| DES ANNEES APRES LA LIQUIDATION DE LA SOTRAC |
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Les ex-agents exigent de l’Etat le paiement de leurs 19 milliards L’assemblée générale des ex-agents de la Sotrac qui s’est déroulée hier, mercredi 1er juillet 2009, n’est pas passée par mille chemins pour clarifier la position de ces anciens travailleurs de la société de transport, très remontés contre les pouvoirs publics. Réunis au sein d’une association dénommée Rassemblement des ex-agents de la Sotrac (Rades), ces derniers ont dit leur ferme détermination à contraindre l’Etat au paiement des 19 milliards représentant le reliquat sur les 24 milliards débloqués pour la liquidation de la Sotrac. Piloté par Talibouya Ouattara, le Rades qui est né suite à l’éclatement du Collectif des anciens travailleurs de la Sotrac s’est engagée à adopter une rupture radicale dans la prise en charge des droits des anciens travailleurs.
Lesquels continuent encore, des années après la liquidation de la Sotrac, à faire leur traversée du désert avec tous les calvaires que cela induit, dans un contexte marqué par la crise économique, la détérioration croissante de la qualité de vie et le marasme général. Selon ainsi le responsable en chef du Rassemblement des ex-agents de la Sotrac (Rades), « l’Etat du Sénégal doit aux anciens travailleurs deux différentiels de salaires ; celui de ce protocole d’accord d’établissement de 81 mois et un autre différentiel de salaires pour des augmentations qu’il avait lui-même décrétées ». Et talibouya Ouattara de confirmer : « Même le médiateur mandaté dans le cadre de la liquidation a confirmé que cela doit nous être alloué ». Pour les membres du Rades en somme, tout cet argent représente quelque 81 mois de différentiel de salaires et 19 mois de service minimum, soit un pactole de 24 milliards. Malheureusement, seuls 05 milliards ont été décaissés au jour d’aujourd’hui. Ce qui ne représente, dira Talibouya Ouattara, « que les 35% de ce que nous prétendions ». Fort de ses revendications, le Rades qui dit regrouper plus de 2000 personnes entend de fait déposer dans les plus brefs délais son récépissé avant de constituer un pool d’avocats pour obtenir de l’Etat le versement les 19 milliards restants.
Pour rappel, l’ancienne société de transport du Cap Vert a été dissoute le 30 novembre 1998. En lieu et place, la société Dakar Dem Dikk a émergé le 30 octobre 2000, sur les cendres de la Sotrac, avec obligation de verser aux ex-agents constitués en Groupement d’intérêt économique les fruits de leurs actions estimées à 13,33% du capital social. Mais depuis octobre 2007, date laquelle la loi a été votée par les parlementaires, les ex-agents de la Sotrac attendent des dividendes qui n’arrivent toujours pas. Pis, la liquidation de la Sotrac a débouché sur des différentiels de salaires de 81 mois et sur 19 mois de service minimum. Depuis octobre 2007, dans le cadre de cette liquidation de la société, l’agent judiciaire de l’Etat saisi par le gouvernement sur injonction de l’Assemblée nationale n’a avancé pour sa part qu’une tranche de 05 milliards sur la totalité des sommes dues aux anciens agents de la Sotrac par Moctar DIENG | SUD QUOTIDIEN
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Contraindre l’Etat à décaisser les 19 milliards de Fcfa qui sont dus aux anciens travailleurs de la Société de transport du Cap Vert (Sotrac), à titre de différentiels de salaires et de service minimum. Voilà l’objectif que se fixe le Rassemblement des ex-agents de la Sotrac (Rades), une association portée récemment sur les fonts baptismaux et qui entend constituer un pool d’avocats pour défendre les droits de ses 2000 adhérents. En assemblée générale organisée hier, ces agents de la défunte société de transport, en rade depuis la liquidation de leur boîte, entendent opérer une rupture radicale dans la prise en charge de leurs droits.