| L’équilibre des pouvoirs est un préalable à la bonne gouvernance |
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EMMANUEL DU BOULLAY, FONDATEUR DE L’INSTITUT FRANCAIS DES ADMINISTRATEURS (IFA) En près de deux tours d’horloge Emmanuel Du Boullay a entretenu l’assistance sur les risques de gestion liés à la gouvernance. Un véritable cours magistral donné au cœur de l’Université de Dakar. "La bonne gouvernance doit s’appliquer aux pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. L’équilibre des pouvoirs est un préalable à son application", note-t-il . "L’objectif de la gouvernance c’est de renforcer l’efficacité et la performance de l’entreprise. Il faut respecter le cadre réglementaire. Il faut que la gouvernance soit adaptée à la stratégie de l’entreprise", fait-il savoir. Pour lui, la bonne gouvernance ne suffit pas à établir des rapports de confiance entre administrateurs. "Prenez le cas d’Enron, il avait une note de 19/20 en matière de gouvernance mais on sait tous que la catastrophe que cela a donnée. La presse est un élément important de la bonne gouvernance", souligne-t-il. Du Boullay a également estimé que dans certaines entreprises, il y a une hiérarchisation qui fait que l’on ne prend pas en compte les risques encourus.
"On note une certaine incompétence dans certains conseils d’administration où certains membres étaient incapables de comprendre les risques avec la crise financière à l’exception notable de rares groupes comme Goldman Sachs qui est sorti du marché de l’immobilier trois ans avant la crise des "subprimes. Pour améliorer la gestion des risques, il faut les identifier", a-t-il dit.
Évoquant le cas de Madoff, il aborde le risque de réputation qui selon lui peut ternir l’image de toute une multinationale : "un accident au fin fond du Venezuela pour une pompe défectueuse de Total peut avoir des répercussions internationales pour cette multinationale à cause de la mondialisation", relève-t-il. "Le droit à l’information du conseil de l’administration est sans limites et c’est le droit de l’administratif de réclamer l’information et de ne pas être passif. Seulement le flux d’informations ne doit pas saturer le récepteur. Une trop grande quantité d’informations n’est pas forcément synonyme de confiance", a-t-il indiqué.
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NETTALI.NET- "Gouvernance et gestion des risques", tel est le thème introduit ce mercredi par Emmanuel du Boullay, fondateur de l’IFA, au grand amphithéâtre de l’Ucad II. C’était au cours d’une conférence organisée par l’Institution sénégalaise des administrateurs.