KAOLACK/ MODERNISATION DE LA JUSTICE AU SENEGAL La loi Latif Gueye risque de connaître un revirement

La loi sur le trafic national et international de la drogue promue par l’ancien président de l’Ong « Jamra » Abdou Latif Guèye, est sur le point d’être orientée vers une autre juridiction que la cour d‘assises. La nouvelle a été annoncée hier, mardi, lors de

Le ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba
Le ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba

l’inauguration des nouveaux locaux des tribunaux de Kaolack par le Ministre de la justice, garde des sceaux, Maître Sidiki Kaba.

Celui-ci veut désormais partager l’appréciation des nombreux magistrats qui estiment que la drogue en cour d’assises donne un autre visage à cette juridiction. C’est en tout cas ce qu’il a annoncé à l’ouverture d’une chambre criminelle dont la mission sera exclusivement orientée dans les affaires de drogue et le renforcement du code de procédure pénale pour les cas d’assises.

La visite effectuée hier, mardi par le ministre de la Justice à Kaolack, entre dans le cadre de la nouvelle politique annoncée pour la modernisation de la justice sénégalaise. Le garde des sceaux, ministre de la justice, Maître Sidiki Kaba, a procédé à l’ouverture des premières nouvelles infrastructures du pays venues de cette politique en matière de justice. D’un coût d’investissement de 613 Millions de nos francs, ces locaux entièrement informatisés ont été réalisés grâce au partenariat entre l’Etat du Sénégal et l’Union Européenne (UE). Ils réunissent aujourd’hui toutes les juridictions de Kaolack autour d’un même carré dans le seul but de rapprocher davantage la justice aux justiciables

cérémonie a été aussi l’occasion pour Maître Sidiki Kaba de présenter les autres facettes des réformes et orientations prévues par le gouvernement sénégalais dans son programme de modernisation de la justice. Ainsi dans un discours assez détaillé et instructif, le garde des sceaux, Ministre de la justice a annoncé la volonté de l’Etat de passer à la vitesse supérieure pour plus de performance dans le travail de la justice. Autrement dit, mettre en place toutes les dispositions permettant aux tribunaux sénégalais de poursuivre aisément les missions qui leur sont dévolues.

Outre la réhabilitation ou construction de nouveaux édifices pour d’une part la justice et de l’autre les maisons d’arrêt et de correction (Mac), ces nouvelles mesures s’articuleront également autour de la sécurisation des espaces abritant les palais de justice, la formation des magistrats et autres auxiliaires en service dans les tribunaux et le rapprochement des juridictions aux administrés.

Apparemment, ces nouvelles réformes sont même allées au-delà, car l’idée pour le gouvernement sénégalais est de mettre en application d’autres dispositions prenant compte du respect des droits humains et permettant aux magistrats de rendre justice dans les délais escomptés. Ainsi en dépit des 350 à 400 Millions de francs d’aide juridictionnelle prévus par l’Etat su Sénégal pour assister la majorité des concitoyens incapables de supporter financièrement les charges liées aux procédures juridictionnelles, ces changements vont également intervenir sur toutes les formes de délits ou infraction. Ce sera sans doute l’exemple avec les délits mineurs où la réforme prévoit un jugement dans les huit (8) jours qui suivent la mise en accusation.

Concernant cependant le cas des tortures dans les lieux de détention provisoires, il est aussi recommandé la présence d’un avocat au moment du premier interrogatoire.

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