La Grande interview/Elections en 2020, crise au Fpi, Cpi, Gbagbo, guéguerre au sommet de l’Etat …Georges Armand Ouégnin (Eds) déballe tout:« Nous irons à toutes les élections de 2020 et nous les remporterons toutes »

Par Soir Info – La Grande interview/Elections en 2020, crise au Fpi, Cpi, Gbagbo, guéguerre au sommet de l’Etat … Georges Armand Ouégnin (Eds) déballe ce qu’il n’a jamais dit « Nous irons à toutes les élections de 2020 et nous les remporterons toutes ».

Georges Armand Ouégnin (Président de la coalition de l’opposition Eds) fait le grand déballage « Nous irons à toutes les élections de 2020 et nous les remporterons toutes ».

INTERVIEW EXCLUSIVE/ ELECTIONS EN 2020, CRISE AU FPI, CPI, LAURENT GBAGBO, GUÉGUERRE AU SOMMET DE L’ETAT … Georges Armand Ouégnin (Président de Eds) déballe ce qu’il n’a jamais dit • ”D’autres actions de grande envergure menées très bientôt”.

Le professeur de médecine, Georges-Armand Alexis Ouégnin, président de la plateforme Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (Eds), revient sur ses relations avec Laurent Gbagbo, aborde la situation politique ivoirienne, se prononce sur la gouvernance de Ouattara. Secrétaire d’Etat chargé de la Sécurité sociale du dernier gouvernement de Laurent Gbagbo, celui d’Aké N’Gbo lors de la crise post-électorale de 2010-2011, il se projette aussi dans l’avenir, pour dire qu’avec « le président Gbagbo, nous nous préparons à reconquérir le pouvoir d’État en 2020 ». Interview.

Quels sont les fondements idéologiques de votre mouvement ?

Je voudrais d’abord vous remercier de la démarche. A travers vous, je remercie également toute l’équipe de « Soir Info » qui est un des quotidiens les plus appréciés des Ivoiriens parce qu’il se distingue par la qualité de son travail, et du traitement de l’information. Cela dit, pour répondre à votre question, je dois dire que Eds tire son fondement idéologique dans les valeurs du rassemblement que traduit le mot « Ensemble ». Oui, rassemblement de tous les Ivoiriens qui, au-delà des diversités ethniques, régionales, culturelles, religieuses et politiques, aspirent à penser et à agir dans l’intérêt supérieur de notre patrie, la Côte d’Ivoire. Notre vocation, à Eds, est de contribuer à l’édification d’une société de justice, de liberté, de dialogue et de démocratie, où les Ivoiriens seront un jour maîtres de leur propre destin.

En d’autres termes, quelle est votre vision politique ?

En d’autres termes, la vision politique de Eds s’inscrit dans une logique d’unification et de rassemblement de toutes les couches sociales et de toutes les forces vives de la société, pour l’avènement d’une nation ivoirienne forte, démocratique et souveraine. Et, parce que le fondement de la philosophie politique du président Laurent Gbagbo, considéré à juste titre comme le père du multipartisme et de la démocratie dans notre pays, repose sur le respect de ces valeurs, il en est, bien évidemment, le référent politique.

Quelle est la ligne de démarcation entre un mouvement tel que le vôtre et un parti politique ?

Nous sommes une plateforme politique qui rassemble en son sein, outre des partis politiques, des mouvements patriotiques, des associations, des personnalités politiques, des organisations de la société civile etc. Vous voyez donc clairement que le parti politique qui est membre de la plate-forme, est sensé bénéficier de son impulsion et de sa dynamique nouvelle, dans le but d’atteindre son objectif principal qui est la conquête ou la reconquête du pouvoir d’État.

La question que beaucoup se posent, est de savoir où va un houphouétiste comme vous, en dehors du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) ?

