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babacar_tour__journaliste_investigateur___correspondant_permenant__paris_du_groupe_futur_mdias_au_sngal.jpgEmission: La Voix/voie des jeunes recevra ce Dimanche 14 Mars 2010 à partir 18GMT (1Pm New York, 19Hr à Paris) Bacary Touré (plus connu sous le nom de Babacar Touré ou encore Kimi Kikiko) Journaliste-écrivain, investigateur et Correspondant permenant à Paris du groupe Futur Médias du Sénégal. Venez nombreux participer à l'emission. Merci

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VDJ du 7 Mars 2010 Théme: Emission la voix/voie des jeunes recevait Mr Thione Niang Young Democrats of America


Voix/Voie des Jeunes: Une analyse de N'diawar Diop
ndiawardiop.jpg N'diawar Diop et son Staff recevaient Mandiaye Gaye, chroniqueur et farouche combattant  pour l’émancipation et la citoyenneté effective des Sénégalais.

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sunuker_audio.jpg Invite: Abdoulaye Makhtar Diop 

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EXPLIQUEZ NOUS: Amsatou Fall, directeur technique national Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

amsata_falldirecteur_technique_national.jpgA l’issue de la phase aller du championnat professionnel de Ligue 1 et de Ligue 2, le Directeur technique national se dit satisfait du bilan enregistré. Avec une moyenne qui a dépassé les 1, 5 buts, la même pour les premiers tours de Coupe d’Afrique (des Nations), Amsatou Fall déroule, dans cet entretien, le tapis rouge aux acteurs du «Sénégal du foot». Au-delà du volet offensif, la première phase du championnat Pro marque la fin d’une hégémonie de certaines équipes. A l’image de la mauvaise passe de la Jeanne d’Arc qui a encore du mal à trouver le bon timing. Ancien coach de la «Vieille dame», Amsatou Fall se désole de voir la Jeanne d’Arc occupée la dernière place du classement.

Analysant la situation, le Directeur technique national suggère que l’intérêt supérieur du club prime sur tous les autres. Autre recommandation du Dtn, la création de centres de formation. Une obligation qui incombe aux équipes, mais aussi à la fédération sénégalaise, par le biais de la Direction technique nationale. Et ce, pour un meilleur devenir du professionnalisme au Sénégal. «Le championnat professionnel est bien parti, mais…»

Quel bilan tirez-vous de la phase aller de Ligue 1 et Ligue 2 qui vient de prendre fin ?

D’une manière générale, aussi bien de la Ligue 1 que de la Ligue 2 et même du démarrage du football amateur et du football féminin, nous pouvons tirer un bilan satisfaisant. On peut se réjouir de ce démarrage de ce championnat. Il y a des signes encourageants par rapport surtout au football professionnel. Cela a tardé à démarrer et cela a suscité pas mal d’interrogations, parfois même des inquiétudes. Ce qui est légitime car c’est quelque chose de nouveau. Mais au finish, ce n’était pas regrettable de démarrer. Maintenant, on l’a fait avec certes des difficultés inhérentes à toute nouvelle aventure. Il y a eu quelques disfonctionnements au démarrage, comme par exemple l’établissement des licences qui avait tardé à être mis en place. Il est clair qu’on ne s’attendait pas à ce que tout soit rose. Même dans un championnat classique, il peut y avoir toujours des difficultés.

Il y a eu beaucoup de réticences de la part de certains observateurs. Avez-vous éprouvé une certaine précipitation dans le démarrage du championnat professionnel cette année ?

J’ai eu des inquiétudes comme tout le monde. Et comme j’ai dit tout à l’heure, c’était légitime de les avoir, même s’il fallait démarrer. Mais, les appréhensions qu’on pouvait avoir, c’était la capacité managériale qu’on pouvait adosser à ce démarrage du championnat professionnel. Les clubs sont la structure de base de toute la pyramide du football sénégalais. Or, les clubs sont régis avec le model associatif, et cela, on l’a connu pendant plus d’un demi-siècle. Ce moule a sécrété des formes de gestion et d’administration des clubs qui étaient très éloignées du management et du marketing sportif. Il fallait un nouveau savoir-faire, de nouvelles compétences. C’est à ce niveau que j’ai eu des appréhensions. Il y a eu une pesanteur combinée de tradition du conservatisme et de certaines contraintes qui forcément et légitimement vont brider la volonté des dirigeants à avancer. Est-ce que tous les dirigeants avaient cette formation ? Ce n’est pas le cas. Aujourd’hui, les transformations sociales sont devenues très importantes. Les motivations des consommateurs sont devenues très contraignantes. Quand je parle de motivation, je parle simplement du joueur. Au-delà, il y a les sponsors. Ces derniers ne peuvent pas investir là où il n’y a pas de retour d’investissement. Il y a les médias qui ne peuvent pas être présents là où il n’y a pas de spectacle. Il y a aussi le public. Et il appartient aux dirigeants de clubs d’animer, d’impulser tout cela.

