KABIROU MBODJI : «Depuis l’acquisition de  Tigo, il y a un acharnement sur moi.»

KABIROU MBODJI : «Depuis l’acquisition de  Tigo, il y a un acharnement sur moi.»

D’une affaire de mœurs, hier, à une autre d’augmentation illégale de capitale, aujourd’hui, Kabirou MBODJI reçoit des coups de toutes parts.

Les mufleries sans bornes, le patron du Groupe Wari est sorti de sa réserve. Lors d’un point de presse, hier, il a balayé d’un revers de main toutes les attaques qui, selon lui, s’enchaînent depuis qu’il a racheté la filiale sénégalaise de Millicom international cellular, Tigo, pour 80 milliards de francs Cfa.

Les coups pleuvent. Depuis l’acquisition de l’opérateur telecoms Tigo en février, les «affaires» s’enchaînent contre l’homme d’affaires Kabirou MBODJI qui, petit à petit étend ses tentacules hors des frontières sénégalaises. Chaque jour avec son lot de scandales. D’une affaire de mœurs à l’exhumation d’un conflit contre des «co-fondateurs» à l’achat d’une banque au Togo, l’entrepreneur fait l’objet d’un lynchage médiatique sans précédent.

Des mufleries sans bornes auxquelles le Président directeur général de la plateforme digitale de services financiers Wari, n’avait pas jugé nécessaire de répondre. Mais, il dit refuser de continuer d’être trainé dans la boue. Raison pour laquelle, il a contre-attaqué, hier, lors d’un point de presse, après l’annonce dans la presse de son inculpation.

«On constate que depuis l’acquisition de l’opérateur de télécommunications Tigo, il y a un acharnement sur moi. Depuis la vague de patriotisme qui s’est déclenchée, suite à cette acquisition, on a une volée de bois mort contre ma personne. On parle de mœurs, on dit que je suis un escroc, que je suis ceci et cela», dit l’entrepreneur. Non sans s’interroger sur la concomitance de cet «acharnement» avec des rachats de juteuses entreprises au Sénégal et au Togo.

«Beaucoup de Sénégalais se sont félicités du rachat de Tigo en disant qu’au moins ce sont des pans de souveraineté qu’on récupère. Mais pour d’autres, c’est un casus belli («occasion de guerre ; Ndlr).

Pourquoi maintenant et pourquoi pas avant ?

Pourquoi maintenant que des Sénégalais s’inscrivent dans la logique de pousser leurs champions nationaux qu’automatiquement on nous cherche des problèmes ?

Certains sont même allés jusqu’à dire que je ne suis pas Sénégalais mais Togolais, qu’il y a des Marocains qui se cachent derrière mon business», s’indigne Kabirou MBODJI.

Qui signale que cette dernière affaire, est la «énième procédure intentée par les mêmes personnes sur les mêmes sujets». Mais, pour lui, il y a rien de nouveau sous le soleil puisque les mêmes plaignants «ont été déboutés sur l’ensemble de leurs procédures».

Ce qui fait qu’ils ne se fatiguent pas à recommencer. «C’est par la presse qu’on a eu vent d’une procédure contre nous. Ces trois personnes sont des gens qu’on a employés», dit M. MBODJI qui signale que tous les trois restent actionnaires de la boite après qu’il leur ait donné gracieusement des parts au début de l’aventure.

«S’ils sont actionnaires fondateurs, c’est très facile de le vérifier ; ils n’ont qu’à donner leur bons de souscriptions. On a rien fait d’autre qui n’est pas dans la loi des sociétés. Tout est clair. On a rien fait d’autre que de travailler. Les gens n’ont qu’à aller voir Wari. A part les banques françaises, toutes les autres utilisent Wari», ajoute-t-il.

Et de porter la réplique à ses accusateurs : «Ceux qui m’accusent d’augmentation illégale de capital montrent qu’ils n’ont jamais créé de société. Il m’est impossible de faire tout seul une augmentation de capital. On fait une assemblée générale, puis ça passe chez le notaire.

C’est même une insulte à la profession des notaires. C’est la onzième procédure contre moi. Cette histoire là date de 2014. C’est inadmissible qu’on ressort tout le temps ce dossier et qu’on essai de me salir dans les médias».

Pour lui, au lieu de chercher à casser les réussites sénégalaises qui tentent de bâtir des échos systèmes, on devrait les encourager à conquérir le monde.

«L’Afrique souffre tellement d’une mauvaise image en terme d’entrepreneuriat que si on voit une toute petite image on doit la pousser. Qui n’a pas de problèmes dans sa société. C’est la loi normale. Cela ne vaut pas la peine de dénigrer et de salir un entrepreneur.

C’est comme si on nous dit qu’on ne peut pas se développer, qu’on ne peut pas aller à la conquête du monde, qu’on doit être qu’un petit player dans le coin et les laisser, eux qui sont établis partout dans le monde, continuer à faire ce qu’ils ont à faire», fait-il remarquer.

Walf Quotidien

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