Le démocrate que je suis est resté toujours fidèle aux idéaux de paix par le dialogue, prônés, toute sa vie durant, par le président Félix Houphouët-Boigny, le père de la Côte d’Ivoire moderne. Effectivement, j’ai décidé de me tenir, pour des raisons personnelles, à distance du Pdci, son parti dans lequel j’ai activement milité. Cependant, et croyez-moi, je le dis en toute sincérité et en toute responsabilité, pour que les générations actuelles et futures le sachent : l’héritage de paix et de dialogue que le président Félix HouphouëtBoigny nous a laissé, c’est son adversaire d’hier, le président Laurent Gbagbo, qui le porte le mieux

Qu’est-ce qui vous amène à faire une telle affirmation ?

Le président Houphouët aimait à dire que « la paix n’est pas un vain mot, mais un comportement », et que le « dialogue, l’arme des forts, est la seule solution pour le règlement de tous les conflits sur cette terre des hommes » ou encore « qu’il est plus facile de faire la guerre que de faire la paix ». Voyez-vous , dès son accession à la magistrature suprême de notre pays en 2000, le président Laurent Gbagbo, fidèle à sa philosophie politique du « asseyons-nous et discutons » qui n’est rien d’autre que le dialogue , non seulement a favorisé le retour d’exil de ses adversaires politiques suite au coup d’Etat militaire de 1999, mais il a initié le Forum de la réconciliation nationale, en vue de rassembler et de réconcilier tous les fils et filles de ce pays. Je dois rappeler aussi , et cela me revient à l’esprit en vous parlant, que les premières nominations qu’il a effectuées avant même la constitution de son premier gouvernement ouvert au Pdci, ont concerné des personnes membres de son cabinet, qui étaient en majorité des militants du parti qui l’a combattu et emprisonné.

Quels sont les exemples que vous avez pour étayer vos propos ?

Je prends pour exemples son Directeur de cabinet, le Secrétaire général de la présidence, le Directeur financier de la présidence, certains conseillers spéciaux, et j’en passe. Toutes ces personnalités ont été ses principaux collaborateurs pendant tout son mandat. Tout ceci témoigne de sa grande ouverture d’esprit. De plus, en véritable artisan de paix, et avec sa volonté de mettre un terme à la rébellion de 2002 qui a défiguré et divisé notre beau pays, le président Laurent Gbagbo a parcouru presque toutes les capitales africaines et européennes, à la recherche de la paix. Il s’est maintes fois humilié, au grand dam de ses partisans, en acceptant des compromis ou des accords tels que ceux de Linas-Marcoussis et de Kléber. Des accords qu’aucun de ses adversaires politiques, actuels tenants du pouvoir, n’auraient envisagé un seul instant d’assumer. N’oublions pas aussi que le « dialogue direct » avec les auteurs de la rébellion, est de son initiative. Le président Houphouët-Boigny ne nous a-t-il pas enseigné que lorsqu’il y va de l’intérêt du pays, l’amour propre n’a pas sa place ? Oui, force est de le reconnaître, par amour pour son pays et pour son peuple, le président Laurent Gbagbo a consenti d’énormes sacrifices.

Est-ce qui explique votre soutien à son endroit ?

C’est pour toutes ces raisons et pour bien d’autres encore, qu’il serait fastidieux d’énumérer ici. Mais, vous comprenez pourquoi je suis fier aujourd’hui de me retrouver aux côtés de ce grand homme que, comme Félix Houphouët-Boigny de regrettée mémoire, les Ivoiriens, dans leur immense majorité, porteront toujours dans leur cœur. La vérité est que malgré son incarcération à La Haye, le président Laurent Gbagbo est plus que présent parmi les Ivoiriens, et il en sera ainsi jusqu’à son retour que les Ivoiriens attendent avec une impatience à peine contenue.

Comment vous êtes-vous rapproché de Laurent Gbagbo ?

