Korité au Sénégal : Les imams «pilonnent» Israël

imam-grande-mosquee2L’oubli des principes qui fondent la démocratie, la confusion sur le croissant lunaire, le retour à l’éducation religieuse, l’entraide et la solidarité, étaient les points forts du sermon de l’imam ratib de la Grande mosquée de Dakar, El Hadji Alioune Moussa Samba, hier en présence du chef de l’Etat et de plusieurs membres du gouvernement.
La majeure partie de la communauté musulmane a fêté hier, l’Aïd El Fitr communément appelée Korité. L’occasion a été saisie par l’imam ratib de la Grande mosquée de Dakar, El Hadji Alioune Moussa Samba, pour s’attaquer à la confusion relative à la tenue de la fête de la Korité 2014. «L’Islam recommande de couper le jeûne à partir du 29e jour après apparition de la lune. Mais, au cas où on ne voit pas la lune, il nous demande de poursuivre le jeûne jusqu’au 30ème jour», a rappelé l’iman ratib, selon qui, «tout ce qu’a dit Iyane Thiam repose sur l’Islam». Il dit par conséquent, être en phase avec la Commission nationale du croissant lunaire. Avant d’affirmer que la division n’a pas sa place dans notre pays. Et cela doit être notre fierté, car «nous devons savoir que nous sommes tous des Sénégalais». C’est sous ce rapport qu’il a appelé à bâtir le développement économique et social du pays dans la solidarité et l’entraide, comme le prône le concept de la Couverture maladie universelle….

L’imam a en outre insisté sur le retour aux valeurs et à l’éducation religieuse. Ce qui fait dire à Macky Sall, que «ce sermon est axé sur les valeurs positives qui marquent notre religion, mais surtout les valeurs positives sur lesquelles s’adosse cette religion, puisqu’étant les valeurs positives de notre culture, de notre civilisation». Le chef de l’Etat trouve ainsi que «ce sermon mérite d’être écouté, entendu, puisqu’en définitive, c’est sur le socle de ces valeurs, que nous pourrons bâtir notre ambition pour notre pays.» Avant de promettre de continuer, avec la même détermination et le même engagement, l’œuvre de construction nationale, conformément à l’espoir des Sénégalais placé en lui, pour conduire les affaires de la cité.

Aussi, a-t-il regretté la célébration de la fête de l’Aid El Fitr dans la division. «En matière de religion, si ça ne dépendait que de l’Etat, il n’aurait jamais eu de fête dans la division. Mais, nous sommes dans un Etat laïc et la Constitution le garantit. L’Etat se doit de le respecter. Il nous revient maintenant, nous musulmans, de nous accorder sur un certain nombre de choses. Le Sénégal est un petit pays, qu’un avion peut parcourir en 15 mn, donc rien ne nous empêche de nous concerter pour fêter ensemble», a-t-il fait remarquer.

justin@lequotidien.sn

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