| DIALOGUE SOCIAL ET AMELIORATION DU SERVICE PUBLIC: La réforme à petite foulée |
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Le choix de ce thème se « justifie par le fait que le gouvernement du Sénégal s’est résolument engagé à promouvoir la bonne gouvernance à travers une politique de réforme globale de l’Etat et une modernisation de la gestion des affaires publiques, afin de permettre à la puissance publique de mieux assumer ses missions régaliennes d’une part et, d’autre part, de jouer pleinement son rôle de régulateur dans l’activité économique et sociale ». Cette édition organisée, en partenariat avec le « Projet de renforcement des capacités de bonne gouvernance (Precabg) », a pour « objectif spécifique de définir des stratégies et de déterminer les indicateurs en matière de dialogue social dans les secteurs à forte demande sociale que sont l’éducation, la santé, la justice et l’environnement des affaires ». Cette rencontre a été un prétexte pour Kalidou Diallo, ministre de l’Education chargé de l’Enseignement préscolaire, de l’élémentaire et du moyen, conscient que le « dialogue social a des conséquences positives sur la qualité, l’efficacité du service public », d’appeler à un « syndicalisme moderne » en vue de faire du Sénégal « un pays émergent ». K. Diallo qui a présidé la cérémonie d’ouverture a salué le rôle du Cnds dans le dénouement de la crise scolaire l’année dernière. D’ailleurs, « l’option du gouvernement qui est le dialogue social, le dialogue permanent avec les syndicats et le patronat est en parfait accord avec le thème », précise-t-il. Pour Youssoupha Wade, président du Cnds, thématique ne pouvait être plus pertinent eu égard aux nombreux dysfonctionnements qui affectent plusieurs institutions du service public, rendant ainsi nécessaire une réflexion pointue sur les solutions qu’il convient d’y apporter. Compte tenu du fait que le citoyen sénégalais est devenu plus exigeant en terme d’accès aux services sociaux de base (éducation, santé, justice), la concertation tripartite et l’échange entre l’ensemble des partenaires constituent des voies d’accès possibles. Une grosse carence : Que faire pour la gestion des conflits Mais, en attendant l’institutionnalisation et la promotion de ce dialogue social comme mécanisme de prévention et de gestion des conflits, les partenaires sociaux ont encore « beaucoup à faire pour relever les nombreux défis d’une administration performante », reconnaît le président du Cnds. C’est pourquoi les résultats des panels devraient garantir l’amélioration de la qualité du service public, secteur important dans la vie économique et sociale de notre pays. Ces travaux, avec des sous-thèmes en rapport avec les secteurs à forte demande sociale, notamment l’éducation, la santé, la justice et l’environnement des affaires, seront animés par des juristes, des médecins, des enseignants et personnes ressources issues du monde des affaires, « dont les contributions aideraient à mieux comprendre les enjeux du service public et à en démêler les écheveaux » ajoute-t-il, avant de faire remarquer que l’éducation et la santé sont des secteurs à « crises récurrentes. Il y a constamment des problèmes dans ces secteurs depuis très longtemps ». Cependant, malgré cette situation, « on ne peut pas tordre la main à quelqu’un pour dialoguer. Il faut amener les acteurs à la table de négociation », conseille-t-il. Quant à Dramane Haïdara, Représentant sous-régional pour le Sahel de l’Organisation Internationale du Travail (Bit), l’amélioration de la qualité du service public suppose le « respect d’un certain nombre de règles dont la satisfaction des besoins essentiels des populations pour lesquels ces services ont été créés. Nul n’a le droit de jouer avec les intérêts des populations », prévient-il, avant de définir le service public comme « une activité disponible pour tous, au service de l’intérêt général », conformément à la Convention de l’Organisation International du Travail (Oit) de 1978. Cette Convention s’applique à tous les travailleurs de la fonction publique. REACTIONS…REACTIONS CHEIKH DIOP SECRETAIRE GENERAL CNTS/FC « Il faut une volonté politique pour un dialogue social productif » « Le préalable pour un dialogue social permanent existe à travers la charte signée aussi bien par l’Etat, le patronat que les travailleurs. Le Comité national du dialogue social (Cnds) en est le cadre de suivi de facilitation et de gestion. Mais, le manque de volonté des partenaires est à l’origine des dysfonctionnements ». « Il faut une volonté politique renforcée tant du côté de l’Etat que de l’employeur pour que le dialogue soit permanent et productif pour le Sénégal ». MODY GUIRO, SECRETAIRE GENERAL CNTS « Le dialogue, ce n’est pas de la théorie, mais des actes » « Le dialogue social est une chose qui se construit. Le Comité national du dialogue social (Cnds) a pris des initiatives après la signature de la Charte. L’Etat doit accompagner le comité en mettant les moyens ». Ces journées vont permettre de définir des pistes pour le renforcement du dialogue. Le dialogue social est indispensable pour un environnement apaisé. S’il est établi, c’est tout le monde qui gagne. Il faut que les partenaires acceptent de dialoguer avec confiance. Il faut que les gains de productivité soient ressentis par les travailleurs. L’entreprise, l’Etat et les employés sont des partenaires. Le dialogue ce n’est pas de la théorie, c’est des actes ». par Ibrahima DIALLO | SUD QUOTIDIEN
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L’amélioration et l’efficacité du service public supposent un dialogue social permanent entre les différents partenaires sociaux. Mais, en attendant son institutionnalisation et sa promotion, comme mécanisme de prévention et de gestion des conflits, ces derniers ont beaucoup à faire pour relever les nombreux défis d’une administration performante. La 6e session ordinaire du Comité national pour le dialogue social (Cnds) qui a démarré hier lundi 17 novembre et ce jusqu’au samedi 22 (novembre) sous le signe de « Dialogue social et amélioration de la qualité du service public ».