J’ai découvert le président Laurent Gbagbo, comme beaucoup d’Ivoiriens, à la faveur de l’avènement du multipartisme, au début des années 1990, et je dois vous dire qu’à cette époque, j’étais, avec feu mon aîné Georges Djéni Kobena pour qui j’avais une grande admiration , Ané Kablan Norbert, Auguste Kouassi, Michel Benoît Koffi, Britto Nama Boniface, Akossi Bendjo, et bien d’autres, parmi les initiateurs de la « Coordination pour la rénovation du Pdci-Rda ». Nous ambitionnions, avec la « bénédiction », je dois l’avouer, du Président Houphouët, de rénover en profondeur le Pdci mais surtout de porter la réplique au Fpi et à son chef charismatique, le président Laurent Gbagbo, à travers une adversité de tous les instants.

Comment comprendre que vous défendez aujourd’hui quelqu’un que vous avez combattu par le passé ?

Oui, j’ai combattu le président Gbagbo. Cependant, j’ai véritablement découvert le grand démocrate qu’il est, en 1993, au décès du père de la Nation, et à l’occasion de la crise de succession. La « guerre » des héritiers faisant rage, le président Laurent Gbagbo avait l’opportunité de plonger le pays dans le chaos, mais il ne l’a pas fait, et a plutôt soutenu la légalité constitutionnelle en vigueur, qui permettait au président de l’Assemblée nationale de poursuivre et achever le mandat présidentiel en cours. Il respectait ainsi, certes la Constitution, qu’il contestait, mais aussi la mémoire du président Houphouët-Boigny, ce grand homme qui, pour Gbagbo, méritait des obsèques dignes, à la hauteur de l’amour que lui vouait le peuple ivoirien. Cela vous a fortement marqué alors… Cet épisode m’a fortement ému, au point où lorsque la Côte d’Ivoire faisait face à la rébellion, je suis de ceux qui ont conseillé au président Laurent Dona Fologo, à cette époque en désaccord avec la direction du Pdci, de créer un parti politique, afin de mieux soutenir le président Gbagbo, dans son combat pour la défense des Institutions de la République, de la démocratie, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de la Côte d’Ivoire. Nous avons alors fondé le « Rassemblement pour la paix, le progrès et le partage » (Rppp), et nous étions membres de La majorité présidentielle (Lmp). C’est ainsi que j’ai commencé à me rapprocher un peu plus du président qui , après avoir été proclamé et investi président de la République par le Conseil constitutionnel en décembre 2010, m’a fait l’honneur de me nommer dans le gouvernement du premier ministre Gilbert Marie Aké N’Gbo, en qualité de Secrétaire d’État chargé de la Sécurité sociale.

Pour l’opinion, votre mouvement Eds apparaît comme un «gadget politique ». Que répondez-vous ?

(Sourire). Certains ont même dit que nous sommes une « structure mort née » ou encore que notre durée de vie sera plus courte que celle des défuntes alliances de l’opposition. Mais rassurez-vous, Eds, notre plateforme, n’est pas un « gadget politique ». Nous avons procédé au lancement de notre organisation, le 20 avril 2017. Je suis parti à la rencontre de notre référent politique, le 4 août dernier, pour lui présenter officiellement l’organisation, et recevoir son soutien, ses instructions, pour mener à bien la mission qui m’a été confiée. Fort de son onction, je me suis rendu le 16 septembre à Mama (village natal de Gbagbo, Ndlr) pour saluer ses parents, et pour lancer à tous les Ivoiriens, en son nom, un appel au rassemblement, à la paix et à la réconciliation.

-ce que vous avez fait par la suite ?

Par la suite, j’ai entrepris des rencontres de proximité, très fructueuses, avec toutes les structures membres de Eds. D’autres actions de grande envergure seront menées très bientôt. Croyez moi, nous serons de plus en plus présents sur le terrain, et nous prendrons toute notre place sur l’échiquier politique ivoirien. Les Ivoiriens attendent beaucoup de nous, ils font confiance à Eds. Ils n’ont pas tort car, Eds est la seule alternative crédible au pouvoir actuel qui a montré toutes ses limites. Nous le démontrerons, et vous verrez.

