Ismaïla Madior Fall, président du Comité de pilotage de l’Acte 3 de la décentralisation : «Dans la première phase, il y aura les Communales et les Départementales»

Ismaïla Madior Fall, président du Comité de pilotage de l’Acte 3 de la décentralisation
PR ISMAILA MADIOR FALL
Ismaïla Madior Fall, président du Comité de pilotage de l’Acte 3 de la décentralisation

Les Sénégalais seront appelés à élire les conseillers municipaux et départementaux le 16 mars 2014 et les conseillers régionaux dans la seconde phase de l’Acte 3 de la décentralisation. Le président du Comité de pilotage, Ismaïla Madior Fall, a assuré vendredi que les élections se tiendront à date échue et qu’il n’y aura pas de délégations spéciales.

On ne parlera plus d’élections municipales, rurales et régionales, si la phase 1 de la réforme de l’Acte 3 de la décentralisation passe. C’est ce que le Professeur Ismaïla Madior Fall a déclaré vendredi, lors de l’émission «Les affaires de la cité» sur la Tfm, dont il était l’invité.

Le président du Comité de pilotage de ladite réforme précise : «Il y a la communalisation intégrale avec des élections communales (conseils municipaux et des maires) et, ensuite, il y aura des élections départementales (élection des conseils départementaux).» S’en suivra, pour la phase 2 reportée après les Locales du 16 mars 2014, faute de contestations sérieuses des populations, le scrutin des pôles régionaux.

Ce qu’il rejette et précise : «On n’a entendu personne dire, à la base, dans les cadres régionaux de partage : ‘’Nous ne sommes pas d’accord avec la communalisation ou la départementalisation’’. En revanche, les gens ont dit : ‘’Nous ne sommes pas d’accord avec les propositions de corrections territoriales qui étaient faites’’.

C’est ce qui ressort des rapports des gouverneurs des 14 régions du Sénégal.» Par conséquent, assure le ministre conseiller juridique du président de la République, «(dans la phase 1), l’entité région reste, donc le gouverneur aussi ; et dans la phase 2, on verra».

Ismaïla Madior Fall a également confirmé l’organisation des élections locales à date échue qui «était un défi à relever», non sans rappeler que depuis 1977, «on n’a jamais respecté» le calendrier républicain pour les Locales. «1977-1984 (7 ans), 1984-1990 (6 ans), 1990-1996 (6 ans), 1996-2002 (6 ans), 2002-2009 (7 ans). Donc ici, le premier défi était de ne pas sortir de l’année 2014», dit-il. Pr Fall d’ajouter qu’il n’y en aura pas de délégations spéciales «ni avant ni après les élections».

hamath@lequotidien.sn

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