| Abdou Salam Sall (Recteur de l'Ucad) : ‘L’Uemoa ne comprend pas ce qu’est l’enseignement supérieur’ |
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Cette dernière se suffit à lancer un appel d’offres pour trouver des experts qui puissent descendre sur le terrain et sensibiliser les universités sur la réforme du système Lmd. ‘Ce qui dénote que l’Uemoa ne comprend rien à l’enseignement supérieur’, raille Abdou Salam Sall qui présidait hier la cérémonie d’ouverture du Master de biotechnologie végétale et microbienne. Prenant exemple sur l’Union européenne, le recteur de l’Université de Dakar estime que quand cette dernière veut faire quelque chose sur l’enseignement supérieur, ce sont les universités européennes qui se constituent en experts. ‘Ils nous auraient appelé, nous autres recteurs, on aurait utilisé l’argent en deux heures’, souligne Abdou Salam Sall, ajoutant que l’Université Cheikh Anta Diop est en train de mettre en place les maquettes et le directeur de l’Enseignement et de la Réforme s’y attèle. Pour sa part, l’Université de Dakar est en train de se déployer pour s’arrimer aux normes internationales de l’enseignement supérieur avec des innovations dans la formation pédagogique comme l’enseignement à distance. Selon le Recteur, l’Ucad reste ouverte à toute forme d’échanges de savoir avec les autres universités africaines. ‘Nous mettrons à la disposition de l’université africaine qui en fera la demande toute la documentation et la maquette nécessaire pour la mise en place d’écoles doctorales et de Masters déjà enseignés à Dakar’, relève-t-il. Le département de Biologie végétale de la Faculté des Sciences et Techniques abrite quatre Masters, dont celui de la biologie végétale et microbienne. Le recteur s’est félicité de cette initiative du chef de département de la faculté des Sciences et a incité les autres à en faire autant. Le recteur a également invité les responsables de ce Master de biotechnologie végétale et microbienne à prendre en charge l’entreprenariat des apprenants. De son avis, la science ne sert à rien si elle ne permet pas le bien-être des populations. Issa NIANG
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‘L’Uemoa est en retard sur la réforme de l’enseignement et le système Lmd. Ici à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, je ne recevrais aucun expert de l’Uemoa pour me sensibiliser sur la réforme de l’enseignement’. Très remonté, Abdou Salam Sall l’est. Le recteur de l’Université de Dakar étale ainsi son courroux contre les responsables de l’Union économique ouest africaine (Uemoa). La cause : la Banque africaine de développement (Bad) a mis 20 milliards à la disposition de l’Uemoa pour qu’elle sensibilise les universités africaines sur la réforme du système Lmd. Mais, cet argent dort dans ses caisses depuis trois ans, malgré la sortie de vagues d’universitaires pour dénoncer les lenteurs de la bureaucratie de l’Uemoa.