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babacar_tour__journaliste_investigateur___correspondant_permenant__paris_du_groupe_futur_mdias_au_sngal.jpgEmission: La Voix/voie des jeunes recevra ce Dimanche 14 Mars 2010 à partir 18GMT (1Pm New York, 19Hr à Paris) Bacary Touré (plus connu sous le nom de Babacar Touré ou encore Kimi Kikiko) Journaliste-écrivain, investigateur et Correspondant permenant à Paris du groupe Futur Médias du Sénégal. Venez nombreux participer à l'emission. Merci

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Voix/Voie des Jeunes: Une analyse de N'diawar Diop
ndiawardiop.jpg N'diawar Diop et son Staff recevaient Mandiaye Gaye, chroniqueur et farouche combattant  pour l’émancipation et la citoyenneté effective des Sénégalais.

KEDOUGOU : BRUITS DE BOTTES DANS LES ZONES AURIFERES Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Les populations réclament des compensations proportionnelles aux 90 hectares engloutis par Mdl
kedougou_population_proteste.jpgDans le périmètre aurifère de Sabodala, des voix commencent à se faire grandement entendre. Les populations expropriées réclament de la compagnie MDL des compensations proportionnelles à la valeur de leurs espaces vitaux perdus, essentiellement des champs mis en valeur. Abdoulaye Wade est venu à Sabodala inaugurer l’usine de production d’or de MDL. Le président du conseil régional de Kédougou a versé dans une autosatisfaction à la limite béate en énumérant les réalisations de l’alternance, comme ils savent si bien le faire. « En 2000, il n’y avait de téléphone fixe qu’à la poste de Kédougou ! » a laissé entendre Mamadou Makalou.

Ce que M. le président a occulté (il ne le savait même pas), c’est d’attirer l’attention du chef de l’Etat sur un élément de son bilan pas aussi reluisant, et qui suscite beaucoup de grincements de dents, les expropriations et déguerpissement dans le périmètre aurifère de Sabodala.

Pas moins de sept producteurs, rien que pour le village de Sabodala, sont victimes de cette situation. Dominique Keita, Tamba Keita, Coumba Keita, Thiara Bindia, Alpha Oumar Diallo, Kaly Bindia et Tamba Soumaré ont perdu 62 cordes, que de terres cultivables, d’aires de pâturage et de points d’eau. Tout le village de Dambankoto est touché, et cela fait 320 cordes. A Bouroumbourong, Dialakotoba et Falloumbou aussi, des producteurs sont touchés, ce qui ferait plus de 90 ha absorbés par la compagnie MDL. Selon des témoignages recueillis sur place, seuls les populations de Dambankoto et les propriétaires des champs touchés de Faloumbou seraient dédommagés avec des montants jugés dérisoires.


Par exemple les femmes du groupement de Faloumbou se sont vues attribuées chacune 15 000 F Cfa en lieu et place de leur périmètre maraîcher englouti par les opérations minières en cours. Almamy Diaby et Gabiriy Bâ laisseront entendre n’avoir reçu que 40 000 F Cfa chacun pour avoir perdu leurs champs déjà mis en valeur. Pour les 20 ha aménagés par la compagnie minière sur les 80 prévus, les populations soutiendront qu’ils sont de loin propices à l’agriculture du fait de plantes toxiques qui y poussent.

Les questions que tous les défenseurs des droits économiques et sociaux des communautés minières se posent est de savoir quels sont les critères établis de compensation, qui les définit, comment les définit on. Nous avons joint le gouverneur de la région de Kédougou pour y voir clair, ce dernier nous a renvoyé auprès du sous préfet de Sabodala qui serait celui qui gère ces questions. Ce dernier, tout comme le chef de la cellule de développement géologique et minier de Kédougou, le directeur des mines et de la géologie, n’étaient guère joignables entre 11 et 12 h ce mardi.

Tout compte fait, les comités villageois de surveillance des impacts mis en place par l’ONG « La Lumière », ont tenu des rencontres à l’issue desquelles ils ont mis l’accent sur la nécessaire option de sensibiliser les populations non encore touchées afin qu’elles se prémunissent de délibérations du conseil rural, mais aussi de rencontrer les autorités administratives déconcentrées pour un plaidoyer en faveur du respect des procédures d’expropriation et de leur implication dans la négociation des indemnisations. Les comités villageois ont en outre décidé d’opérer un plaidoyer auprès des compagnies minières pour l’aménagement de surfaces cultivables, des aires de pâturage et de points d’abreuvement du bétail, sinon, leur économie locale serait complètement désintégrée, et ce sera la porte ouverte à la famine, et qui a faim n’a point d’oreille !

par Boubacar Dembo TAMBA | SUD QUOTIDIEN




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