La défense conteste la compétence de la CREI à juger Karim Wade

6874841-10509107Les avocats de l’ancien ministre d’Etat Karim ont contesté lundi la compétence de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI), à juger leur client, dont le procès, suspendu jeudi à cause d’une âpre bataille de procédures avec leurs confrères de la partie civile, a repris ce matin.

Ils ont fait cette observation, alors que la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) vient à peine de rejeter les exceptions soulevées jeudi dernier par les avocats de la partie civile et de la défense relativement à la constitution d’anciens ministres comme conseils de Karim Wade et du député El Hadji Diouf en tant que conseil de la partie civile.

Cette bataille de procédures avait poussé le président de la cour, le magistrat Henry Grégoire Diop, à renvoyer le procès jusqu’à ce lundi.

En conséquence du rejet des exceptions de nullité, Mes Amadou Sall, Madické Niang, Souleymane Ndéné Ndiaye et Alioune Badara Cissé, visés par la requête de Me El Hadji Diouf, avocat de la partie civile, pourront continuer à plaider pour Karim Wade.

Il en est de même pour les conseils de la partie civile, Me El Hadji Diouf et son confrère Moustapha Mbaye, président du Conseil départemental de Saint-Louis, visés dans l’exception soulevée par leurs confrères de la défense.

L’audience pour le procès de l’ancien d’Etat Karim Wade, jugé devant la Cour de répression de l’enrichissement illicite, et ses présumés complices, a repris ce matin au Palais de justice de Dakar.

Ouvert jeudi, le procès avait dû être renvoyé à ce lundi en raison d’une bataille de procédures.

Karim Wade dernier devra justifier un patrimoine de 117 milliards de francs CFA.

Il va comparaître avec sept autres personnes présentées comme ses complices. Quelque 77 témoins et une trentaine d’avocats devraient participer à ce procès, selon des informations de presse.

Karim Wade avait été inculpé et placé sous mandant de dépôt en avril 2013, avec sept autres personnes, par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI).

Cette juridiction lui avait mis en demeure, un mois auparavant, de justifier l’origine licite de ses biens évalués à l’époque à 691 milliards de francs CFA. Un montant ramené à 117 milliards de francs CFA au cours de l’instruction.

APS

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