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carlou_d_micro.jpgRadio Sunuker: LA VOIX/VOIE DES JEUNES recevait MR. Ibrahima Loucard (Carlou D) Musicien Icône de la scène hip hop au Sénégal. Il entame sa sixième année de carrière solo, avec un nouvel album qui synthétise musique moderne et chants religieux, Musikr. Rencontre avec l'artiste sacré Meilleur artiste de l'année 2009 et Meilleur artiste de variété lors de la première édition des Sunu Music Awards en février dernier. Interview par Pr. Amadou Diouf et N'diawar Diop

Radio Sunuker: Compétence, Indépendance et crédibilité: Juste Pour Vous Servir 
Emission Enregistree le 18 Juillet 2010. La voix/voie des jeunes prendra des vacances de 2 Semaines Inshallah 
a partir de ce jour (25 Juillet 2010). Merci

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| News arrow Actualité arrow Fait divers arrow L’Avocat général requiert 20 ans de travaux forcés contre les accusés

 

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L’Avocat général requiert 20 ans de travaux forcés contre les accusés Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

ASSISES 2009 - ASSOCIATION DE MALFAITEURS, ARRESTATION ILLÉGALE, SÉQUESTRATION, USURPATION DE FONCTIONS...
justice_senegalaise.jpgAccusés d’association de malfaiteurs, arrestation illégale et séquestration, usurpation de fonctions, quatre éco-gardes ont fait face, hier, à la cour pendant que leur acolyte, Bounama Souaré, sous le coup d’un mandat d’arrêt, est toujours recherché.

L’Avocat général a requis, dans sa plaidoirie, 20 ans de travaux forcés contre les accusés qui n’ont pas hésité à se faire passer pour des flics qui étaient en opération de sécurisation. La soirée du 8 août 2004 restera à jamais gravée dans les mémoires de Rosalie Sow, Awa Diarra Youm, Pape Oumar Ndiaye, Alioune Youm et Oumar Sylla Bâ.

Ces cinq personnes se promenaient tranquillement près de la plage lorsqu’elles furent interpellées par cinq jeunes. En réalité, ils avaient affaire à des éco-gardes, des volontaires choisis pour combler le déficit d’agents des Parcs nationaux. Ils firent croire aux promeneurs qu’il s’agit d’une opération de sécurisation des lieux avant de les conduire au poste de garde du Parc national des îles des Madeleines où on les soumit à un contrôle d’identité.

Après leur identification, ils furent séparés en deux groupes selon leur sexe. Les hommes finirent dans une cage après avoir été contraints de chanter. Mais les filles connurent un autre sort. Awa Diarra Youm et Rosalie Sow déclarent avoir été contraintes à entretenir des relations sexuelles avec les éco-gardes Madiouf Niass, Gabriel Ngom et Chérif Aboubakrine Diop. Bounama Souaré se permit, disent-elles de faire suinter une bougie allumée sur elles. Gabriel Ngom, poursuit l’accusation, se mit à rançonner les trois hommes et chacun déboursa 5.000 francs. Un montant qui a servi à assurer le transport des filles à bord d’un taxi. Elles quittèrent les lieux après avoir reçu des gifles. Les hommes furent finalement libérés, mais au préalable, ils subirent une séance d’arrosage à l’eau de mer.

Le 16 août, les malheureux se rendirent à la Police pour se plaindre. Les enquêteurs parvinrent à arrêter Gabriel Ngom, Chérif Aboubakrine Diop, Madiouf Niass et Lamine Ndiaye dit Tra, tandis que le cinquième, Bounama Souaré, sous le coup d’un mandat d’arrêt, est toujours recherché. Hier, les quatre accusés répondaient des préventions d’association de malfaiteurs, arrestation illégale et séquestration, usurpation de fonctions. Gabriel Ngom, Chérif Aboubakrine Diop et Madiouf Niass, en sus de ces préventions, étaient aussi poursuivis pour viol, avec comme complices Lamine Ndiaye et le fugitif Bounama Souaré.

Le chef d’accusation d’extorsion de fonds pesait sur Gabriel Ngom avec comme accusés de complicité le reste du groupe. Devant la barre de la cour d’Assises de Dakar, l’accusé Madiouf Niass a récusé les faits avec véhémence, dans un premier temps. Pourtant à l’enquête, il niait avoir violé Awa Diarra Youm, mais limitait sa faute à une... fellation. Il ignore sûrement que l’article 320 du code pénal définit à son alinéa 1 le viol comme « tout acte de pénétration sexuelle de quelque nature qu’il soit ». A l’enquête de personnalité, il avait déclaré qu’il n’avait jamais couché avec une fille. A la barre hier, Madiouf a servi une version aux antipodes de ses aveux à l’enquête. La fellation, dit-il, c’est une idée de la fille qu’il dit avoir rejetée. Alors, l’Avocat général lui a rafraîchi la mémoire. Lorsque Chérif a terminé avec la fille, disait-il à l’enquête, il voulut coucher avec elle, mais celle-ci lui rétorqua qu’elle était fatiguée. Alors il lui proposa une fellation et la fille céda. « C’est vrai », finit-il par confesser à l’Avocat général. Un sexe oral au cours de laquelle la fille tenta de lui mordre le sexe, ajoute le Parquet.

« C’était la première fois, c’est elle qui me l’a proposé et elle a dégrafé mon short », confie-t-il. « Ensuite, lui rappelle l’Avocat général, vous l’avez pénétré de force ». Réponse négative de l’accusé qui n’a pas été avare en détails sur le temps passé par Chérif Aboubakrine Diop et Gabriel Ngom avec les filles qui étaient nues. Le premier, dit-il, s’était retiré sous les arbres avec Awa Youm et l’autre était sous sa tente avec Rosalie. « Je les ai retrouvé en pleins ébats, j’aurais dû intervenir », dit-il. Devant la cour, Gabriel Ngom a nié toute implication dans les faits, d’ailleurs il dit qu’il n’était même pas sur les lieux ce soir-là. Mieux, il ne se rappelle pas du jour des faits. Chérif soutient de son côté qu’il était avec sa copine et il avait mis à fond la musique qui lui empêchait de savoir ce qui se passait dehors. C’est à se demander d’où sortent les aveux à l’enquête.

Malick CISS et Mamadou GUEYE




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