| PUTSCH EN MAURITANIE : L’Ue examine des "mesures" contre la junte |
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Mais "Sidi" reste placé en résidence surveillée, a déploré l’Ue, qui réclame sa libération, tout comme les Etats-Unis. Paris n’a pas détaillé en quoi consisteraient les "mesures appropriées" évoquées. Des sanctions européennes pourraient prendre la forme d’une suspension des relations diplomatiques et de l’aide au développement, hors aide humanitaire. Le ministre mauritanien de la Communication Mohammed Ould Moïne a rejeté à Paris, les pressions exercées par l’Ue et l’Union africaine (Ua) sur le Haut conseil d’Etat (junte) dirigé par le général Mohamed Ould Abdel Aziz. "Mon pays est un Etat souverain et indépendant. Ce qui signifie que personne, je dis bien personne, n’a le droit de prendre des décisions concernant mon pays et personne n’est le tuteur de mon pays", a déclaré à l’Afp M. Ould Moïne. De son côté, Sidi Ould Cheikh Abdallahi a souligné qu’il demeurait "le président de tous les Mauritaniens", dans un discours "à la nation" diffusé en exclusivité par la chaîne de télévision Al-Arabiya. "Sidi" a reproché aux putschistes d’avoir "érigé l’intimidation et la corruption en style de gouvernement" et de chercher à "conduire le pays vers le chaos". Et il a affirmé qu’"une fois le putsch mis en échec, (il) serait ouvert à tout dialogue ou réflexion portant sur l’avenir des institutions du pays, dans le cadre de la Constitution et des lois de la République (...)". AFP
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Nouakchott - L’Union européenne a brandi hier la menace de "mesures appropriées" contre la junte en Mauritanie, à laquelle elle avait donné un mois pour rétablir l’"ordre constitutionnel" mais Nouakchott rejette ces pressions et demande la "poursuite des discussions".