| Les khadres créent un haut conseil pour se protéger : |
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Ils accusent l’Etat du Sénégal d’ostracisme et de parti-pris Ce week-end, religieux et Talibé étaient en conclave à Rufisque pour établir une stratégie d’auto-défense afin de revendiquer librement des droits et de se faire respecter. La Zawiya de Cheikh Atkhana Aidara, aux Hlm de Rufisque, avait refusé du monde. La famille chérifienne, les Cheikh et Cheikha étaient venus de tout le pays représenter cette confrérie. A l’issue d’une rencontre à huis clos entre les différents responsables de cette confrérie, un Haut conseil de la tarikha khadriya au Sénégal a été installé. Avec à sa tête, Pathé Ndiaye, l’ancien directeur général du Port autonome de Dakar.
Cette structure aura pour mission première de défendre le prestige et le rayonnement du Soufisme et de la khadriya, berceau de toutes les Tarikha. Elle permettra, selon les responsables nouvellement élus, d’assurer le suivi des relations de la Fondation avec les autorités politiques, administratives et religieuses du pays et du monde entier. Aussi, aidera-t-elle à raffermir et à amplifier les liens de fraternité et de solidarité entre les différentes familles religieuses, les disciples de chaque Tarikha ainsi qu’entre les autorités coutumières. Mais pour le président de la conférence islamique internationale de la Tarikha khadriya, Chérif Atkhana Aïdara, il s’agira tout simplement de défendre l’Homme. ‘Nous voulons à travers ce Haut conseil national de la Tarikha khadriya au Sénégal, défendre les intérêts de la communauté khadriya, notamment la famille chérifienne, descendant du Prophète Mahomet (Psl) mais aussi des Cheikh, des Cheikha et des disciples dans le respect de la Constitution, des lois et règlements en vigueur au Sénégal’, soutient-il. ‘Nous avons, ajoute Atkhana Aïdara, crié notre indignation par rapport à la gestion, par les autorités du pays, des différentes confréries du Sénégal. Nous avons senti que les khadres au Sénégal sont victimes d’ostracisme et d’isolement. Les chérifs qui en sont les dignitaires sont exclus du système. L’administration ne répond plus à nos sollicitations. Malgré tout, nos revendications sont restées sans réponse. Au même moment d’autres confréries sont mieux servies que nous, alors que le khadriya est la première confrérie de l’Islam’.
Les khardes disent ne plus se laisser faire et comptent réagir. ‘Ne croyez pas que l’Etat va régler vos problèmes. Non, il faut se battre pour avoir vos droits’, clame le guide moral de la confrérie face aux disciples. Il a souligné que tous les parents du président Wade, en l’occurrence sa sœur, sont toujours adeptes confirmés de la khadriya. Poursuivant leur diatribe en direction des détracteurs de la confrérie khadre, les dirigeants du Haut-conseil ont tenté de donner des réponses au titre de khalifat, usurpé par certains qui n’en ont pas le droit. En écho à la dernière sortie de Ahmed Bachir Kounta en direction des khardes lors du Maouloud, Atkhana Aïdara lance : ‘Personne ne peut se réclamer khalife général en dehors des Chérifs, qui sont des descendants directs du Prophète Mahomed’. Le nouveau président du Haut conseil de la Khadriya, Pathé Ndiaye, a été élevé au grade de Cheikh au cours de cette cérémonie qui s’est terminée tard dans la soirée. Najib SAGNA walfadjri.sn
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(Correspondance) -La khadriya est la première confrérie de l’Islam. Au Sénégal, les membres de cette confrérie se plaignent de ne pas être traités de la même façon que les tidianes et les mourides. Toutes les portes de l’administration leur sont fermées. Las de revendiquer des droits, les khardres montent au créneau pour créer le Haut conseil de la Khadriya au Sénégal afin de se défendre. Quelques mois après leur révolte contre l’Etat et leur mise en garde à l’endroit de certaines autorités du Sénégal, dont le ministre de l’Intérieur Cheikh Tidiane Sy, la confrérie khadriya du Sénégal veut prendre en charge son destin et s’organiser.