La Chine lance une nouvelle ligne ferroviaire vers l’Iran

Bien que les États-Unis exhortent les compagnies chinoises à mettre un terme à leurs opérations avec la République islamique, Pékin inaugure officiellement une nouvelle ligne ferroviaire entre la Chine et l’Iran.

Tandis que le Président étasunien Donald Trump durcit sa position agressive envers Téhéran, qu’il déchire l’accord sur le nucléaire de 2015 et exige de nouvelles sanctions, la Chine est plus que prête à saisir l’opportunité commerciale. Elle ouvre une nouvelle voie ferroviaire internationale reliant Téhéran et Bayannur, une ville de la région autonome chinoise de Mongolie intérieure.

L’itinéraire exact de la voie de chemin de fer n’a pas encore été dévoilé, car il existe actuellement plusieurs grands projets ferroviaires, certains incluant même la plus grande rivale régionale de la Chine, l’Inde. Mais comme Bayannur est à proximité de la frontière nord de la Chine et qu’il s’y trouve déjà une voie de chemin de fer internationale vers le Kazakhstan, il est probable que la nouvelle voie commerciale traversera les anciennes républiques soviétiques, Kazakhstan, Ouzbékistan et Turkménistan.

Selon le Washington Post, la Chine a envoyé le train inaugural de Bayannur transportant – vous ne devinerez jamais – 1150 tonnes de graines de tournesol, car Bayannur est la plus grande région de production de graines de tournesol de Chine. Selon Xinhua, la Chine exporte chaque année environ 180 000 tonnes de graines de tournesol vers les marchés du Moyen-Orient, d’Europe et des États-Unis.

Par rapport au transport maritime, le chemin de fer raccourcit le délai de livraison d’environ 20 jours, et on s’attend à ce que les graines de tournesol chinoises arrivent désormais à Téhéran en deux semaines, soit en moitié moins de temps qu’avant.

Cette nouvelle arrive au moment où s’annonce un conflit militaire total entre l’Iran et Israël. Dans ce contexte, l’exigence de Washington, de cesser les affaires avec l’Iran, pourrait être perçue comme une précaution au vu de la future guerre. Quoi qu’il en soit, avec ses projets commerciaux, la Chine semble prendre le parti de l’Iran.

À moins peut-être que l’exigence de Trump vise simplement à encore inciter les entreprises étasuniennes à rentrer. Avec Trump, on ne sait jamais.

Mercredi, lors d’une conférence de presse, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Geng Shuang, a fait savoir que l’Iran et la Chine « maintiendraient des liens économiques et commerciaux normaux. »

« Nous poursuivrons notre coopération pratique normale et transparente avec l’Iran, sur la base du respect de nos obligations internationales, » a-t-il déclaré.

Selon le Washington Post, l’Iran qui vend plus à la Chine qu’à tout autre pays, s’est réjouit de l’augmentation de 25% de ses exportations l’année dernière. Selon les statistiques de l’Administration douanière de la République islamique d’Iran, l’an dernier, le montant des exportations chinoises vers l’Iran a lui aussi augmenté de plus de 21%.

Sputnik International

Original : https://sptnkne.ws/h44H
Traduction Petrus Lombard

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