Iran: La France fera “tout” pour protéger ses entreprises

La France et les Européens vont “tout faire” pour protéger les intérêts de leurs entreprises, ont déclaré mercredi des sources à l’Elysée, au lendemain de l’annonce par Donald Trump du retrait des Etats-Unis de l’accord nucléaire de 2015 avec l’Iran. Le département du Trésor a annoncé que les Etats-Unis allaient rétablir une large palette de sanctions concernant l’Iran après des périodes transitoires de 90 à 180 jours.

“Nous allons évidemment tout faire, en lien avec nos entreprises pour protéger leurs intérêts”, a déclaré l’une de ces sources, citant comme exemple les implications pour Airbus. “Nous allons en parler à nos entreprises, entre Européens” et “nous allons le traiter au niveau de l’ensemble de l’Union européenne avec les Etats-Unis”, a-t-elle ajouté. Interrogée sur la possibilité de commercer avec l’Iran en euros plutôt qu’en dollars pour éviter des sanctions, la source a répondu :

“cela appartient aux discussions que nous avons, ce n’est pas forcément aussi simple. Nous allons aborder toutes ces questions avec nos entreprises, entre Européens et avec l’administration américaine.” “Airbus, c’est un bon exemple pour montrer que de toutes façons, du fait des incertitudes qui existaient avant même (l’annonce de Donald Trump-NDLR), les choses avaient déjà commencé à se gripper”, a poursuivi la source, évoquant “un certain attentisme” depuis plusieurs mois.

“C’est clairement un des domaines d’application de ces sanctions à travers les licences de l’Ofac, nous allons évidemment traiter ce problème avec tous les autres problèmes”, a-t-elle ajouté, en référence à l’Office of Foreign Assets Control, chargé des sanctions économiques américaines. “Nous avons besoin d’un peu de temps maintenant pour avoir ce dialogue.”

Le secrétaire au Trésor, Steve Mnuchin, a déclaré mardi que les Etats-Unis allaient retirer à Airbus et à Boeing les autorisations de vendre des avions de ligne à l’Iran. IranAir a commandé une centaine d’appareils à Airbus pour un montant de 20,8 milliards de dollars (17,5 milliards d’euros) sur la base des prix catalogue. Les accords passés avec Airbus et Boeing dépendent des permis délivrés par les Etats-Unis en raison de la forte utilisation de pièces américaines dans la construction des avions de ligne.

Jean-Baptiste Vey et Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse

 Reuters – Reuters

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