La Cnts/ Fc privée de la subvention de l’Etat : Bakhaw Ndiongue Diouf crie à l’injustice

Les complaintes des travailleurs affiliés à la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal force du changement (Cnts/Fc) donnent une autre connotation à cette Fête  du travail célébrée dans l’unisson.

Cette centrale, dirigée par Bakhaw Ndiongue, est restée seule dans son coin à cause d’une division qui la mine depuis plus de trois ans. D’après la secrétaire générale de la Cnts/Fc, elle est la seule centrale  syndicale à n’avoir pas une  subvention de l’Etat pour fêter le 1er mai contrairement aux 13 autres syndicats.  Selon elle, les autres centrales se  sont retrouvées avec six, sept ou huit millions.

Reclus au centre Daniel Brottier, les membres de cette centrale lient leur exclusion à leur refus de signer le  Pacte de trêve de la grève de 3 ans demandé par le gouvernement.

«On a rien reçu parce qu’on a rien signé. Je refuse. Je suis la seule à ne pas signer. On refuse de faire cette trêve de grève. 7 800 entreprises ont été fermées. Pour eux, Bakhaw Ndiongue est la femme à battre», a-t-elle dénoncé tout en rassurant les travailleurs de sa structure syndicale que l’Etat ne  devrait pas compter sur elle pour les trahir. «Le mouvement syndical est troqué par des gens mus par leurs intérêts. Je ne vais pas vendre mes travailleurs», ajoute-t-elle.

Ce refus de se plier à la volonté de l’Etat  a valu à sa structure syndicale aussi, à l’en croire, une interdiction d’accès au  Palais présidentiel pour assister à la cérémonie de remise des cahiers de doléances des centrales syndicales tenue hier.

Soulignant qu’il n’y a pas de  structure syndicale plus représentative que la Cnts/Fc, sa secrétaire générale  tient à souligner que le bureau fédéral «s’oppose à toute tentative de museler les travailleurs ou de les livrer à un  Patronat mu seulement par ses intérêts». 

«La réalité du champ social est loin d’être ce que ces dirigeants syndicaux tentent de faire croire aux pouvoirs publics. Les bases syndicales ne sont ni informées ni impliquées dans une telle opération de troc social», indique le secrétaire  général  du Cnts/fc. 

Par ailleurs, le projet de décret  fixant les modalités d’organisation et de fonctionnement d’un haut conseil du dialogue, selon elle, ne saurait se substituer à la loi sociale et aux Conventions internationales ratifiées par le Sénégal pour reconnaître le droit à la grève.  Prenant la parole, Amadou Mbaye, secrétaire général du Syndicat de l’enseignement élémentaire, soutient que leur structure syndicale est reconnue. Avant de condamner les agissements de Cheikh Diop qui «réclame être le secrétaire général». «Le dernier procès nous a donné raison. L’Etat nous a donné notre acte de reconnaissance», a fait savoir  M. Mbaye.  

  • Écrit par  Amadou MBODJI

amadoumbodji@lequotidien.sn

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