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babacar_tour__journaliste_investigateur___correspondant_permenant__paris_du_groupe_futur_mdias_au_sngal.jpgEmission: La Voix/voie des jeunes recevra ce Dimanche 14 Mars 2010 à partir 18GMT (1Pm New York, 19Hr à Paris) Bacary Touré (plus connu sous le nom de Babacar Touré ou encore Kimi Kikiko) Journaliste-écrivain, investigateur et Correspondant permenant à Paris du groupe Futur Médias du Sénégal. Venez nombreux participer à l'emission. Merci

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Voix/Voie des Jeunes: Une analyse de N'diawar Diop
ndiawardiop.jpg N'diawar Diop et son Staff recevaient Mandiaye Gaye, chroniqueur et farouche combattant  pour l’émancipation et la citoyenneté effective des Sénégalais.

PORTRAIT - Me Papa Ndiaye, avocat à la Cour : Au nom de mes droits ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

me_papa_ndiaye_avocat__la_cour.jpgBrillant et controversé, le natif de Ndande, polygame de 53 ans, père de deux garçons, s’est tracé un chemin duquel il ne compte pas dévier, en dépit des étiquettes qui lui collent à la peau. Avec lui, la mise au point arrive par où on ne l’attend pas. «Alors grand Pape, ça se passe bien ? » - Oui, ça va. Et vous ?... » Dans la foulée, un petit sermon, bref, empreint de pédagogie, s’abat sur votre tête.

«Mon patronyme, c’est Papa, dit-il en séparant bien les deux syllabes, et mon nom est Ndiaye. Pape est un titre propre à l’Eglise, qui ne m’appartient donc pas. Vous voyez la différence ?» Bien obligé d’encaisser la précision de cet avocat qui sort de l’ordinaire.

Pour un esprit in ou moyennement branché, il paraîtrait un spécimen que des martiens auraient exfiltré du passé juste pour troubler la quiétude des terriens dans ces lieux où loi s’applique, où droit s’impose. Son physique de déménageur le rapproche d’un catcheur ; sa coiffure, d’un disciple du chef zoulou Mangosuthu Buthelezi ; ses chaussures, d’un cow-boy du Far West ; sa valise à roulettes et son style vestimentaire, d’un pilote en partance pour l’Arctique. «Les Sénégalais n’ont pas la culture du nœud papillon, mais moi je suis né dans les années 60 où c’était très répandu. Alors, je ne vois pas de raison de ne pas le mettre.»

Papa Banda Ndiaye est pourtant un pur produit du Sénégal post- indépendance. Enfant de Ndande, grosse bourgade rurale nichée dans le Kébémer, où il vient au monde en l’an 1956. «Ça doit être en juillet», ajoute-t-il avec un doute très précis. Orphelin, passé entre les griffes douces d’une maman, Fatou Fall, alors responsable politique socialiste sous Senghor, et d’un père, Ibra Teinde Ndiaye, propriétaire terrien aisé avec qui il affectionnait les grandes virées à travers des champs à «perte de vue», le futur avocat ne se plaint pas trop de sa prime adolescence. «Ma mère tenait le restaurant des seccos au quartier Escale. C’était le temps des échanges et des ventes autour de l’arachide.»

Nostalgie : «Les moments de récoltes étaient l’occasion de grandes fêtes du matin au soir, avec chants, danses. Le tiéré et le tiep (Ndlr : couscous traditionnel et riz) circulaient à gogo entre les concessions.» C’était le bon vieux temps de l’arachide structurant toute l’économie nationale, des récoltes à un million de tonnes, des revenus monétaires élevés pour les paysans… Il n’ose pas dire avoir été un garçon modèle, c’est sa maman qui transmettra en toute solennité les éloges du papa : «garçon poli, attentionné et valeureux». L’hommage du père au fils a été gravé sur une cassette qu’il s’est plu à écouter et réécouter. Avec fierté ! C’était un testament moral. étudiant socialiste A cette époque où il ne connaît pas encore Dakar, Papa Ndiaye a la tête aux études et au ludique.

Certificat d’études primaires élémentaires (Cepe) à Ndande, initiation aux mbapatt (Ndlr : lutte traditionnelle sans frappe), et entre les deux, on lui découvre de «brillantes qualités» de footballeur au sein de l’Union sportive kébéméroise (Usk). «Eh oui, j’étais un excellent ailier de débordement, spécialisé dans les centres en retrait. Mais je me débrouillais également très bien au poste d’avant-centre.» Déjà «très costaud», il tape dans l’œil de l’ex-commentateur sportif Abdou Magib Sène. «Il voulait m’amener à la Jeanne d’Arc. Je n’avais pas plus de 15 ans, et le maillot m’arrivait aux genoux.» Brevet en poche, le provincial «monte» à Dakar et décroche en 1979 le baccalauréat au Lycée d’Application de l’Ecole normale supérieure (Ens) devenu Lycée Seydou Nourou Tall.

