La Chine devient le premier acheteur étranger de S-400. L’équipe Moscou-Pékin se renforce contre les ingérences américaines

chineLes livraisons de systèmes de défense aérienne S-400 à la Chine en vertu de ce contrat peuvent commencer au cours du premier trimestre de 2017, a déclaré Chemezov.
Une source dans le système de coopération militaire et technique de la Russie avait précédemment dit à TASS que Pékin recevrait les premiers systèmes de missiles antiaériens S-400 au plus tôt dans douze ou dix-huit mois.
L’accord de la Chine pour acheter des systèmes S-400 Triumf a été annoncé officiellement au printemps 2015. Le patron de Rosoboronexport, la société d’Etat de vente d’armes de la Russie, Anatoly Isaikin, n’a pas divulgué les détails du contrat, le nombre de systèmes S-400 qui seraient achetés par la Chine ou le calendrier des livraisons.
Selon les rapports des médias, l’affaire comporte pas moins de six bataillons de S-400 d’une valeur totale de 3 milliards de dollars.
Le S-400 Triumf est le plus avancé des systèmes de missiles antiaériens russes de moyenne et longue portée, qui est entré en service en 2007.
Jusqu’à 16 régiments de l’armée russe devraient être équipés de systèmes S-400 d’ici la fin de l’année 2016.
La Chine est devenue le premier client étranger de systèmes de missiles antiaériens S-400.
Le fait que la Chine soit le premier pays à acheter le S-400 (rappelez-vous, l’Iran a acheté le S-300, et les systèmes n’ont même pas encore été livrés) indique que Moscou voit Pékin comme un partenaire politique et militaire à long terme. En effet, alors que l’étendue de «l’alliance» de la Russie avec la Chine a été quelque peu exagérée, il semble que les liens économiques croissants entre les deux pays ont facilité d’autant une coopération militaire plus étroite.
Et nous voyons déjà comment la Chine et la Russie travaillent ensemble pour protéger leurs intérêts de sécurité mutuelle :
Les ministres des Affaires étrangères de la Chine et de la Russie sont opposés à l’éventuel déploiement d’un système de défense antimissile américain avancée en Corée du Sud.
Au milieu de l’escalade des tensions sur l’arsenal nucléaire de la Corée du Nord, Washington et Séoul ont commencé la semaine dernière des pourparlers formels sur le déploiement du système sophistiqué THAAD.
Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a déclaré lors d’une conférence de presse vendredi après la réunion avec son homologue russe Sergueï Lavrov que mettre le système en Corée du Sud » entraînerait un préjudice direct aux intérêts stratégiques de sécurité de la Chine et de la Russie. »
Et comme les États-Unis continuent à provoquer la Chine dans la mer de Chine du Sud, nous nous attendons à une future coopération entre la Russie et la Chine sur les questions politiques et militaires. Les intérêts économiques et de sécurité commune ont conduit la Chine et la Russie à se coordonner – et l’achat des S-400 par Beijing est un parfait exemple.
Est-ce cela le résultat du « pivot vers l’Asie » des Etats-Unis ?
Matthew Allen
Traduction Avic – Réseau International

http: //russia-insider.com

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