INSTALLATION DE MANSOUR FAYE A SAINT LOUIS Les avocats de Braya dénoncent le «deux poids deux mesures»

Mansour Faye -Ahmet Fall BrayaSuite à l’installation de Mansour Faye (Bby), à la mairie de Saint Louis hier, lundi, dans la matinée, les avocats d’Ahmed Fall Braya (Pds) sont montés au créneau, dans l’après midi, pour fustiger la volte-face du 1er Président de la Cour de Saint Louis. Face à la presse, Me Moustapha Dieng et compagnie ont dénoncé le «deux poids deux mesures» des autorités administratives, ainsi que le «forcing» à Saint Louis.

Le feuilleton des élections locales à Saint Louis n’a pas encore livré ses secrets. C’est la tournure semble prendre le dossier Mansour Faye (Bby) et Ahmed Fall Braya (Pds) à Saint Louis. En conférence de presse hier, Moustapha Dieng et Adama Fall, tous avocats d’Ahmed Fall Braya, ont tiré à boulets rouges sur ce qu’ils considèrent comme «deux poids deux mesures» dans le traitement des recours des élections locales du 29 juin dernier.
 
Selon Moustapha Dieng, le recours en annulation partiel, en invalidation et en rectification d’erreurs matérielles des résultats de la commission de recensement des votes a été déposé depuis le 3 juillet dernier au niveau du 1er Président de la Cour d’Appel de Saint Louis. A l’en croire, sous leur demande, «le 1er Président de la Cour a rendu une ordonnance, ordonnant le sursis à toute installation de conseillers municipaux à Saint Louis, en attendant la décision qui sera rendue le vendredi 18 juillet, pour apporter un apaisement dans les cœurs et les esprits».
Le comble, selon lui, le préfet de Saint Louis, qui devait être à équidistance avec les partis politiques, «a émis des réserves et s’est empressé de dire : je vais m’en référer à ma hiérarchie». Pire, il s’est dit «surpris d’apprendre que le 1er Président s’est rétracté le lendemain, dimanche». Ce qui, selon lui, démontre «qu’il y a en guise sous roche». Fort de cet état de fait, il a estimé que c’est une violation de l’Etat de droit et un forcing qui ne dit pas son nom à Saint Louis. 
 
Lui emboitant le pas, son collègue, Adama Fall a estimé que le cas de Saint Louis n’est pas isolé au Sénégal. A l’en croire, il y a une différence de traitement dans les recours et une violation de la loi électorale lors des élections locales passées. «L’égalité de traitement devant la justice et devant l’administration est aujourd’hui rompue» a-t-il fustigé.
Selon lui, partout où le Pds a déposé des recours en annulation, notamment dans les départements de Bambey, Goudomp, Guédiawaye, comme à Saint Louis, les préfets ont convoqué les conseillers municipaux pour procéder à l’installation. Cela, en dépit de l’attente du verdict de la Cour d’Appel ce 18 juillet.
Au même moment, a-t-il trouvé, «partout où la coalition Benno Bokk Yakaar a déposé des recours, comme à Podor, aucune autorité administrative n’a convoqué les conseillers municipaux pour procéder à l’installation». Un traitement de «deux poids deux mesures» qu’il n’a pas du tout digéré  promettant d’user de tous les moyens juridiques pour se faire justice et installer Ahmed Fall Braya dans ses fonctions.
 
Rappelons qu’à Saint Louis, les résultats provisoires des élections locales du 29 juin sont rendus publics 72h après le scrutin, donnant victoire à Mansour Faye, de la coalition Benno Bokk Yakaar. Pourtant, les premières tendances avaient donné largement victorieux Ahmed Fall Braya du Pds. Une longue situation d’attente qui avait plongé la ville sous vive tension. A ce jour, les forces de l’ordre ont quadrillé tout Saint Louis.

Jean Michel DIATTA

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