Vous avez rencontré à La Haye à Scheveningen, le vendredi 4 août 2017 de 13 h à 16 h 45, Laurent Gbagbo, en présence de Joseph Mamadou Bouablé dit « Jo Mamadou ». Qu’est-ce que vous vous êtes dit ?

Oui, comme je vous le disais tantôt, j’ai effectivement rencontré le président Laurent Gbagbo, à la prison de La Haye, le 4 août dernier, en présence de Monsieur Joseph Mamadou Bouablé. J’ai été très heureux de retrouver mon chef. Passée l’émotion des retrouvailles, nos échanges ont essentiellement porté sur des sujets qui touchent à la vie des Ivoiriens dont il a eu la charge, et sur la Côte d’Ivoire qu’il a dirigée avec grandeur, courage et dignité. J’ai retrouvé un homme fort, combatif, animé d’aucun sentiment de haine, de rancune, de vengeance, prêt à tendre la main à tous ses adversaires, malgré tous les torts qu’il subit, dans l’intérêt supérieur de la Côte d’Ivoire. J’ai retrouvé le président Gbagbo très préoccupé par la paix dans son pays, la cohésion sociale et la réconciliation entre tous les Ivoiriens. Il a instruit Eds de toujours agir dans ce sens.

Quelle est sa position sur la crise de leadership qui déchire le Fpi ?

Je vous le dis très franchement, il ne m’a, à aucun moment, parlé d’une quelconque crise qui déchirerait le Fpi, son parti politique. A-t-il voulu éviter d’en parler avec moi qui n’en suis pas membre ? Toujours est- il que nous avons surtout parlé de Eds dont est membre à part entière son parti. Le Fpi qu’il préside, véritable initiateur de Eds, est, selon ses dires, dirigé par « son frère jumeau » comme il l’appelle affectueusement , le président Abou Drahamane Sangaré, à qui il m’a demandé de toujours me référer dans la gestion de notre organisation .

En rentrant de La Haye, Laurent Gbagbo vous a chargé de transmettre son message de paix et de réconciliation, au-delà de tous ses nombreux partisans, à toute la population ivoirienne. Pensez-vous que cette réconciliation est possible pendant qu’il est en prison ?

A dire vrai, aucune réconciliation ne peut être possible sans le président Gbagbo, disons-le très franchement. Le président est incontournable dans tout processus de réconciliation en Côte d’Ivoire. Il est, si je puis m’exprimer ainsi, à lui seul la réconciliation. Penser le contraire serait faire preuve de mauvaise foi ou encore ne pas vouloir la paix durable dans notre pays, la vraie paix, celle des cœurs et des esprits …

Quel est le schéma qui vous paraît le plus idéal pour aller à la réconciliation ?

Tout d’abord, il faut vouloir la réconciliation, sans calcul, mais pour les Ivoiriens qui aspirent à la paix, leur seconde religion. Ensuite, il faut libérer impérativement le président Laurent Gbagbo, le ministre Charles Blé Goudé, de La Haye ; libérer la Première dame Simone Ehivet Gbagbo, ainsi que tous les prisonniers politiques, civils et militaires, qui croupissent injustement dans les geôles du pouvoir actuel d’Abidjan, sans jugement pour certains. Il faut organiser et favoriser le retour sécurisé et sans condition, sur la terre de leurs ancêtres, de nos frères et sœurs exilés. Quand tous ces actes forts et courageux seront posés par les tenants actuels du pouvoir , il faudra alors organiser un dialogue vrai, constructif, entre tous les acteurs clés de la vie sociopolitique ; exiger le repentir et accorder le pardon de la Nation à tous ceux qui, d’une façon ou d’une autre, ont causé des torts à leurs frères et sœurs, et demander aux victimes d’accepter le pardon, bien entendu, avec réparation et réhabilitation. Le pardon est une valeur divine et sacrée. Dieu nous y aidera. Le peuple ivoirien réconcilié s’en sortira grandi, et poursuivra dans la paix et la prospérité, son développement.

