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Nommé chef du bureau Contrôle et Audit alors qu’il fait encore l’objet d’un... audit !
NETTALI.NET Le Syndicat autonome des enseignants du supérieur (Saes) est très remonté contre l’actuel directeur de l’Ecole supérieure polytechnique (Esp). Dans une déclaration, les enseignants de l’Esp membres du Saes s’insurgent contre la nomination d’un de leurs collègues au poste de chef du bureau Contrôle, Audit et Qualité.
Pour eux, cette nomination est inacceptable, d’autant plus que l’intéressé faisait partie de l’ancienne direction de l’établissement et avait été cité lors de l’inspection de la Cour des comptes dans une affaire de marché octroyé à un de leurs collègues entrepreneur, alors qu’il avait un concurrent moins disant.
Cette affaire fait l’objet d’un audit et c’est le principal concerné qui est nommé à la tête du bureau Contrôle, Audit et Qualité.
Les membres du Saes soulignent que l’élection du nouveau Directeur de l’École Supérieure Polytechnique avait suscité de réels espoirs de changements dans la bonne gouvernance. C’est ainsi que des réflexions suivies de contributions ont eu lieu dans les départements, une journée d’étude a permis d’approfondir et une autre, de validation avec les membres externes du Conseil d’administration. est prévue ce samedi 4 juillet 2009.
Seulement, indiquent-ils,"voilà que l’on retombe dans les travers de la gestion passée : un collègue dont les états de services pour le compte du Directeur sortant ont été négativement perçus et jugés par l’écrasante majorité des collègues a été nommé par l’actuel Directeur comme Chef du bureau Contrôle, Audit et Qualité." Et de poursuivre :"ce qui est inacceptable : c’est d’abord que l’on veuille convoquer un rapport général qui n’existe pas car devant être d’abord validé. Les rapports des commissions n’ont jamais fait la proposition d’un tel service hypertrophié à souhait entre les mains d’un seul collègue qui n’a aucune des compétences nécessaires pour mener à bien de telles missions."

La section Saes de l’Esp ne s’en limite pas seulement à çà. Car, soutient-elle toujours,"ce qui est inacceptable : c’est que ce même collègue faisait partie de l’équipe du Directeur sortant et, à ce titre, il a été cité (en même temps qu’un autre collègue) par ce même Directeur lors de l’inspection de la Cour des Comptes comme ayant attribué un marché de construction d’un bâtiment de l’École Supérieure Polytechnique à un autre collègue-entrepreneur. Donc il y a bien eu commission d’un délit d’initié sans compter qu’il y aurait un concurrent moins disant.".
Pour le Saes, la question est de savoir comment quelqu’un peut mener un audit pendant qu’il est lui-même concerné ? Le syndicat fait remarquer que " même si on doit lui accorder le bénéfice du doute, l’éthique dont le Directeur actuel a fait son leitmotiv durant sa campagne, doit rester de mise. L’exigence de vouloir récompenser ses amis ne doit en aucune façon mettre entre parenthèse l’éthique et la déontologie qui ont tant manqué dans notre établissement. ".
Pour le Saes, l’esprit de consensus, de confiance mutuelle et de sérénité voulu par le nouveau Directeur et par tous les collègues exige : que cet arrêté de nomination soit rapporté ; qu’un audit financier externe de la Fonction de Service soit réalisé à la place d’un audit interne. "Nous ne pouvons accepter d’avoir contribué à élire un nouveau Directeur pour retomber dans les mêmes travers qu’avant et surtout d’entériner cette entreprise tendant à faire table rase d’un passé de gestion financière opaque et nébuleuse des richesses que nous avons produites à la sueur de notre front", concluent les enseignants.
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