| 24ème ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE CHEIKH ANTA DIOP : |
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Les étudiants invités à s’approprier l’héritage du « Pharaon » Une occasion pour les panélistes de demander aux étudiants de s’approprier l’héritage du parrain de l’Université de Dakar. Le sujet au menu : « Principe de la connaissance directe ou la méthode selon Cheikh Anta », passionne certains étudiants. En témoigne leur attitude durant ce panel. C’est en fait, religieusement, qu’ils ont écouté les conférenciers, prenant des notes ou enregistrant avec des téléphones portables. S’y ajoutent les salves d’applaudissements qui ont accompagné les interventions des panélistes: Babacar Diop Buuba et Babacar Sall de la Faculté des lettres et sciences humaines, Dr Dialo Diop de la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontostomatologie et Fatou Kiné Camara de la Faculté des sciences juridiques et politiques. Partant de leurs domaines de connaissances respectifs, ces enseignants ont démontré l’actualité de la pensée de Cheikh Anta Diop. Ce dernier avait l’ambition de faire de l’Afrique « une source d’inspiration pour les autres, car il savait que le continent contenait des ressources inestimables », a souligné Fatou Kiné Camara. Partant de la pensée du parrain de l’université de Dakar décédé le 07 février 1986, l’universitaire a invité étudiants et dirigeants du continent à « s’inspirer de notre riche passé pour créer un modèle de société et d’institutions modernes, humanistes ». Mme Camara a aussi demandé aux Africains de suivre la voie tracée par Cheikh Anta Diop en reconnaissant le génie de nos ancêtres et en évitant de traiter ceux-ci avec mépris. Mme Camara a estimé que Cheikh Anta Diop est « l’homme de la renaissance africaine », un terme « aujourd’hui galvaudé » parce qu’en parlant de renaissance africaine, Cheikh Anta Diop a voulu inviter les Africains à « prendre conscience de la richesse de leur histoire afin de mieux se positionner dans le monde ». Auparavant, le Dr Dialo Diop s’est offusqué de l’absence de l’histoire de la médecine dans les enseignements à l’Ucad, soulignant que la connaissance des ruptures et avancées qui ont jalonné cette discipline pourrait permettre une prise en charge sanitaire à moindre coût dans les structures sanitaires. S’approprier l’héritage La table ronde est placée sous la présidence du Pr Aminata Diaw Cissé. Celle-ci a invité les nouvelles générations à s’approprier l’héritage du Pr Cheikh Anta Diop qui, à travers une démarche méthodologique, a permis d’affirmer aujourd’hui que l’Afrique est bien le berceau de l’humanité. « Cheikh Anta Diop est avant tout un homme de méthode, qui ouvre des perspectives et qui appelle son propre dépassement afin d’être un vrai intellectuel, courageux et audacieux. Il a jeté les bases d’une reconstruction de l’Afrique sur la base du savoir. Il a fait cela pour sortir des paradigmes des empires », a-t-elle expliqué. Dans la même lancée, les panélistes ont tous soutenu que c’est grâce à un accès direct aux sources que le Pr Cheikh Anta Diop a rétabli la vérité historique dans plusieurs domaines. « Il y a la vérité historique et l’histoire de la vérité. La connaissance directe nous permet d’établir la vérité de l’histoire. Car, il s’agit de dire : je ne veux pas manger un plat au restaurant mais plutôt aller à la cuisine pour préparer en sachant tout ce qui va dans la préparation de ce plat », a indiqué l’historien Babacar Sall. Revenant sur « la renaissance africaine », Mme Aminata Diaw Cissé a estimé que cela n’est pas une petite affaire. « C’est une chose extrêmement sérieuse qui ne se décrète pas, mais qui se construit de manière démocratique », a-t-elle indiqué. Babacar DIONE et Maké DAGNOKHO Source lesoleil.sn
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Une table ronde sur le « Principe de la connaissance directe ou la méthode selon Cheikh Anta » a réuni samedi, à la salle de conférences de l’Ucad II, universitaires, étudiants, journalistes, etc.