Quelle est votre opinion sur cette crise qui oppose Sangaré et Affi N’Guessan ?

A mon humble niveau, je serai tenté de vous répondre que le Fpi est dirigé actuellement par son fondateur, le leader charismatique, le président Laurent Gbagbo, un homme de dialogue, de consensus et de paix, très écouté et très respecté par ses militants voire au-delà des siens. De plus, ce parti dispose en son sein, des structures et des mécanismes à charge de la gestion et du règlement de tous les conflits. Tous ceux qui se réclament de ce grand homme d’État et de ce grand parti qu’est le Fpi, doivent avoir la capacité, à tout moment, de s’élever au-dessus de leur personne et de leurs différends, si tant est qu’ils existent, et ne voir que l’intérêt des Ivoiriens qui attendent beaucoup de leur unité. Pour les connaître personnellement tous les deux, je leur fais confiance, et je suis très optimiste. Tout finira par s’arranger ; du moins je l’espère du fond du cœur.

Vous dites de Laurent Gbagbo : « il était pour moi, l’homme le plus proche du peuple, celui qui connaissait le mieux la Côte d’Ivoire ». Alors, pourquoi n’avez-vous pas intégré le Fpi, au lieu de suivre Laurent Dona Fologo, un ancien ministre d’Houphouët-Boigny, lorsqu’il a créé le Rpp?

Oui, je l’ai dit, je le pense et je le maintiens. Le président Laurent Gbagbo est l’homme politique le plus proche du peuple, celui qui connaît le mieux la Côte d’Ivoire. Tout comme l’était, en son temps, le président Félix Houphouët-Boigny. Je n’ai pas jugé utile d’intégrer son parti mais j’ai fondé avec le président Laurent Dona -Fologo, le Rpp qui défendait la République aux côtés du président Laurent Gbagbo et du Fpi. Aujourd’hui, je me retrouve à présider la coalition des partis de l’opposition, qui ont pour référent politique, le président Laurent Gbagbo. J’en suis très fier. Après l’avoir combattu à une certaine époque, je suis devenu, par conviction, un de ses plus farouches défenseurs.

Quels commentaires faites-vous de votre condamnation en 2015, à deux ans de prison avec sursis, pour atteinte à la sûreté de l’État?

L’épreuve de mon incarcération à la prison de Boundiali, et de ma condamnation aux assises en 2015, je l’ai vécue avec sérénité, et je dois vous dire qu’elle a renforcé ma conviction en la justesse du combat du président Gbagbo. Je l’assume avec fierté, croyez-moi car, je suis profondément convaincu que je mène le bon combat au service de mon pays.

Comment expliquez-vous votre rapprochement avec la frange radicale du Fpi, incarnée par Sangaré Abou Drahamane ?

C’est vous les journalistes qui parlez de frange radicale. Moi je me suis rapproché du Front populaire ivoirien, parti fondé et présidé par le président Laurent Gbagbo, et dont l’intérim, en son absence pour les raisons que vous savez, est assuré par le président Sangaré Abou Drahamane, parti avec lequel je partage les idéaux de liberté, de justice, de démocratie, de dialogue et de paix. Je m’en suis très longuement expliqué depuis le début de cet entretien. Je préside aussi la coalition de l’opposition, dénommée Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (Eds), qui a pour référent politique le président Laurent Gbagbo. Une plateforme politique qui ambitionne de rassembler autour de la Côte d’Ivoire, notre patrimoine commun, au-delà du Fpi son parti, tous les Ivoiriens de toutes couches socio-ethniques, qui partagent ces valeurs. Depuis 2011, Abou Dramane Sangaré et ses camarades ont choisi de boycotter tous les scrutins électoraux. Ils envisagent désormais de participer à toutes les élections, y compris les présidentielles de 2020.

