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TRAFIC INTERNATIONAL DE COCAÏNE |
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Le procureur requiert 10 ans ferme contre le Nigérian John Obi et ses deux présumés complices
NETTALI.NET- Après plus d’une année de détention préventive pour association de malfaiteurs et détention et trafic international de cocaïne, le Nigérian John Ezeadi Obi et ses deux présumés complices, son compatriote, Ernest Anayo Anofliefo et une Béninoise du nom d’Emilienne Gandonu ont été jugés ce mardi en Grande correctionnelle. Le parquet a requis 10 ans de prison ferme contre les trois prévenus qui ont tous clamé leur innocence.
Ces derniers avaient été arrêtés le 19 juin 2007 par la brigade de
recherche de la gendarmerie qui a d’abord, mis la main sur John Obi,
chez qui avait été saisis, une importante somme d’argent de différentes
monnaies ainsi que des gants et autres objets . Ces présumés complices
tomberont le même jour à SAly Portudal avec 21 kg de cocaïne. Une
drogue transformée en boulettes et briques et mises dans des mallettes.
Devant la barre, les prévenus ont laissé entendre qu’ils ne se
connaissaient pas. Or le procès verbal d’enquête révèle qu’Obi, supposé
cerveau de cette affaire a payé les frais d’hébergement de l’hôtel
Savana où ils logeaient tous les trois. Si Obi se dit victime d’une
conspiration, Emilienne a déclaré qu’elle ignorait que la mallette que
lui avait remise un certain chairman contenait de la drogue puisqu’elle
était cadenassée. Quant à Ernest, il a déclaré qu’il avait fait l’objet
de torture au niveau de la gendarmerie. Une manière de dire que ses
aveux ont été extorqués. Des arguments qui n’ont pas prospérer aux yeux
du Parquet qui a demandé au tribunal de sévir pour que notre pays ne
soit pas par la faute d’étrangers, une plaque tournante de la drogue.
Ce qui, selon lui accentuera la criminalité. Après réquisitoire, les
avocats de la défense ont plaidé à la relaxe pure et simple du fait
qu’il n’existe aucune preuve contre leurs clients, victimes d’une
campagne médiatique. Pour Me Ciré Clédor si Obi est condamné il peut
mourir en prison à cause de sa maladie. Le tribunal correctionnel
rendra son verdict le 16 décembre prochain. Par ailleurs, il faut
préciser qu’avant le débat de fond Me Ly avait soulevé des exceptions
de nullités pour faire annuler la procédure. Une demande à laquelle
s’est opposé le parquet.
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