La dépouille de Bouba Baldeh bloquée à la frontière :Les Droits de l’hommiste tirent sur Jammeh

Le refus du Président Yahya Jammeh d’autoriser l’inhumation de Bouba Baldeh en terre gambienne a complètement révulsé les organisations de défense de droits de l’Homme qui se sont prononcés à travers un communiqué.

Dans un texte conjoint où ils ont consigné leur indignation, la Ligue sénégalaise des droits humains (Lsdh), Amnesty international section Sénégal (Ai/­Sn), Article 19 Sénégal/Afrique de l’Ouest et la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho) rappellent «que le droit à une sépulture digne est un droit inébranlable et inaliénable  pour toute personne humaine.»

Pour eux, le Président Yahya Jam­meh vient une nouvelle fois de «réaffirmer son option irréversible d’une négation systématique des droits fondamentaux de la personne humaine en terre gambienne.» 

Les représentants de ces organisations à savoir Aboubacry Mbodj (Raddho), Me Assane Dioma Ndiaye (Lsdh), Seydi Gassama (Ai/Sn) et Fatou Jagne (Article 19 Séné­gal/­Afrique de l’Ouest) rangent ce refus dans la pratique systématique de persécution des politiques et activistes par un régime réfractaire à toute opinion dissidente. 

Bouba Baldeh décédé en terre sénégalaise, qui fut ancien ministre et député gambien, s’était réfugié au Sénégal depuis 2006. Il est décédé jeudi dernier au Sénégal. Sa dé­pouil­le accompagnée de sa famille après des heures de route a été bloquée par les forces de sécurité à l’entrée de Basseh, sa ville natale.

Baldeh a été finalement enterré à Médina Gou­nass. Sa famille qui est encore à Vélingara souhaite rentrer en Gambie et exige plus que jamais le respect de son droit à un deuil.  

abasse@lequotidien.sn

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