Pensez-vous que ces derniers aient pu sortir du moule traditionaliste pour entrer dans l’ère du professionnalisme ?

Il y a eu des efforts qui ont été faits par certains clubs. D’autres sont encore restés dans ce conservatisme. Je prends l’exemple de Niarry Tally (Leader de la Ligue 2) ou encore de l’As Pikine…, ils ont apporté des innovations allant dans le sens de la création d’un match de football comme un événement. C’est aussi cela le football professionnel. Malheureusement, en Ligue 1, le saut n’est pas encore bien visible. Même s’il y a des prémices de changements, il est plus marqué en Ligue 2.

Qu’est-ce qui l’explique, selon vous ?

C’est parce qu’ils sont plus proches du public. Mais aussi, parce que ce ne sont pas des dirigeants qui ont été longtemps formatés dans le modèle associatif. Si on prend les clubs traditionnels connus, Jeanne d’Arc, Jaraaf…même s’ils font des efforts sur le plan sportif, cela tarde à se voir au niveau du management du club. Le spectacle hors terrain n’est pas encore garanti.

Est-ce à dire que l’avenir du football professionnel au Sénégal, risque de profiter demain, aux clubs qui ont su faire la transition ?

Forcément, il y aura un effet. C’est le cas aussi de Yeggo (Ligue 2). Quand je dis que le conservatisme est l’inertie, l’immobilisme, légitimement, cela peut se concevoir. C’est une première année, les premiers mois.

Après l’environnement de l’équipe, quel est votre lecture du niveau technique des joueurs sur le terrain ?

Ce que nous avons remarqué aussi en Ligue 1 et en Ligue 2, c’est qu’il y a une similitude en terme sportif. Il y a eu un championnat très ouvert. Les équipes ont joué beaucoup pour gagner et non pour ne pas perdre. Il y a eu beaucoup de buts jusqu’à la 7e journée. Vers la fin, il y a une logique de survie. Donc, moins de buts. Il y a eu des journées où il y a eu beaucoup de résultats vierges. Dans certains clubs, avec le réaménagement ou le limogeage du staff, il y a eu des grincements. Heureusement que la tendance a été rétablie vers la fin. Ce qui est important en revanche, c’est que, malgré tout, aussi bien en Ligue 1 qu’en Ligue 2, la moyenne des buts a dépassé les 1, 5 buts. C’est une moyenne qui avoisine les premiers tours de la Coupe d’Afrique (des nations). Cela veut dire qu’on est sur une bonne moyenne de buts.

Une bonne note à adresser également aux acteurs, à savoir les entraîneurs et les joueurs ?

Nous avons senti un certain professionnalisme au niveau des entraîneurs. Evidemment, nous avons fait trois jours de conclave avant le démarrage du championnat (avec les entraîneurs) où on a expliqué les enjeux du football professionnel. Et là, on l’a senti. Aujourd’hui, on voit les équipes s’échauffer sur le terrain, c’est une bonne chose et c’est important parce qu’avant, c’était un sujet tabou. Les gens cachaient leur onze de départ. C’est comme ça que cela se passe partout maintenant dans le monde. La nature même des échauffements avec le plateau fourni, cela avoisine le haut niveau. Quant aux joueurs, on a senti un sérieux, une certaine motivation qui découle du fait qu’ils ne se considèrent plus comme des amateurs.

Et de manière globale, quelle est votre appréciation du jeu pratiqué ?

Aussi bien en Ligue 1 qu’en Ligue 2, nous avons assisté à des matches d’un haut niveau technique qui ont fait venir le public. Et cela est lié à une maîtrise des fondamentaux techniques. On a senti un équilibre compétitif au niveau des deux Ligues. Prenez l’exemple de la Poule A, le leader, la Linguère partage le même nombre de points (14) que le Jaraaf et l’Uso qui sont à quelques encablures des Hlm. Quelque part, le Duc qui est dernier du championnat, a tenu en échec les deux premiers. Cela veut dire qu’il y a un équilibre à ce niveau. C’est la même chose dans l’autre poule avec le Casa-Sport. Cela veut dire simplement qu’on assiste à un nivellement des valeurs. Même en Ligue 2. Donc, ce qu’on peut retenir, c’est qu’il n’y a pas une hégémonie d’une équipe sur les autres. Maintenant, si nous voulons perdurer le championnat professionnel avec une exigence de spectacle, les équipes ont l’obligation de créer des centres de formation. Yohan Cruyff (ancien international néerlandais) a eu à dire que le talent n’explose pas à 25 ans. Le bon joueur que l’on retrouve au niveau de l’élite, il a été bon joueur depuis son jeune âge. Depuis l’étape de la préformation entre 11 et 15 ans. En créant leur propre centre de formation, les équipes n’auront pas besoin d’aller chercher des joueurs ailleurs. Avec Diambars et un peu Lusitana (Ligue 2), le répertoire technique est déjà installé. Ce qui n’est pas le cas de beaucoup de clubs. Donc, la fédération, par sa Direction technique, est interpellée surtout dans l’application de ces programmes. Les clubs sont également interpellés pour qu’on ait de futures générations de footballeurs.

