La défense de Gbagbo à la fin de sa plaidoirie: « Il n’y avait rien au début, il n’y a rien aujourd’hui »

Le procès pour l’acquittement ou non de Laurent Gbagbo a pris fin ce mercredi à la Cour Pénale Internationale (CPI).

Au terme de trois jours de plaidoiries, la défense de Laurent Gbagbo composée de Me Emmanuel Altit, Me Jennifer Naouri et Me Jacob a tenté de démontrer devant les juges de la chambre, que leur client n’avait aucune responsabilité directe dans la crise post-électorale. Elle a soutenu que, les arguments avancés par l’accusation ne sont pas fondés.

Lors de son second passage à la barre ce mercredi, Me Jacob, relevé que le procureur n’a toujours pas compris que les responsabilités sont différentes. Ce qui aurait pour conséquence, l’effondrement de sa thèse. « Le procureur n’a apporté aucun document juridique portant sur les sur les sanctions et enquêtes. Le procureur n’a donné aucun élément à comprendre les procédures judiciaires et administratives ivoiriennes. Ce n’est pas sérieux. Il ne s’agit pas de condamner le supérieur mais bien les crimes allégués de ses subordonnés », a-t-il indiqué, avant de faire observer que les agissements du procureur sont contraires au droit fondamental. « Le procureur tente de réécrire le statut de Rome. Ce n’est pas normal », a-t-il déploré.

En conclusion, la défense de l’ancien chef d’Etat ivoirien affirme que l’accusation n’a pas de cas. « Il est ressorti que la vacuité du dossier du procureur s’explique par trois axes qui forment un triangle où il n’existe ni faits, ni preuves ni réalités (…).

Le délit de réalité est une négation de l’histoire de la côte d’Ivoire. Le délit de réalité s’explique sur la preuve apportée par le procureur par rapport au véritable contexte de cette affaire (…) Celui d’un conflit armé qui a duré 10 ans, Les faits mentionnés apparaissaient du comportement normal d’un chef d’Etat», a-t-il souligné. Revenant sur un narratif du procureur qui affirmait que si Gbagbo avait quitté le pouvoir, il y aurait eu moins de crimes, la défense a rappelé que, lors de l’ouverture du procès en janvier 2016, Fatou Bensouda, a souligné qu’il ne s’agissait pas de savoir qui avait gagné les élections en 2010. Une déclaration qui écarte donc le volet politique de cette affaire.

Pour Me Jacob, et se référant à l’existence d’un arbre dans une forêt, le procureur n’a démontré l’existence d’aucune preuve contre son client. « La personne poursuivie est innocente. Il n’y a rien. Le procureur n’a démontré l’existence du moindre arbre dans la forêt. On a vu que des preuves non fiables, des Ouï-dire, des preuves non authentifiées, rien de la chaîne du processus, des informations qui se contredisent (.) Il ne reste rien des accusations portées contre Laurent Gbagbo.

Seul constat possible, c’est-à-dire à l’issue de la présentation de son (Ndlr procureur) cas, il n’y avait rien au début ; il n’y a rien aujourd’hui », a conclu la défense de Laurent Gbagbo.

Selon nos informations, les partisans de Laurent Gbagbo devront attendre encore plusieurs semaines avant de connaitre le sort de leur mentor.

Koaci

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