Khashoggi : l’audition de la directrice de la CIA conforte la volonté de sanction du Sénat américain

Senate Foreign Relations Committee Bob Corker, R-Tenn., speaks to reporters after a closed-door security briefing by CIA Director Gina Haspel on the slaying of Saudi journalist Jamal Khashoggi and involvement of the Saudi crown prince, Mohammed bin Salman, at the Capitol in Washington, Tuesday, Dec. 4, 2018. Graham said there is "zero chance" the crown prince wasn't involved in Khashoggi's death. Corker said he believes if the crown prince were put on trial, a jury would find him guilty in "about 30 minutes." (AP Photo/J. Scott Applewhite)

Le président républicain de la commission des affaires étrangères a estimé que si le prince héritier saoudien était devant un tribunal, « il serait reconnu coupable en trente minutes ».

Les élus avaient en effet regretté son absence, une semaine plus tôt, aux côtés du secrétaire d’Etat Mike Pompeo et du secrétaire à la défense James Mattis, pour tâcher d’en savoir plus sur le rôle du prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salman (« MBS »), dans la disparition d’un journaliste dissident, Jamal Khashoggi, en octobre, dans le consulat du royaume à Istanbul, en Turquie.

Le président républicain de la puissante commission des affaires étrangères, Bob Corker (Tennessee), qui quittera le Sénat en janvier, a ainsi estimé que si Mohammed Ben Salman était présenté devant un tribunal, « il serait reconnu coupable en trente minutes », assurant n’avoir « aucun doute » sur sa responsabilité.

Le président républicain de la commission des affaires étrangères a estimé que si le prince héritier saoudien était devant un tribunal, « il serait reconnu coupable en trente minutes ».

La directrice de la CIA, Gina Haspel, était particulièrement attendue au Sénat, à Washington, mardi 4 décembre. Les élus avaient en effet regretté son absence, une semaine plus tôt, aux côtés du secrétaire d’Etat, Mike Pompeo, et du secrétaire à la défense, James Mattis, pour tâcher d’en savoir plus sur le rôle du prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salman (« MBS »), dans la disparition du journaliste dissident Jamal Khashoggi, en octobre, dans le consulat du royaume à Istanbul.

Après la publication par le Wall Street Journal de « fuites » accablantes pour le prince, l’audition à huis clos de Gina Haspel a produit l’effet opposé à celui sans doute espéré par Donald Trump. Le président américain assure que rien ne permet d’incriminer l’homme fort de Riyad. Après avoir été informés de l’état des connaissances de la CIA, les sénateurs démocrates et républicains habilités à recevoir des informations confidentielles ont conclu au contraire à la responsabilité du prince héritier dans la mort de ce résident américain, chroniqueur au Washington Post.

Le président républicain de la puissante commission des affaires étrangères, Bob Corker, qui quittera le Sénat en janvier 2019, a ainsi estimé que si Mohammed Ben Salman était présenté devant un tribunal, « il serait reconnu coupable en trente minutes », assurant n’avoir « aucun doute » sur sa responsabilité.

lemonde.fr

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