JOURNEE MONDIALE DU TOURISME Les limites d'un secteur

La célébration de la journée mondiale du tourisme, ce 27 septembre 2013, est un moment d’interrogation sur les limites d’un secteur local en manque d’une politique de développement durable. Elle se tient dans un contexte où le thème choisi colle justement avec les réalités sur le terrain.
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«Tourisme et Eau’’ le thème choisi par l’Organisation mondiale du tourisme (Omt) permet de revoir la situation de l’eau par rapport aux installations touristiques. Les plans d’eau constituent des foyers d’attraction des oiseaux migrateurs, la joie de milliers de visiteurs. Ironie du sort, les plans d’eau font l’objet des agressions les plus osées. La mer fait des siennes et compromet le balnéaire avec ses avancées réduisant les plages ou les anéantissent. Une politique de maîtrise de l’eau ou des eaux entre en droite ligne désormais avec le développement durable surtout dans le secteur du tourisme.

La lagune de la Somone reste sous la menace d’une mort programmée entre un ensablement progressif et des empiètements continus sur ses berges et le front de mer. L’érosion côtière ne facilite pas les choses du fait des installations anarchiques pour juguler ce phénomène le long du littoral. Des lobbies très organisés depuis une dizaine d’années ont fini de vouloir ériger l’exception en règle pour dicter à l’environnement le béton et le fer dont leur survie sous l’eau n’est pas durable.

L’eau est au centre d’une problématique à la Somone. Le plan d’eau  pour les balades des touristes, l’eau pour la mangrove, l’eau pour la faune et la flore aquatique, d’une matière générale, l’eau pour le tourisme ; tout est en voie d’être compromis. Les spéculations foncières, les installations anarchiques, les retenues ont fini de constituer une menace sérieuse sur la Somone à partir de son bassin versant.

Le Mballing à Mbour, un sanctuaire écologique attirant des oiseaux migrateurs voit ses berges se réduire avec les lotissements. Le Warang a fini de rendre l’âme avec des remblais qui en font des parcelles d’habitation. Le Thièmassas jouxtant le Club Aldiana, l’ex fleuron de l’industrie touristique déborde cette saison hivernale, sont lit n’a pas encore fini de recevoir les eaux de pluie.

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