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babacar_tour__journaliste_investigateur___correspondant_permenant__paris_du_groupe_futur_mdias_au_sngal.jpgEmission: La Voix/voie des jeunes recevra ce Dimanche 14 Mars 2010 à partir 18GMT (1Pm New York, 19Hr à Paris) Bacary Touré (plus connu sous le nom de Babacar Touré ou encore Kimi Kikiko) Journaliste-écrivain, investigateur et Correspondant permenant à Paris du groupe Futur Médias du Sénégal. Venez nombreux participer à l'emission. Merci

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Voix/Voie des Jeunes: Une analyse de N'diawar Diop
ndiawardiop.jpg N'diawar Diop et son Staff recevaient Mandiaye Gaye, chroniqueur et farouche combattant  pour l’émancipation et la citoyenneté effective des Sénégalais.

ETATS-UNIS D’AFRIQUE : Des universités à vocation africaine comme passerelles Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

presidents_afrique.jpgLe devenir de notre continent passe par une réappropriation de notre histoire et aussi, comme le suggère le Pr. Konaté de l’Université de Dakar, par une gestion supranationale des universités actuelles comme transition vers les Etats-Unis d’Afrique. L’idée des Etats-Unis d’Afrique fait petit à petit son chemin. Des intellectuels africains se sont retrouvés, samedi dernier, au Café des enseignants du supérieur, à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, pour discuter du thème : « A quand l’Afrique ? » « Quelle (s) Université (s) pour quels Etats-Unis d’Afrique ? ». Le Pr. Lansana Konaté de la Faculté des Sciences a tiré un bilan négatif des réformes de l’enseignement supérieur en Afrique. Dans sa communication intitulée : « les réformes de l’enseignement supérieur en Afrique », il a soutenu que le Programme d’amélioration de l’enseignement supérieur (Paes) concocté par la Banque mondiale est un « échec patent » entre 1984 et 2002.

« Il faut aller vers une gestion supranationale des universités actuelles comme transition vers les Etats-Unis d’Afrique », a suggéré le Pr. Konaté. Quant à Hamady Bocoum de l’Ifan et directeur du Patrimoine culturel qui a introduit le sujet : « Les continuités culturelles en Afrique », il a indiqué que les pratiques culturelles en Afrique enjambent les frontières politiques et administratives qui ont divisé des peuples que la culture et l’histoire unissent.

Chérif Salif Sy, qui a fait une communication sur le thème : « le coût de l’enseignement supérieur en Afrique », a mis en garde contre les diplômes internationaux qui foisonnent aujourd’hui dans les capitales africaines. « On vous enseigne à Dakar et on vous donne un diplôme signé Laval ou Québec. Cette pratique n’est que de la marchandisation de l’enseignement supérieur qui tourne le dos aux besoins de l’Afrique », a déclaré M. Sy.

Le Pr. El Hadj Niang de la Faculté de Médecine de l’Ucad a axé son intervention sur : « Les pôles d’excellence du futur africain en santé publique ». Il a fustigé le phénomène de la fuite des cerveaux. « Il y a plus de médecins béninois dans la région parisienne qu’au Bénin », a souligné M. Niang, en relevant que les radiologues et les psychiatres sénégalais préfèrent rester en France au lieu de rentrer au pays. Enfin, le Dr. Fatou Sarr Sow de l’Institut fondamental d’Afrique a fait une communication sur : « La question genre et l’Université des Etats-Unis d’Afrique ».

Elle a montré que les femmes qui jouaient un rôle décisif dans la production des savoirs dans beaucoup de pays musulmans (Maroc au 9e siècle) ont été progressivement exclues des espaces de production des savoirs par des codes religieux et politiques masculinisés par une certaine interprétation de la religion musulmane, particulièrement au Sénégal ou par l’application du Code civil napoléonien.Faisant la genèse de l’histoire du continent, le Pr. Djibril Tamsir Niane a déclaré qu’elle est celle d’aires géographiques et non des Etats dans leur configuration actuelle. Devant le déficit voire l’ignorance de la plupart des Africains de cette histoire, le Pr. Niane a plaidé pour la confection de nouveaux manuels d’histoire en vue de faciliter son étude et, par là même, favoriser « sa réappropriation par les Africains » pour bâtir les Etats-Unis d’Afrique. « On ne peut pas se développer sur la base des apports extérieurs », a averti l’historien.

Mamadou GUEYE

 




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