| Rencontre entre le Président et les évêques : Wade confesse son erreur, l’église l’absout |
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Car, être tolérés, signifie aux yeux du clergé, «être acceptés par l’autre jusqu’au jour où vous le rejoignez dans ses convictions». Or, ont-ils argumenté, «à notre connaissance, il n’y a pas de citoyens susceptibles d’être tolérés, du moment que les Sénégalais sont égaux en droits et devoirs». En clair, le clergé a dit à Me Wade qu’il ne veut nullement d’un quelconque traitement de faveur étant donné que tous les Sénégalais doivent être traités de la même manière. Cette précision faite, les archevêques ont réitéré leur désir de voir cet incident clos, non sans avoir rappelé au chef de l’Exécutif que la communauté catholique demeure plus que jamais mobilisée et déterminée à travailler pour le bonheur des citoyens, en dehors de toute considération sociale, ethnique ou religieuse. Dans sa réponse, Me Wade a reconnu qu’il y a eu «erreur de communication de (sa) part». Les propos du Président Wade ont été rapportés par Jean Noël Diouf, lors de la conférence de presse des évêques, aux Badamiers, juste après l’audience. Mieux, rapporte encore le clergé, le chef de l’Etat affirme «avoir pris conscience que (ses) propos ont pu blesser». «Le Président, qui a toujours nié avoir tenu de tels propos fait donc amende honorable». Un geste d’apaisement de sa part ? En tout cas, à la question de savoir si oui ou non le Président leur a présenté des excuses, le Cardinal Sarr a répondu qu’il y avait mille et une façons de demander pardon. «Quand quelqu’un vous dit : «J’ai commis une erreur de communication et que c’était pas dans mes intentions de blesser qui que ce soi ; je reconnais mon erreur», je pense que cela suffit.» En Afrique, quand «un vieux dit qu’il a commis une erreur, cela équivaut à une demande de pardon», a ajouté l’archevêque de Tambacounda. En tous les cas, poursuit M. Diouf, «la démarche de l’Eglise est une démarche de recherche de la paix, à laquelle le Président souscrit volontairement». Par conséquent, «l’incident est clos», a conclu le Cardinal Sarr. Par Oumar Seydou BA
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Le clergé catholique a organisé samedi dernier, juste après l’audience avec le chef de l’Etat, une conférence de presse qui a eu le mérite de «clore l’incident du Cices». A sa demande, le clergé catholique a été reçu samedi dernier, dans l’après-midi, par le chef de l’Etat, Abdoulaye Wade. Les discussions ont essentiellement porté sur la sortie récente du Président Wade sur l’Eglise. De vive voix, la délégation conduite par Monseigneur, le cardinal Theodore Adrien Sarr, archevêque de Dakar, a réitéré son indignation et ses protestions au chef de l’Etat. «Vous n’êtes pas sans savoir, Monsieur le Président, que toucher à la foi en la niant, en la déformant, c’est toucher à ce qui donne sens à son existence sur terre ; c’est l’atteindre dans ce qu’il a de plus cher», ont dit les archevêques. «C’est en cela que nous avons été offensés et meurtris», se sont encore plaint les archevêques. Dans le même ordre d’idées, ils ont rappelé au chef de l’Etat qu’ils ne sont pas des citoyens à part, au point d’être tolérés ou de faire l’objet d’une quelconque protection.