Mais peut-il se faire si les acteurs n’ont pas les infrastructures qu’il faut, avec des aires de jeu dignes de ce nom ?

Exactement ! Là où il y a les bons terrains, il y a toujours du spectacle. C’est le cas à Demba Diop, Guédiawaye, Pikine, Ely Manel Fall, Aline Sitoé Diatta. Ailleurs, ce n’est pas le cas. Comme à Saint Louis. Je me demande d’ailleurs comment la Linguère a fait pour être leader de sa poule (A). Maintenant, d’autres paramètres peuvent transcender l’équipe. Il y a l’entraîneur (Amara Traoré, ancien entraîneur adjoint de l’Equipe nationale du Sénégal) qui est un excellent technicien, le public… Au Stade de Mbour, c’est la même chose avec un terrain très sablonneux.

Sur le plan des résultats, la Jeanne d’Arc que vous avez eu à coacher par le passé, occupe la dernière place de sa poule. Surprenant ?

Il y a un environnement qui ne milite pas en faveur d’une sérénité qui va dans le sens d’avoir des performances. Quand il y a deux blocs qui s’opposent, forcément cela rejaillit sur le staff, sur les joueurs. La Jeanne d’Arc est très forte quand il y a une union des cœurs et des esprits. Aujourd’hui, c’est ce qu’on ne voit pas. Et si cela perdure dans ce schéma, je vois mal la Jeanne d’Arc rebondir. Les dirigeants doivent avoir un esprit de dépassement. L’intérêt supérieur du club doit primer sur tous les autres. En regardant l’équipe jouer, on sent nettement qu’elle a les armes pour ne pas aligner que des défaites et des matches nuls.

Durant la première phase, on a noté des réaménagements et autres mouvements des entraîneurs. Est-ce une des exigences du football professionnel ?

Quelques équipes ont gardé leur stabilité. Autant le staff que l’effectif. Ces derniers ont montré des signes de performance. C’est le cas de la Linguère, Mbour, Casa-Sport, Jaraaf… La seule équipe qui sort de cette spécificité, c’est Gfc où presque le staff a varié et qui est dans le peloton de tête. Maintenant, les changements dans les autres clubs sont dus effectivement aux exigences du football professionnel. Avec l’obligation de résultat, forcément il y a des changements au niveau de l’effectif ou du staff.

Parlons du cahier des charges qui a fait couler beaucoup d’encre avant son adoption. Y a-t-il un respect strict de la charte signée par tous les présidents de clubs ?

Au niveau des entraîneurs, il n’y a pas un respect total. D’ailleurs, contrairement à ce que beaucoup pensent, il est clairement indiqué que chaque club doit être doté au moins d’un entraîneur titulaire du deuxième degré dans son encadrement. Il y a quelques équipes qui échappent à cela. Il y a également une autre disposition pour les anciens internationaux qui disposent de la validation des acquis d’un an renouvelable.
Au niveau du paiement des salaires des joueurs, c’est une question réservée aux administratifs. Il faut rester vigilant et exigeant envers le statut du joueur. Je crois qu’il faut introduire des techno-structures dans les clubs. Il y a le volet marketing, communication… Malheureusement, tous les clubs n’ont pas encore ce savoir-faire. Depuis un demi-siècle, nos clubs ont été formatés uniquement pour faire du football. D’ailleurs, comme orientation pour la phase retour, je partagerai cette citation de Luis Felipe Scolari (ancien entraîneur du Brésil). «La puissance et la vitesse ne cessent d’augmenter. L’entraînement physique est de plus en plus élevé et intensif. Les tactiques restent similaires, mais c’est la technique et les compétences individuelles qui vont faire la différence.» Cela veut dire qu’aujourd’hui, il faudra être très pointu dans la préparation des joueurs sur le plan de la puissance et de la vitesse. D’où l’importance dans les staffs de compétence dans ce domaine. Tous les staffs ne disposent pas de préparateur physique. Si la Douane a été très bonne pendant toutes ces saisons, c’est parce qu’il y avait aussi un certain Ibou Diatta. Il y a aussi l’animation offensive, la rapidité des transitions, les fondamentaux techniques, mais aussi les stratégies avec les balles arrêtées. Un tiers des buts sur le plan mondial est marqué sur balle arrêtée. Cela nous permettra certainement d’avoir une phase retour aussi palpitante et prolifique en buts. 




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