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"Je suis italien et j’ai la peau noire. Un "Black Italian", comme je me le suis entendu dire au contrôle des passeports de l’aéroport de Boston par deux Afro-Américaines de la sécurité. Mais avez-vous une idée de ce que cela signifie d’être italien et d’avoir la peau noire aujourd’hui en Italie ?" Pap Khouma, sénégalais d’origine, italien depuis quinze ans, libraire et écrivain, a su trouver les mots. Le récit de sa "vie à obstacles", publié dans le quotidien la Repubblica, a lancé le débat sur le racisme en Italie. Auteur de deux ouvrages, il a simplement raconté sa vie de tous les jours. Lorsqu’il s’est présenté dans un bureau de la mairie pour un certificat, on s’est arrêté à sa peau noire. "L’employée n’a même pas regardé la carte d’identité que je lui montrais et m’a demandé mon permis de séjour. Quand je lui ai dit que je n’en avais pas mais qu’il suffisait de lire ce qui était écrit sur la carte, "italien", elle est restée interloquée et a demandé de l’aide à deux collègues. Pour les trois, c’était, apparemment, un cas hors du commun."
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Après constats d'huissier, le Cardinal Théodore Adrien Sarr purifie les lieux avec de l'eau bénite
Le spectacle était «désolant et le constat amer», jeudi dernier, à la Cathédrale de Dakar. Au lendemain de la confrontation entre jeunes catholiques et éléments de la police, le Cardinal Théodore Adrien Sarr a pris un huissier pour constater la profanation de la Cathédrale avec la présence de débris de grenades lacrymogènes à l'intérieur du lieu de culte. Avant de purifier les lieux. Vingt-quatre heures après l'intervention musclée des forces de police à la Cathédrale de Dakar, le Cardinal Théodore Adrien Sarr, accompagné de certains responsables religieux, s'est rendu sur les lieux pour constater de visu les dégâts. Le curé de la Cathédrale, qui s'est exprimé sur cette profanation de l'église, devant les fidèles présents, a précisé qu'un huissier est venu constater l'état du lieu de culte qui renfermait toujours l'odeur des fumigènes et des grenades lacrymogènes. En invitant l'assistance à l'exercice du rituel de demande de pardon, ce dernier a signifié que ces événements peuvent être qualifiés de «sacrilège» vis-à-vis de l'édifice religieux.
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Les défenseurs des droits de l’Homme dénoncent
Dans sa quête de soutien pour le démarrage de Télé futurs médias (privée) dont il est le propriétaire, le chanteur et homme d’affaires Youssou Ndour peut compter sur les organismes de défense des droits de l’Homme.
Alioune Tine de la Rencontre africaine des droits de l’Homme (Raddho), Me Assane Dioma Ndiaye de l’Organisation nationale des droits de l’Homme (Ondh) et Me Seydi Gassama de la section sénégalaise d’Amnesty international ont fait face à la presse hier. Ils ont fustigé le blocage du démarrage des programmes de Télé Futurs Médias (Tfm) appartenant au musicien et homme d’affaires Youssou Ndour. « Ce blocage constitue une atteinte grave à la liberté d’entreprendre, au droit du travail et à l’information plurielle », s’indignent-ils.
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Un haut responsable de l'ONU a alerté mardi 8 décembre le Conseil de sécurité sur l'utilisation croissante des revenus du trafic de drogue par "les terroristes et les forces antigouvernementales" dans toute la région du Sahel africain pour financer leurs opérations. "Nous avons acquis des preuves que deux flux de drogues illicites – l'héroïne dans l'est de l'Afrique et la cocaïne dans l'Ouest – se rejoignent désormais dans le Sahara, empruntant de nouveaux itinéraires à travers le Tchad, le Niger et le Mali", a déclaré Antonio Maria Costa, directeur du Bureau des Nations unies sur la drogue et le crime (UNODC), basé à Vienne."Les drogues n'enrichissent pas seulement le crime organisé", a poursuivi Antonio Maria Costa. "Les terroristes et les forces antigouvernementales" dans le Sahel "puisent des ressources du trafic de drogue pour financer leurs opérations, acheter des équipements et payer leurs troupes".
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Dans l’imagination populaire, la viande importée et commercialisée sur les différents étals des marchés de la région de Dakar proviendrait des réserves de pays menacés de guerre en Amérique Latine et en Asie. Des produits qui ont été congelés pendant plus de 10, voire 20 ans, avant d’être vendus à certains pays africains. Une enquête effectuée dans les marchés et auprès des autorités chargées de la qualité des produits importés révèle que la viande et le foie importés sont du bœuf, mais aussi du buffle appelé «naggou hale» en wolof. De la viande de buffle, les Sénégalais en consomment à gogo. Si l’on sait qu’elle constitue 90% de la viande importée. Des produits en provenance de l’Argentine, de l’Inde, du Pakistan…transitent au port de Dakar dans des cartons estampillés Allana, Safaa, Daara, 5 Star... dans lesquels se trouvent de la viande et du foie de bœuf, mais aussi ceux de Buffle.
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