Trajectoire classique : l’Université Cheikh Anta Diop le happe. L’étudiant Ndandois se révèle être un véritable bûcheur. Coup sur coup, une licence en Administration publique et une autre, «judiciaire privé», en font un universitaire prometteur. «Une année, j’ai eu les meilleures notes de toute la Faculté de droit. En toute modestie, je crois avoir été un érudit dans mon travail car je bossais beaucoup, notamment à la Bibliothèque où j’étais très assidu.» Me El Hadj Diouf, son condisciple à l’université de Dakar, le peint à sa manière : «Je l’ai connu comme un très brillant étudiant en Faculté de droit, il y a environ trente ans. Il était un dioufiste convaincu et cohérent avec qui nous avons animé le mouvement étudiant.» Universitaire et chef du desk politique du journal Le Quotidien, Soro Diop garde de Papa Ndiaye un souvenir ambivalent.

«Je sais qu’il était un étudiant très assidu aux cours. Lorsqu’il y avait un mot d’ordre de grève à respecter, lui ne se gênait pas pour aller faire cours, même s’il devait être seul dans une salle avec un enseignant. Il était ce qu’on appelait un défaillant.» Travailleur, mais pas seulement. «A nos yeux, il était un perturbateur qui se débrouillait toujours pour installer le désordre dans les assemblées générales, poursuit le journaliste. Quand il n’avait pas la parole, il s’arrangeait pour parler de force. C’est pourquoi nous le considérions comme un élément du Parti socialiste envoyé juste pour semer la zizanie dans nos rangs. Mais personne n’osait l’affronter à cause de sa masse physique.» L’assiduité est une seconde nature chez Papa Ndiaye.

Proche du Ps, il s’engage à fond dans le Mouvement des étudiants solidaires de l’action du Président Abdou Diouf (Mesapad), se brouille avec le Mees, entre en conflit avec Khalifa Sall et les Jeunesses socialistes à qui il déniait le rôle de tampon entre le Mesapad et le Président Diouf. Sanction. «J’ai subi des représailles car un beau jour, ma bourse a été coupée sans motif alors que j’étais en licence.» Avec les étudiants de gauche, le désamour est réel. «Une fois, nous voulions organiser des journées culturelles dédiées au Président Abdou Diouf, raconte-t-il. Mais El Hadj Diouf et ses camarades sont venus s’y opposer en violation du principe de la liberté d’expression.» Me Diouf relativise. «C’est vrai, mais il faut prendre en compte le contexte. Lui était dioufiste, moi jallarbiste, et il y avait les autres tendances. C’étaient des luttes terribles et il fallait se battre pour imposer son courant politique sur le campus.

En réalité, Ps et Pds étaient forts au niveau national, insignifiants sur le terrain universitaire. Nous étions les patrons de l’Ucad.» Pour diversifier son cursus académique, Papa Ndiaye taquine la filière Relations internationales et en sort avec une Maîtrise. Mais son destin, c’est le barreau. Au concours d’entrée duquel il est admis en 1986. «Dans ma promotion, il y avait Boubacar Koïta, Dominique Ricard, Moctar Diassy, et les actuels magistrats Ilham Niang et Ibrahima Sarr.» Ses premiers pas en robe noire, il les passe chez Gabolde & Reiss, devenu Cabinet Me François Sarr & Associés. Puis, il collabore avec Jacques Baudin et Mamadou Lô. «C’est moi qui ai tenu le Cabinet de Me Lô au n°11 de la rue Parchappe. Il avait alors rejoint le défunt khalife mouride Serigne Abdou Khadre Mbacké.» Avec Me Mamadou Lô, Papa Ndiaye a entretenu la proximité, à la fois professionnelle et politique, en soutenant le mouvement des «10 000 indépendants» qui s’invite à la présidentielle de 1993. Lô ne récolte que 0,85% des suffrages.

Le Ndandois n’en reste pas là, lui qui appuie la candidature de Abdou Diouf en 2000. Un mauvais cheval… dans un pays qui exige le changement de majorité politique. Diouf, son leader préféré de l’époque qui sera l’instrument de réalisation d’une part de son vécu actuel. le procureur et la photo de abou diouf Cela se passe en «août ou septembre» 1996. Au sortir d’une visite de courtoisie au Procureur de la République de l’époque Abdoulaye Gaye, Papa Ndiaye, piqué par on ne sait quelle mouche, sermonne le haut magistrat. «En le quittant, j’ai été surpris de constater qu’il y avait la photo de monsieur Abdou Diouf, Secrétaire général du Parti socialiste et président de la République.

