Israël pourra-t-il détruire les S-300 en Syrie?

La Russie ne croit pas en la non-implication d’Israël dans la catastrophe de son avion Il-20 et fait ce dont Tel-Aviv cherchait à dissuader Moscou ces dernières années: livrer des systèmes antiaériens S-300 en Syrie. Ces fournitures changeront radicalement la situation dans la région?

Lundi 24 septembre, le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou a annoncé le transfert de missiles modernes S-300 à la Syrie, écrit mardi le site d’information Vzgliad. De plus, les postes de commandement de la DCA syrienne seront à présent dotés d’un système automatisé permettant de suivre de manière centralisée la situation dans le ciel, de contrôler toutes les forces et les moyens de la défense antiaérienne et de désigner rapidement les objectifs.

«Surtout, nous garantirons l’identification de tous les avions russes par la DCA syrienne», a souligné Sergueï Choïgou.

Lundi 24 septembre, il a été annoncé que Vladimir Poutine s’était entretenu avec son homologue syrien Bachar el-Assad à ce sujet. Après cette conversation, l’ambassadeur de Syrie à Moscou Riad Haddad a déclaré que les S-300 étaient nécessaires pour «se protéger contre l’agression israélienne». Benjamin Netanyahu a ensuite téléphoné au chef de l’État russe et présenté une nouvelle fois ses condoléances suite au péril de l’équipage russe de l’Il-20. Vladimir Poutine a attiré l’attention du Premier ministre israélien sur le fait que le renforcement de la DCA syrienne grâce aux S-300 était «en adéquation avec la situation» et était orienté sur la prévention de toute menace potentielle pour les militaires russes.

En avril, le ministre israélien de la Défense Avigdor Liberman avait déjà promis de détruire les S-300 syriens si la Russie les livrait en Syrie et si cette dernière osait ouvrir le feu sur l’aviation israélienne.

Cela fait longtemps que la blogosphère israélienne évoque différentes versions de neutralisation des S-300. Ainsi, l’historien militaire Alexandre Choulman identifie cinq scénarios possibles.

Première option: la saisie des missiles et leur envoi en Israël. Deuxième option: une opération terrestre pour détruire la DCA et son personnel. Troisième option: une frappe aérienne massive contre les positions de la DCA. Quatrième option: le brouillage électronique. Enfin, cinquième option: un «simple» sabotage par un groupe commando.

De son côté, l’expert militaire israélien Andreï Kojinov pense que l’État hébreu n’osera pas attaquer les S-300 «pour des raisons politiques, et pas du tout techniques». Il souligne également que l’apparition d’une DCA russe sophistiquée «causerait forcément des problèmes pour l’aviation israélienne».

fr.sputniknews.com

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