JOURNEE MONDIALE DE LUTTE CONTRE LE VIH A KOLDA La prise en charge des PVVIH au menu

A l’instar de la communauté internationale, la région de Kolda a célébré ce 1er décembre la Journée Mondiale contre le SIDA. L’événement est marqué cette année par une forte mobilisation des jeunes qui sont venus en masse se faire dépister au moment où les personnes porteuses du VIH (pvvih) réclament leur prise en charge.
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La Journée Mondiale contre le SIDA dans la région de Kolda est initiée par l’ANCS et les OCB comme Double Horizon, l’association YMCA/Sénégal, le mouvement Navétane avec la participation de l’ASC Dental de la commune de Kolda, entre autres.

Force est reconnaitre qu’en dépit des actions menées contre cette maladie, la prise en charge des personnes porteuses du VIH (pvvih) demeure une équation. « Kolda reste encore la région la plus touchée avec un taux de prévalence de 2, 4 % » au niveau de sa population générale », a souligné Dr Mangane médecin chef du district sanitaire, tout précisant qu’«il reste beaucoup à faire et que les acteurs doivent davantage redoubler d’effort pour juguler cette maladie ».

Dans son allocution, le Président de Double Horizon a réitéré l’engagement des jeunes à poursuivre cette lutte aux côtés des autres acteurs. Mamadou Fofana Diarra a surtout incité les jeunes qui constituent l’avenir de ce pays à connaitre leur statut sérologique, et à être l’avant-garde de ce combat contre le SIDA à Kolda.

Une autre activité marquante de cette journée est la procession de moto Jakarta ayant fait le tour du centre ville avant d’arriver à l’école 3. En plus de cela, les personnes vivant avec le VIH ont à l’occasion d’un “Yendu” discuté sur la question de la couverture universelle de la maladie mais aussi et surtout de leur autonomisation.

En effet, la présidente de l’Association Ballondiral a demandé a ses membres de mieux s’organiser pour trouver des ressources, car les partenaires se font de plus en plus rares alors que les défis de la prise en charge s’accentuent. Elle a souhaité que Kolda puisse bénéficier de discrimination positive dans la lutte contre la maladie à la considération du taux le plus élevé et l’indice de pauvreté. « Resté un trimestre sans mener d’activités d’appui psychosociale pour les pvvih au Fouladou est inadmissible et ne facilite point la lutte contre le vih », a-t-elle déploré.

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