| DESTRUCTION ET DEGRADATION DE BIENS APPARTENANT A AUTRUI : |
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Mohamed Lamine Massaly écope de deux ans dont six mois ferme Lors de son passage, le mercredi 25 janvier, devant les juges, Bernard Coly, pour le ministère public, avait requis un an dont 6 mois ferme, conformément aux dispositions des articles 98 du code procédure pénale. Le juge Djibril Seydi, entouré de ses assistants, Falilou Mbaye et Cheikh Sèye, et en présence du substitut du procureur Hamidou Dème, a mis en avant les mêmes dispositions du même article qui punit et réprime les délits de destruction et de dégradation des biens appartenant à autrui et de déclarer Massaly coupable des faits qui lui sont reprochés. Dans la plainte déposée au commissariat central de Thiès par Ousseynou Keïta, secrétaire général de l’Union des coordinations communales du Parti socialistes, il était mentionné des actes de vandalisme portant sur la destruction et dégradation de biens, voies de fait, d’incendie, entre autres. C’est dire, par ailleurs, que la juridiction régionale, dans son délibéré, a répondu aux actes que le responsable du Parti socialiste avait développés, à savoir, incendie criminel. Selon le juge Djibril Seydi, le plaignant n’est pas habilité à requalifier les faits. Et d’ajouter qu’on n’est pas dans l’hypothèse d’un incendie criminel, les dispositions de l’article 406 n’ayant pas vocation à s’appliquer dans ce cas précis. Djibril Seydi a rejeté l’exception d’incompétence soulevée par Mes Bocar Moussa Thiam et Moustapha Mbaye et retenu les dispositions de l’article 98 qui punit les instigateurs et participants ayant occasionné la dégradation de biens, entraînant en même temps la violence sur des personnes. Qui plus est, les déclarations du journaliste Léopold Tamba, par ailleurs chef de la radio Walfajri Tv et celles du commissaire Mamadou Tendeng sont venues conforter l’analyse faite par les avocats, comme quoi Massaly est bel et bien l’instigateur des faits qui lui sont reprochés. Contrairement à sa comparution du 25 janvier dernier, celle d’hier, bien qu’étant marquée par une forte présence des jeunes du mouvement jeunesse wadiste dont le président n’est autre que le prévenu qui affichaient, après le verdict du tribunal, des visages déçus et tristes à la fois. Mohamadou Lamine Massaly, vêtu d’un beau costume de couleur beige, affichait calme et sérénité dans le temple de Thémis plein à craquer. Accompagné de deux gardes pénitentiaires, il prendra place à bord de la fourgonnette de l’administration pénitentiaire, direction maison d’arrêt. REACTIONS - Me PAPE JEAN SEYE, AVOCAT DE LA DEFENSE : « Nous allons faire appel » « C’est une décision de justice. Le rôle de l’avocat, c’est d’exercer des voies de recours si, toutefois, il n’est pas satisfait du verdict. Je suis également satisfait de la décision du tribunal d’avoir rejeté l’exception d’incompétence du tribunal des flagrants délits brandie par les conseils de la partie civile, lesquels avaient demandé le jugement de notre client au niveau de la cour d’assises pour incendie criminel. Un procès obéit à des règles. Pour toutes ces raisons, nous pouvons dire que nous avons gagné la bataille puisque c’est l’article 98 qui a été pris en compte. J’ai la conviction profonde qu’il s’agit là de propagande politique. Nous envisageons de faire un appel partiel en remontant le dossier à un niveau plus haut » OUSSEYNOU KEÏTA, DU PARTI SOCIALISTE A THIES : « Nous allons nous concerter dans le Bennoo » « Il appartient aux avocats de tirer toutes les conclusions après la décision de la justice et de réfléchir sur la conduite à tenir. Quant à nous du Parti socialiste, nous ne pouvons prendre aucune décision, car nous faisons partie d’un cadre unitaire, à savoir, le Bennoo Siggil Sénégal. Nous allons nous concerter et voir la solution la plus appropriée par rapport à cette décision de la justice pour qu’à l’avenir de tels faits ne se reproduisent plus ». Abdourahmane Sarr GONZALES
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Poursuivi pour destruction et dégradation de biens appartenant à autrui, Mouhamed Lamine Massaly, leader des jeunesses wadistes, a été condamné, hier à Thiès, à deux ans d’emprisonnement dont six mois ferme.