Cesti de l’Ucad de Dakar, dans la gestion du sommet de l’Oci au profit de Karim Wade et du secrétaire général de la présidence de la République, Abdoulaye Baldé.

cheikh_tidiane_gadio_et_abdoulaye_wade.jpgCheikh Tidiane Gadio est réputé être proche des Américains. Il a terminé ses études doctorales au pays de l’Oncle Sam, dans l’Ohio, et y a enseigné dans des universités par la suite. Au sein de l’entourage présidentiel, beaucoup s’étonnent du vernis accordé aux ministres d’Etat Cheikh Tidiane Gadio (Affaires étrangères) et Abdoulaye Diop (Economie et Finances) dans le livre du journaliste alors qu’ils ont paradoxalement fait les frais, en terme d’attribution, de la venue au gouvernement du fils du président de la République. Finalement, lors de cette rentrée gouvernementale, alors que la plupart des dossiers politiques et sociaux tournent autour des effets de la montée en puissance au sein de l’appareil d’Etat de Karim Wade, c’est apparemment l’entregent de Cheikh Tidiane Gadio qui a permis au pouvoir libéral d’avoir des arguments à présenter à des Sénégalais visiblement déroutés par l’indifférence des autorités à l’endroit des tourments qu’ils vivent. Cheikh Tidiane Gadio versus Karim Wade, le dernier épisode de la guerre de succession ? Déjà, en nommant son fils super ministre d’Etat, en charge de la Coopération internationale (entre autres attributions), le président Wade rognait sur les attributions du seul ministre qui n’a pas changé de poste depuis 2000, en dépit des nombreux remaniements ministériels.

L’OBSESSION DU BUREAU OVALE

abdoulaye_diop_ministre_de_leconomie.gifFlash-back. Au mois de juin 2007, le gouvernement Sénégalais décidait de mettre un terme au projet de plate-forme de Diamniadio et de lui substituer une zone intégrée spéciale. Le nouveau projet est confié à une entreprise émiratie « Jebel Ali Free Zone Autorithy International » alors que les Américains avaient de le financer à hauteur de 25 milliards par an, selon les chiffres fournis par l’économiste Moubarack Lô, dans un entretien publié en juillet 2007 par « Nouvel Horizon ». Tout le monde y voit la main de Karim Wade qui, en même temps, et les yeux tournés vers le golfe arabo-persique, use de son influence pour accorder le marché du terminal à conteneurs du port de Dakar à Dubaï Ports World au nez et à la barbe du groupe Français Bolloré. Explications fournies : les financements Américains promis tardaient à venir en raison de « la complexité du dossier du Sénégal » qui le singularisait « face à la simplicité choisie par d’autres pays ». Ensuite, la rentabilité du dossier présenté par le gouvernement Sénégalais était jugée « incertaine », car, malgré certains atouts indéniables, il souffrait d’handicaps comme « l’insuffisance de l’offre d’électricité, les lourdeurs du cadre légal et réglementaire, une formation insuffisante dans les professions intermédiaires et un faible dynamisme du financement bancaire ».

Jafza International, qui intervient dans des projets similaires en Malaisie, à Djibouti et au Maroc, a en tout cas promis d’investir 800 millions de dollars pour développer le site. Toujours est-il que ce dossier, au-delà de son aspect « diversification des partenaires », a laissé un point sombre… Qu’est ce qui s’est finalement passé ? La plupart des tensions de trésorerie au niveau des finances publiques s’expliqueraient, au-delà de la crise financière internationale, par les imputations opérées dans différents secteurs étatiques pour financer les chantiers de l’Anoci, plusieurs monarchies pétrolières du Golfe karim_wade_bilan_de_lanoci.jpgayant refusé de « financer » des projets n’ayant rien à voir avec l’Islam, selon les explications, pas encore démenties, du journaliste Abdou Latif Coulibaly. L’Arabie Saoudite aurait été la seule poreuse aux arguments des collaborateurs de Karim Wade pour décaisser « les sous ». Et les dernières polémiques sur la gestion des finances de l’Anoci ne sont pas venues pour arranger les choses. L’adage Wolof est formel : quand on ne sait pas où l’on va, on revient sur ses pas. Ce nouveau regard vers l’autre côté de l’Atlantique n’est pas sans connexions « affectives ».

Le discours du président Américain, Barack Obama, a vrillé dans bien d’oreilles de présidents Africains. Le patron de la Maison-Blanche disait en substance que la mal-gouvernance était le premier problème du continent noir. Cela n’a pas été apprécié pas beaucoup de locataires de palais en Afrique noire. Lors de sa dernière tournée sur le continent, Obama a snobé le Sénégal, qui revendique toujours pourtant un leadership démocratique en Afrique. En dépit de nombreuses visites dans la capitale Américaine, le président Wade n’a pas encore été adoubé par les nouveaux patrons « Démocrates » de Washington via une audience. Mais un challenge, même millénaire, est fait pour être toujours et partout trusté.




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