Alors, je lui ai dit que, pour moi, cette image, outre qu’elle symbolise le fascisme, viole les principes de la séparation des pouvoirs et de l’indépendance du pouvoir judiciaire.» Selon l’avocat, le magistrat, énervé, prendra l’attache du bâtonnier d’alors, Me Yérim Thiam. Son sort est scellé en un tour de vis. «Abdoulaye Gaye lui a peut-être dit que mes propos étaient incohérents, alors que j’avais formulé une critique juste, fondée sur la séparation des pouvoirs.» On lui colle des «troubles du comportement» que l’on systématise dans un «dossier personnel fabriqué de toutes pièces». Sa hiérarchie le destine à une «administration des incapables majeurs». Clairement : c’est la mise sous tutelle. Concrètement : il est privé de vote aux élections du bâtonnat le 15 mai 1998 entre Bocar Niane et Yérim Thiam.

«Auxiliaire de justice» et non «auxiliaire de magistrat» «à jour de mes cotisations», «inscrit au barreau à la suite de Me Papa Ndiaye» et non «Me Pape Ndiaye» comme écrit sur le jugement de tutelle, «j’ai obtenu gain de cause lors de la délibération, les électeurs-avocats ayant déclaré mon vote recevable», dit-il. Explication juridique rendue de mémoire : «L’acte rendu concernant la tutelle l’est contre les individus et non contre les avocats. Un avocat est un membre de l’Ordre lequel est organisé en barreau institué auprès de la Cour suprême. Telles sont les dispositions qui règlementent notre corps en vertu de la loi du 4 janvier 1984 portant création de l’Ordre des avocats.» Une décision dont il dit attendre aujourd’hui encore la notification officielle, après moult correspondances adressées à qui de droit.

«J’espère que le bâtonnier de l’Ordre, lorsqu’il recevra ma lettre, me donnera suite en ce qui concerne la décision rendue le 15 mai 1998.» Dans l’enceinte du Bloc des Madeleines, les petites phrases assassines chuchotées avec ironie ou gravité vous collent aux oreilles. «C’est lui Papa Ndiaye !», tel est le refrain de la trame descriptive que vous entendrez, en version pire ou en soft. Il relativise avec une sérénité qui désarçonne. «Au tribunal, j’ai des amis et des confrères qui ont du respect et de la considération à mon endroit, comme j’en ai à leur égard. Mais il ne faut pas prétendre être l’ami de tout le monde.» Selon un confrère journaliste, son entrée en salle d’audiences est tout un cérémonial. Démarche imposante, visage fermé, le regard ultra vif pour repérer les lieux en une fraction de seconde.

«Les habitués du prétoire restent blasés, mais les autres sont tous surpris…» Avocat maniéré et sur-actif, il se veut le «défenseur des couches précaires, fragiles, pauvres» d’entre les Sénégalais confrontés à Dame justice. «C’est un sacerdoce que je me suis fixé dans ce métier que j’adore, mais où on ne me laisse pas exercer ma profession librement.» Me Khassim Touré, qui le côtoie depuis plusieurs années, confirme : «Il est généreux, il partage tout ce qu’il a. Papa Ndiaye est un excellent avocat qui, c’est important de le souligner, manie la règle de droit avec dextérité.»

Son ami de trente ans, Me El Hadj Diouf, ajoute : «Aucun avocat du barreau n’est plus éloquent que lui. Son expression est d’une clarté et d’une luminosité difficiles à égaler. Son verbe facile et précis, et la tonalité de sa voix en font un professionnel doué. C’est un gars sympathique en plus.» NI FOu, NI DéSéQUILIBRé Ses détracteurs sont sans doute nombreux dans le monde compliqué des robes noires. Comme celui-ci, qui a exigé l’anonymat. «Il est incontestable que Papa Ndiaye, que je connais et apprécie depuis longtemps, n’est pas un individu normal.» Mais alors, pourquoi est-il encore en fonction ? «Simplement, explique t-il, sa maladie n’a pas encore atteint le pic qui l’empêche de faire son travail.» Premier avocat de sa cause, Papa Ndiaye réplique et fait référence aux paroles de l’ancien Premier ministre Idrissa Seck le jour de son arrestation.

«A l’intention du peuple sénégalais, je veux dire ceci : je ne souffre d’aucune maladie, ni physique ni mentale. Je suis sain d’esprit. Ceux qui pensent que je suis déséquilibré, ils n’ont pas raison.» Son défenseur attitré, Me Mbaye Sène, convoque, lui, la réalité. «C’est un avocat émérite, grand plaideur, compétent, éloquent, qui suit correctement ses dossiers. Il a les mêmes diplômes que tous les autres avocats du barreau, avec un style qui lui est propre.» Sur les démêlés de son confrère-client avec la Justice, Me Sène est catégorique : «En tant que membre du Conseil de l’Ordre des avocats, je puis vous assurer qu’il n’y a pas l’ombre d’un délit dans ce qui lui est reproché.» Direct et sans gants, Me El Hadj Diouf s’insurge : «Papa Ndiaye a une personnalité, une spécificité qu’il faut respecter. Il a le droit à la différence. Il ne faut pas qu’on cherche à le sacrifier.»

