Israël débloque un projet controversé de 1 500 nouveaux appartements à Jérusalem-Est

israël colonEn Israël, la construction de plus de 6 000 logements pourrait être autorisée à Jérusalem-Est cette semaine. Ce lundi déjà, un premier projet a été débloqué. Il concerne 1 500 appartements. Les Palestiniens protestent, car les quartiers concernés par ces constructions sont situés sur des terres qu’ils revendiquent. Ces annonces font aussi du bruit en Israël, car elles interviennent à cinq semaines des élections législatives.

Victoria Nuland, porte-parole de la diplomatie américaine
Nous sommes profondément déçus qu’Israël persiste à poursuivre ce schéma d’actions de provocation.

Avec notre correspondant à Jérusalem, Nicolas Falez

 

Depuis qu’il est Premier Ministre, Benyamin Netanyahu répète qu’il n’a pas l’intention de freiner la construction à Jérusalem-Est, la partie de la ville conquise et annexée il y a 45 ans.

Un point de vue largement partagé en Israël. « Pour ceux qui, comme moi, habitent Jérusalem, construire est un besoin vital. Jérusalem est la capitale d’Israël. C’est une ville dynamique, vivante. La population augmente, il y a des familles. Il faut que les quartiers existent, c’est une priorité. On doit construire à Jérusalem, dans tous les quartiers », soutient Arie Deri, l’un des dirigeants de Shass, un parti religieux membre de la coalition au pouvoir.

Yasser Abed Rabbo, membre du Comité exécutif de l’OLP
S’ils continuent comme cela, une solution à deux États deviendra vraiment impossible.

A cinq semaines des législatives en Israël, d’autres voix se font entendre, notamment au centre. « La décision du gouvernement n’a rien à voir avec le problème du logement. C’est une décision politique, un virage à droite de ce gouvernement. Je pense que c’est une erreur qui affaiblit notre position dans le monde, je crois qu’il faudrait retirer ce projet. Non pas parce que nous ne pouvons construire à Jérusalem ; nous devrions construire à Jérusalem ! Mais nous devrions le faire après avoir conclu un accord avec les Palestiniens », affirme Yair Lapid. Il dirige le parti laïc Yesh Atid, qui présente pour la première fois des candidats aux élections.

Le Parti travailliste israélien adopte, lui, un ton beaucoup moins sévère envers les nouveaux projets de construction. Pour cette campagne, le principal parti de gauche a choisi de se concentrer sur les questions économiques et sociales.

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