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Téhéran - Le chef de la contestation en Iran Mir Hossein Moussavi s’est dit hier la cible de pressions du pouvoir pour renoncer à sa demande d’annulation de la présidentielle remportée par Mahmoud Ahmadinejad, mais a renouvelé son appel à poursuivre les manifestations dans le calme. M. Ahmadinejad, pour sa part, a demandé au président américain Barack Obama de ne plus interférer dans les affaires iraniennes, une accusation rejetée par la Maison-Blanche. Entre-temps, le grand ayatollah dissident Hossein Ali Montazeri a mis en garde contre la répression des protestations après la réélection controversée de M. Ahmadinejad le 12 juin.
M. Moussavi, soutenu par le camp réformateur, s’est dit soumis à des "pressions (qui) visent à (le) faire renoncer à (sa) demande d’annulation de l’élection", selon son site Kalemeh. Il a expliqué que son "accès à la population est complètement limité" par les autorités. "Nos deux sites Internet ont beaucoup de problèmes. La publication de (son journal de campagne) « Kalameh Sabz » a été interdite et les membres de la rédaction ont été arrêtés. D’autres journaux (réformateurs) sont aussi confrontés à de sévères restrictions".
Mais il a ajouté que "rien ne pourra (l’) empêcher d’obtenir des droits pour le peuple iranien" et renouvelé son appel à la poursuite de la contestation dans le calme. Même son de cloche chez le dissident Montazeri, dont le rang est le plus élevé dans le clergé chiite en Iran. "Si le peuple ne peut pas revendiquer ses droits légitimes dans des manifestations pacifiques et est réprimé, la montée de la frustration pourrait détruire les fondations de n’importe quel gouvernement, aussi fort soit-il", a-t-il dit. Selon des médiats, 140 universitaires, journalistes, intellectuels et étudiants ont été arrêtés, dont 70 membres d’associations islamiques d’étudiants ayant rencontré M. Moussavi.

« Kalemeh », le site Internet du journal de M. Moussavi, rapportait hier soir que seules quatre des personnes arrêtées pour avoir rencontré le candidat mercredi demeuraient en détention et que les autres avaient été libérés dans la matinée. Le pouvoir a exclu l’annulation du scrutin et annoncé que le nouveau président et son gouvernement seraient investis entre le 26 juillet et 19 août. Le Conseil des gardiens, chargé de valider les résultats, s’est donné jusqu’à lundi pour examiner les plaintes mais a clairement indiqué que cela ne remettrait pas en cause le résultat final.
AFP
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