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oumar_ndiaye_xosluman3.jpgRadio Sunuker: Emission: La Voix/voie des jeunes recevait ce Dimanche 05 Septembre 2010 Mr Oumar Ndiaye, plus connu sous le nom de Xosluman, chanteur, auteur, compositeur et interprète. Ce sera toujours un honneur de l'avoir comme INVITÉ. Merci à tous pour leur participation active à notre émission. Merci aux auditeurs.
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VIOLENCES FAITES AUX FILLES: Une étude pour une meilleure prise en charge des victimes Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

femme_battue_au_senegal.jpgL’approche Genre dans l’enseignement commence à porter ses fruits avec presque la généralisation de la parité filles/garçons au plan national, en ce qui concerne l’accès à l’école.

Toutefois, seules 31,3 % et 25,6 % des filles parvient respectivement au collège et lycée à cause, pour une grandes part des violences en milieu scolaire et dans leur milieu d’origine dont elles sont victimes.

Dans le cadre de la mise en œuvre d’une stratégie de diminution des inégalités Genres, afin d’accompagner les actions menées par le gouvernement du Sénégal dans l’effectivité et le renforcement des valeurs républicaines, l’Unicef a diligenté une étude régionale sur les violences faites aux filles en milieu scolaire et dans leur milieu d’origine à Ziguinchor.

Cette étude présentée par Dr. Geneviève B. Sarr, Dr. Doudou Gueye et Dr. Babacar Sarr et dont le résumé est parvenu à notre rédaction révèle que seules 31,3% des filles parviennent au cycle moyen et 25,6% au cycle secondaire.

Dans la région de Ziguinchor les élèves de l’élémentaire se répartissent comme : 52% de garçons pour 48% de filles. Mais cet écart s’accroit lorsqu’on passe au cycle supérieur à savoir au niveau Collège. Dans ce cycle les filles ne représentent plus que 41,3 % de la population des Collèges et 35,2% des Lycéens note le document.

L’étude a pour l’objectif de produire un document consolidé sur les violences faites aux filles, à partir de données qualitatives et quantitatives permettant de mieux cerner le phénomène de violence physique et sexuelle dont les filles sont victimes, de mieux connaître les facteurs à l’origine de la violence et de reconstituer le processus de prise en charge de la victime de violence. Il ressort de la collecte des données une grande disparité entre les données recueillies auprès des autorités médicales, judiciaires, scolaires et sociales et la réalité du phénomène de la violence sexuelle dont sont victimes les mineures.

Cette disparité ressort tant de l’enquête menée auprès des enfants que des entretiens menés auprès des institutionnels et notamment du corps médical qui se sent désarmé face à une victime de violence sexuelle au regard de la poursuite de l’auteur précise le document. Dans sa tentative de mise en évidence des facteurs criminogènes favorisant le passage à l’acte. Les données de l’enquête incriminent la pauvreté et notamment la promiscuité et le sentiment d’impunité des auteurs comme des facteurs prépondérants dans le passage à l’acte.

Même si les structures de santé régionale ne sont pas au même niveau de traitement pour la prise en charge médicale des victimes de violences sexuelles, ces dernières reçoivent des soins médicaux et gynécologiques appropriés avec des tests de sérologie notamment pour le dépistage du VIH/Sida. Le médecin prescrit si nécessaire la pilule du lendemain, qui sera ensuite remise à la patiente par la pharmacie de l’Hôpital. Mieux, l’Hôpital régional de Ziguinchor a intégré dans ce parcours de soin une prise en charge psychologique et un accompagnement social du patient alors que dans les régions de Kolda et de Sédhiou les aspects sociaux et psychologiques ne sont pas encore intégrés dans le processus de soin de la victime poursuit la source. Des recommandations pour venir à bout du fléau

Conscients que la violence est un phénomène social qui sans pouvoir être éradiquée peut être sensiblement diminuée, les auteurs du rapport ont proposé des "actions opérationnelles" tant auprès des populations les plus vulnérables, qu’auprès de leurs familles et de la communauté tout en renforçant les actions existantes dans les écoles primaires, les Collèges et les Lycées pour atteindre cet objectif.

Ces propositions tournent autour de Programmes de renforcement des capacités des jeunes filles âgées entre 10 et 13 ans à se prendre en charge, de renforcement de l’éducation sanitaire et sociale des filles âgées de 14 à 18 ans, vue le nombre préoccupant de grossesses précoces à partir de 14 ans notamment dans la Région de Sédhiou.

S’y ajoute le Renforcement du processus de prise en charge des victimes de violences sexuelles, a travers la sensibilisation des familles et de la communauté, le renforcement des capacités des acteurs de l’éducation et la mise en place d’un protocole socio-sanitaire de prise en charge des victimes de violences sexuelles. Il y a également l’Accompagnement des victimes dans la procédure judiciaire en ce sens que cercle familial demeure encore le lieu de règlement du conflit dans la plupart des cas.

Pour cela, les auteurs de l’enquête prônent le renforcer l’accompagnement des victimes, l’information systématique du parquet qui ne peut pas se saisir s’il n’est pas informé des troubles causés à l’ordre public, la mise ne place d’un point focal « Santé-Justice » qui doit être un lieu d’information des familles, des victimes mais aussi du personnel de santé conseille l’étude.

par Ibrahima DIALLO sudonline.sn




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