 Un parti politique, dénommé Fep, est nouvellement reconnu par le ministère de l’Intérieur. Un parti « attribué » à Cheikh Béthio. Ce que ce dernier n’a ni affirmé, ni infirmé. Pis, le récépissé du parti est intégralement financé par Cheikh Béthio, même si celui-ci porte le nom de Lat Diop, un inconditionnel du Cheikh. Ainsi, les observateurs cherchent à comprendre le pourquoi de ce parti « masqué ».
D’après nos investigations, le parti appelé Fep appartient à Cheikh
Béthio Thioune. Car, selon nos sources,« le récépissé du nouveau parti
est intégralement financé par Serigne Béthio ». Lat Diop,
administrateur civil de son état « n’est qu’un bouclier ». Au fait, le
récépissé dudit parti porte son nom. Un parti qui est venu à son heure,
une réaction d’orgueil. En effet, depuis la disparition de Serigne
Saliou, «Cheikh bi » laissé à lui-même rencontre pas mal de
difficultés. En premier lieu, il y a la fin du faste entre lui et Wade,
qui n’a duré que le temps d’une élection présidentielle. En effet, Wade
a « attaqué » Cheikh Béthio devant Serigne Saliou à Touba. Ceci, au
lendemain des élections. Durant lesquelles Serigne Béthio a soutenu
avec âpreté le troisième Président du Sénégal. C’est clair, les dés
sont jetés, Béthio Thioune va s’opposer à Wade aux prochaines
élections, sauf revirement de dernière minute. Il va peser de tout son
poids, car la réaction de Wade lui reste encore au travers de la gorge.
Et les municipales constituent une phase test pour le parti du « Cheikh
» dans certaines localités. Serigne Béthio et ses talibés vont âprement
se battre à Malicounda, leur nouveau fief. Car, Cheikh Béthio qui avait
demandé à ses « millions » de talibés de s’inscrire sur les listes
électorales de la commune,,, s’est heurté à la décision de Wade, qui a
exigé l’arrêt des ventes et morcellements des terrains de la localité.
Pire, il a installé une délégation spéciale à Malicounda. Cheikh
Béthio, « pressé », veut coûte que coûte récupérer « sa ville natale ».
En outre, il y a « l’intolérance » de Touba à l’égard du « Cheikh de
Serigne Saliou ». Il est donc obligé dans cette situation d’avoir une
base solide. Bref, ce parti n’est, donc, qu’un « moyen de pression sur
Wade et Touba ». Ainsi, Cheikh Béthio arbore le boubou de marabout
politicien, tout en faisant la sourde oreille à Macky et à la
Génération du concret ; et anime discrètement son parti « maquillé ».
L'Office
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