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DEBRAYAGE DES ENSEIGNANTS : Les écoles plus ou moins paralysées Suggérer par mail

classecm2.jpgC’est parti. L’école sénégalaise renoue avec les débrayages. En effet, après un mois et demi de cours, l’Intersyndicale a déroulé hier, mercredi 19 novembre, l’acte premier de ses mouvements d’humeur et observé un débrayage suivi d’assemblées générales sur l’étendue du territoire national. La principale source de cette protestation est liée aux retards des salaires des corps émergents (Volontaires et vacataires). Reportage sur un débrayage plus ou suivi dans les écoles de la banlieue dakaroise. A l’école Khaly Madiakhaté Kala C, établissement situé dans la commune d’arrondissement de Wakhinane Nimzatt à Guédiawaye, le mouvement d’humeur est suivi en masse.

Ici, c’est vers les coups de 10h15 que les élèves en queue ont commencé à sortir des classes. Sur un total de 15 classes, seules 02 fonctionnent normalement. Selon Malamine Seydi, adjoint du directeur de l’établissement, « la majorité des enseignants ont suivi le mouvement. Si les classes qui restent n’ont pas suivi le débrayage, c’est peut-être à cause de leur appartenance syndicale ».

A quelques mètres de là, à l’école Khaly Madiakhaté Kala B, le décor renseigne sur la réussite du débrayage dans cet établissement. Dans la cour de l’école, les élèves en groupuscules s’adonnent à leurs jeux favoris. En face de la direction quelques institutrices sont assises sur des chaises en train de déviser calmement. D’après Moustapha Fall, un enseignant de cet établissement rencontré dans la cour, « on observe le mouvement parce que on se sent concerné et on le fait par souci de solidarité. »

Mamadou Diagne directeur de l’établissement nous affirme quant à lui que « 2 clases sur 13 n’ont pas suivi le mouvement. Pourquoi ? Je ne sais pas parce qu’on ne peut les obliger à suivre le mouvement. En matière de grève, la responsabilité est individuelle. » De l’autre côté de Madiakhaté Kala A, l’école Khaly Mdadiakhaté Kala B. Ici, toutes les classes sont fermées et la cour occupée par quelques élèves et des chèvres.

Malgré la satisfaction des syndicats sur le déroulement des négociations entre le gouvernement et l’Intersyndicale tout comme les engagements pris par le ministre Kalidou Diallo sur la résolution définitive des retards de salaires d’ici le début de l’année 2009, voire le paiement des salaires de ce mois de novembre au plus tard le 08 décembre prochain, l’école sénégalaise semble renouer avec ses vieilles habitudes de grève.

Après les divers mots d’ordre de l’Intersyndicale de l’enseignement qui ont été déroulés tout au long de l’année académique 2007–2008, suite à la non-satisfaction de la plate forme revendicative du cartel, voici que la spirale des débrayages retrouve son sport favori. Les différents syndicats de l’enseignement affiliés au cartel Syndical que coordonne Mamadou Diouf, secrétaire général du Sudes, ont répondu favorablement hier pour observer le mot d’ordre de débrayage et arrêter les cours, quelque deux heures après l’entrée des élèves en classes

par Mamadou Amadou DIOP | SUD QUOTIDIEN




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