Karim Wade candidat contre vents et marées

Alors que la polémique se poursuit au Sénégal après la révocation de Khalifa Sall de son poste de maire de la capitale, du côté du PDS, le parti de Karim Wade, on veut encore croire qu’une candidature est toujours possible. Jeudi dernier,  la Cour suprême s’est déclarée incompétente, rejetant de ce fait le pourvoi de Karim Wade contre son exclusion des listes électorales, préalable indispensable à sa candidature. « On nous a déclaré la guerre, nous allons mobiliser le peuple », déclarait Oumar Sarr, le numéro 2 du PDS. Karim Wade qui reste donc contre vents et marées le candidat du PDS.

Quand en  mars 2015, à deux jours du verdict qui allait le condamner à 6 ans de prison, Karim Wade est désigné candidat du PDS, la question de son éligibilité se posait déjà.  Mais pour son père l’ancien président Abdoulaye Wade, cette stratégie répondait d’abord à un objectif : démontrer à l’opinion que son fils était un prisonnier politique, condamné au terme d’un procès politique. A l’époque les responsables du PDS affirmaient que Karim Wade avait le meilleur profil, qu’il n’y avait pas et qu’il n’y aurait pas de plan B.

Aujourd’hui, rien n’a véritablement changé. Malgré l’échec du pourvoi devant la Cour suprême, Karim Wade demeure le candidat du PDS. Si in fine il ne parvient pas à se présenter, le PDS aura plusieurs options : présenter un autre candidat qui portera les couleurs du PDS, appeler à voter pour une autre personnalité de l’opposition ou bien choisir la confrontation,  voire la violence, tenter de saboter l’élection ou enfin appeler au boycott.  Dans le camp présidentiel, on regrette ce qu’on appelle « une stratégie de disqualification du processus électoral ». « Ils veulent discréditer des élections qu’ils savent perdues d’avance », affirme ainsi Seydou Gueye, le porte-parole de l’APR, le parti de Macky Sall.

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