| Ponction sur les salaires : Le niet des syndicalistes |
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Mais, nous sommes opposés à toute ponction de nos salaires parce qu’il y a un problème du point de vue de la forme comme du fond dans cette mesure’, affirme le secrétaire général dudit syndicat. Youssou Touré regrette que Wade ait pris une telle décision qui concerne les Sénégalais à partir d’un pays étranger. ‘Parce qu’en ce qui concerne les salaires, il ne peut faire qu’une proposition. Le salaire est du domaine de la souveraineté du travailleur individuel, c’est important qu’il le sache. Donc, de ce point de vue, nous estimons que la proposition de Wade de faire passer un projet de loi au niveau de l’Assemblée nationale ne nous agrée pas. D’autant plus que nous estimons que cette Assemblée nationale est disqualifiée aujourd’hui du point de sa légitimité et de son fonctionnement pour prendre une telle mesure’, martèle-t-il. Et de renchérir : ‘Tous les Sénégalais savent que l’Assemblée nationale est non seulement pléthorique, mais c’est une institution qui légifère non pas au profit des populations, mais au profit des députés et de ses employés’. ‘C’est la raison pour laquelle, poursuit-il, notre coordination rejette avec véhémence cette décision du président de la République’. Et si le Parlement vote cette loi, prévient Youssou Touré, la Cfs l’attaquera devant les juridictions compétentes. ‘Au besoin aussi, nous allons utiliser les armes que nous reconnaît la Constitution, à savoir les marches et les grèves. Il faudrait que cela soit très clair. D’autant plus que le président de la République n’a pas mesuré ce que représentent trois jours de salaire pour les misérables fonctionnaires que nous sommes. Il faudrait qu’on fasse comprendre au président de la République que le salaire ne nourrit plus le travailleur’, dit-il, affirmant que compte tenue de la cherté du coût de la location, les deux tiers du salaire servent à payer le loyer. Ainsi, pour venir en aide aux Haïtiens, la Cfs propose au chef de l’Etat la dissolution des institutions ‘coûteuses et inutiles’, comme le Conseil économique et social et le Sénat, mais aussi la réduction de la taille du gouvernement. ‘Voilà des pistes que Abdoulaye Wade doit explorer pour faire des gestes symboliques en faveur de la population haïtienne’, estime la Cfs. Charles Gaïky DIENE
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Pour la Coordination des forces sociales (Cfs), il est hors de question que le gouvernement ponctionne les salaires pour venir en aide au peuple haïtien. Réunis ce week-end, les travailleurs de cette centrale syndicale suggèrent au président de la République de dissoudre ‘les institutions coûteuses’ pour trouver l’argent nécessaire.