Irak : Obama favorable à la poursuite des frappes "si nécessaire"

was-2778563-jpg_2409279_652x284Le président américain a expliqué avoir autorisé les frappes en Irak pour protéger les personnels américains en poste dans la ville d’Erbil.

Le président Barack Obama a souhaité samedi la poursuite des frappes aériennes américaines contre les djihadistes qui menacent le Kurdistan irakien “si nécessaire”, pour protéger les diplomates et conseillers militaires américains. Barack Obama a expliqué dans son allocution hebdomadaire avoir autorisé les frappes en Irak pour protéger les personnels américains en poste dans la ville d’Erbil, dans le nord de l’Irak. “Si nécessaire c’est ce que nous continuerons de faire”, a-t-il dit.

Deux chasseurs bombardiers ont frappé vendredi vers 13 h 45 (10 h 45 GMT) une pièce d’artillerie mobile de l’État islamique (EI) qui avait visé des forces kurdes à Erbil. Quelques heures plus tard, d’autres raids ont visé “des terroristes” puis un convoi et un mortier près d’Erbil.

Tout en assurant qu’il ne permettrait “pas que les États-Unis soient à nouveau entraînés dans une guerre en Irak” et qu’il n’était pas question d’envoyer “des troupes américaines (…) en Irak, parce qu’il n’y a pas de solution militaire américaine à la crise là-bas”, Barack Obama a souligné qu’il ne fallait pas permettre à “ces terroristes (les djihadistes) d’avoir un refuge permanent d’où ils pourront attaquer les États-Unis”. “Nous protégerons nos ressortissants”, a-t-il ajouté.

“Les États-Unis ne peuvent pas détourner le regard”

Le président américain a par ailleurs confirmé qu’il avait autorisé un “effort humanitaire” pour venir en aide aux milliers de civils qui ont fui la ville de Sinjar à l’approche des jihadistes et sont réfugiés dans les montagnes. “Les milliers, peut-être des dizaines de milliers, d’hommes, femmes et enfants qui se sont enfuis vers la montagne sont menacés par la faim et la soif. La nourriture et l’eau que nous avons lancés vont les aider à survivre”, a déclaré Barack Obama.

Vendredi soir, le Pentagone avait annoncé que des vivres avaient été délivrés pour la seconde fois aux “milliers de citoyens irakiens” menacés à la fois par la famine et par les djihadistes sur le Mont Sinjar. Parmi eux de nombreux Yazidis, kurdophones considérés par les extrémistes sunnites comme des “adorateurs du diable”.

“J’ai également autorisé des frappes aériennes ciblées pour aider les forces irakiennes à rompre le siège et sauver ces familles”, a-t-il ajouté. Les États-Unis, a-t-il souligné, “ne peuvent et ne doivent pas intervenir à chaque fois qu’il y a une crise dans le monde”. “Mais quand il y a une situation comme celle de cette montagne, où d’innombrables innocents risquent de se faire massacrer, et que nous avons la capacité d’aider à l’empêcher, les États-Unis ne peuvent pas détourner le regard. Ce n’est pas ce que nous sommes. Nous sommes Américains. Nous agissons. Nous menons. Et c’est ce que nous allons faire sur cette montagne”, a-t-il lancé.

Source AFP

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