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La hausse du prix de l’électricité de 08% a entraîné la colère des imams de Guédiawaye. Ce week-end, à la salle des fêtes de Guédiawaye, le Collectif des résidents des quartiers de Guédiawaye (Crqg) a sorti un mémorandum pour dénoncer cette décision. Ainsi, les imams de la localité appellent les populations sur toute l’étendue du territoire à ne pas payer les factures d’électricité à compter d’aujourd’hui, lundi 06 juillet et ce, jusqu’à ce l’Etat revienne sur sa décision. Les populations de Guédiawaye ont décidé de ne plus payer leurs factures d’électricité à partir de ce lundi 6 juillet. Cette décision a été prise au cours du week-end à la salle des fêtes de Guédiawaye.
C’était par le biais d’un mémorandum officialisé à cet effet par le Collectif des résidents des quartiers de Guédiawaye (Crqg). Une décision qui intervient quelques jours après l’annonce de la hausse du prix de l’électricité de 08%. Dorénavant, les imams de Guédiawaye se disent plus que jamais déterminés à ne plus subir les caprices de la Senelec.
La récente hausse du prix de l’électricité est intervenue six mois après la baisse de 12 %, au moment où la demande est très forte et où les populations s’attendaient à une baisse de 05 % du prix du KWT pour résorber définitivement la hausse de 17 % du 1er août 2008. C’est ainsi que les populations de Guédiawaye, par la voix de l’imam Youssoufa Sarr, membre du Crqg, exigent de l’Etat la suppression immédiate de la nouvelle augmentation de 08% du prix de l’électricité. En guise de mesure conservatoire, les protestataires ont décidé de boycotter le paiement des factures d’électricité à compter de ce lundi 06 juillet, et cela jusqu’à ce que l’Etat revienne sur sa décision.

Toutefois, la revendication des imams de Gédiawaye ne se limite pas seulement à l’annulation de la hausse du prix de l’électricité. Ils réclament en outre, la cessation de ce qu’ils appellent « le rationnement du courant », pour parler des interminables délestages que subissent actuellement les Sénégalais, une distribution permanente du courant sur toute l’étendue du territoire national d’une part et le dédommagement des victimes des délestages d’autre part. Mais, le point le plus important de leur plate-forme revendicative demeure l’appel à la conception et à la mise en œuvre d’une politique énergétique cohérente et pertinente, capable de prendre en charge les multiples problèmes du secteur.
Et, d’après les imams « cette conception devra se faire avec l’ensemble des acteurs concernés et devra être confiée à des compétences avérées, des hommes capables de communiquer avec les Sénégalais en respectant les normes comportementales conformes à nos traditions ». Les membres du Collectif réclament aussi l’élargissement de la première tranche sociale de 50 à 250 KWT, point d’inflexion vers la hausse pour couvrir les besoins du ménage sénégalais moyen pendant un bimestre.
par Abdoulaye THIAM, Assane MBAYE | SUD QUOTIDIEN
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