Persécuté, Papa Ndiaye a le sentiment d’être quelqu’un qui dérange. Postulant dans le cadre du Tribunal Pénal International pour le Rwanda (Tpir), feu Tallam Bousso lui certifie un jour que son dossier a été transmis à l’Onu. «Six mois après, le coursier de l’Ordre, Amadou Kane, vient me voir et me dit que nous devons aller quelque part ensemble. Comme j’étais très confiant en ma candidature, je l’ai suivi jusque chez quelqu’un (Ndlr : il a préféré taire le nom de ce médecin qui, dit-il, a été condamné avec sursis pour fausse déclaration de maladie) qui tenait un cabinet médical, croyant devoir passer une visite d’aptitude à l’instar des pèlerins de la Mecque.» Après une petite conversation, «il a pris ma tension, m’a fait une injection qui m’a cloué au lit pendant deux mois. Puis il a dressé et transmis un rapport à l’Ordre». Colère et indignation d’un citoyen atteint dans sa dignité.

«Le même coursier est revenu pour convoquer ma mère qui n’avait rien à voir avec cette histoire. Je l’ai menacé car on voulait me tuer. Il a fui.» Une maman qu’elle dit avoir été «très marquée par les actes de barbarie exercés sur lui au nom de la tutelle». Des sacrifices, cet homme sans artifice, naturel, quoique méfiant à l’endroit de ceux qu’il ne connaît pas, en fait dans l’autre sens. Pour les siens. Il revendique le statut de «bon père de famille» aux côtés de ses enfants Banda et Ibrahima qui crèchent dans une maternelle, de Adji et Oumy, ses deux épouses. Polygame, il en assume et le statut et la conviction. «S’il plaît à Dieu, promet-il, j’irai jusqu’à 4 femmes pour respecter le précepte du Coran et de notre guide, le Prophète Mouhammad (Psl) en la matière.» Mais aussi de ses deux frères et deux sœurs «avec qui je m’entends très bien». A Sam Notaire dans la banlieue de Guédiawaye, on ne tarit pas d’éloges sur le bouillant avocat. Pape Demba Bâ trouve son oncle «sans souci» en dépit de son «air sévère». «C’est un homme free, souple avec la vie, qui ne crie jamais. Sa passion, c’est sa famille, son travail, ses entraînements et venir en aide aux autres. C’est un peu un toubab qui vit comme il l’entend.» Modou Fallou Diop, l’autre neveu de la maison, parle de la générosité de l’avocat.

«C’est lui qui m’a élevé. Aujourd’hui, j’ai mon boulot, je vis encore chez lui, mais il ne m’a jamais demandé un franc. C’est un père pour nous tous ici.» La nervosité de l’oncle ? «C’est son caractère. Il refuse qu’on lui marche sur la tête. On ne s’en plaint pas, nous.» Souleymane Diallo, un vieux notable du quartier que nous avons trouvé en train de griller une cigarette, assimile Papa Ndiaye à un régulateur social dans un environnement souvent marqué par des conflits de voisinage. «En plus, il assure la dépense quotidienne de plusieurs familles ici, sans oublier les ordonnances. Moi, j’en sais quelque chose !» Forcené du sport, il s’était habitué à courir de Guédiawaye au Bloc des Madeleines. «Aujourd’hui, je fais mon jogging à la plage, cela n’a rien de fou, ça !» Pape Demba Bâ : «Si tu le vois sur le chemin de l’entraînement, tu l’assimiles plus à un lutteur qu’à un avocat !»

Ses racines religieuses, elles sont à Handoulaye, un patelin situé à 1 km de Ndande, où sa famille est affiliée à celle du khalifat local d’obédience tidiane. «Je reçois toujours l’invitation pour le gamou. Si je dois m’absenter, je fais parvenir ma participation financière.» Un altruisme qui rejoint une philosophie générale dont la ligne de base est dans ses mots simples et forts : «Je souhaite que les gens vivent bien.» Et si au fond la capitale étouffait Papa Ndiaye ? «Non, Dakar est le lieu d’exercice de ma profession d’avocat. Mais je dois vivre à Ndande, je pense vivre à Ndande.» Même si «la plupart (de nos) terres (ont été) confisquées et remises à la Communauté rurale». 




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