Kimi Seba placé sous mandat de dépôt vendredi soir, a passé sa première nuit de prison

Le président de l’ONG Urgences Panafricanistes, Kemi Seba, a été placé sous mandat de dépôt vendredi soir, à la prison centrale de Rebeuss, au terme d’une journée de garde à vue devant les enquêteurs de la Division des investigations criminelles (DIC). Il lui est reproché d’avoir brûlé un billet de 5 000 Fcfa lors d’un rassemblement, le 19 août à Dakar.

Incarcéré à la prison de Rebeuss, à Dakar, comme un autre membre d’Urgences panafricanistes, le Franco Béninois Kémi Séba doit comparaître mardi 29 août devant le tribunal des flagrants délits. “Nous sommes en train de constituer un pool d’avocats”.

Lors de sa garde à vue, Kemi Seba était assisté par Me El Hadji Diouf, un des principaux ténors du barreau sénégalais.

Kémi Séba a passé sa première nuit de prsion en terre sénégalaise. Placé sous mandat de dépôt, ce vendredi soir, le célèbre activiste africain est ainsi en attente de son jugement, prévu mardi prochain selon les dernières informations obtenues par Xalima.

Kémi Séba est poursuivi pour avoir brûlé, lors d’une conférence, le 19 août dernier, un billet de banque. Selon des juristes, l’acte est condamné et Séba risque 5 ans à 10 ans de prison. Il sera, ainsi, jugé au tribunal des flagrants délits de Dakar. Ses proches disent être en train de constituer un pool d’avocats

L411, l’article qui punit le geste de Kémi Séba

Arrêté pour avoir brûlé publiquement un billet de 5000 F Cfa, l’activiste Kémi Séba risque gros.

Le code pénal sénégalais a prévu de lourdes sanctions contre le geste de Kémi Séba. Le panafricaniste, acteur reconnu de cette lutte contre le franc Cfa, risque gros pour avoir brûlé un billet de la BCEAO. 

Son geste est un punit par le code pénal qui stipule en son article 411: « Quiconque aura volontairement brûlé ou détruit, d’une manière quelconque, des registres, minutes ou actes originaux de l’autorité publique, des titres, billets, lettres de changes, effets de commerce ou de banque, contenant ou opérant obligation, disposition ou décharge […]. Si les pièces détruites sont des actes de l’autorité publique ou des effets de commerce ou de banque, la peine sera d’un emprisonnement de cinq ans à dix ans« .

La messe est ainsi dite. Reste maintenant à savoir le sort qui sera réservé à l’activiste et initiateur de l’ONG Urgence Panafricaniste.

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