Pensez-vous qu’ils ont compris que leur politique de la chaise vide a atteint ses limites ou alors s’agit-il d’un choix de raison ?

Oui, Eds dont est membre à part entière le Fpi, s’engagera dans les échéances électorales y compris la présidentielle de 2020. Aujourd’hui, nous avons la certitude que notre président et tous les prisonniers politiques seront libérés et que les exilés rentreront au pays. Avec toute la confusion qui règne tant à la Cpi qu’entre les alliés de la coalition au pouvoir, et du fait, entre autres, des révélations de Mediapart, nous pouvons considérer que nous sommes en train de gagner notre combat. Le temps est l’autre nom de Dieu, aime à le dire le président Laurent Gbagbo. Le temps nous donne raison, et nous avons toutes les raisons, comme nous le recommande le président Gbagbo, d’envisager et de préparer, avec confiance et détermination, 2020.

De retour en Côte d’Ivoire, vous aviez annoncé, dans une interview : «nous allons remporter toutes les élections de 2020». Sur la base de quoi fondez-vous votre conviction ?

Oui, je l’ai dit et je le redis : nous irons à toutes les élections de 2020, et nous les remporterons toutes. 2020 ne sera, en aucun cas, comme 2015. Ces élections se dérouleront à nos conditions, c’est-à-dire avec une Commission électorale véritablement indépendante, une liste électorale consensuelle, un découpage électoral équitable, à partir de critères objectifs. Croyez-moi, nous allons nous donner les moyens pour que ces élections soient justes, libres, consensuelles et transparentes. Forts de tout cela, nous gagnerons ces élections, et nous en avons la ferme conviction, tout simplement parce que le peuple est avec nous. Que ceux qui font leur calcul comme si la Côte d’Ivoire était un gâteau à partager, se ravisent. Nous reprendrons le pouvoir d’Etat en 2020 avec le président Laurent Gbagbo. Le peuple de Côte d’Ivoire, qui a été spolié de sa victoire en 2010, n’a jamais rompu le pacte de confiance qui le lie, depuis toujours, au président Gbagbo. Oui, nous reviendrons au pouvoir en 2020 ce n’est pas une simple conviction mais une certitude.

Quelle analyse vous inspire la crise au sommet, entre Guillaume Soro et Alassane Ouattara ?

Je suis tenté de vous dire : ”rien du tout”. Comme je l’ai dit tantôt, le temps qui est l’autre nom de Dieu, est en train, à travers les acteurs eux-mêmes, de nous livrer des secrets sur les tenants et les aboutissants de la rébellion ivoirienne, et de la grave crise post-électorale de 2010 ; toute chose que nous savions déjà. Bien au contraire, ce qui préoccupe essentiellement Eds, ce n’est pas tant « la crise au sommet » comme vous dites, mais beaucoup plus le quotidien des Ivoiriens qui continuent de souffrir malgré tous les discours officiels d’une prétendue embellie économique. J’en veux pour preuve, la paupérisation grandissante des ménages du fait de la cherté des denrées alimentaires, de la cherté des soins médicaux primaires, des coûts élevés de la scolarité des enfants , du nombre croissant des chô- meurs, du rattrapage ethnique , du phénomène des microbes, des « braquages » de paisibles citoyens, du grand banditisme, des arrestations et emprisonnements arbitraires, de l’appauvrissement des paysans du fait de la baisse des coûts des produits agricoles…

A quoi attribuez-vous les récentes attaques des Brigades et postes de police ?

A une insécurité grandissante qui pourrait vraisemblablement trouver ses origines dans la genèse de la rébellion ivoirienne, avec la circulation des armes de manière anarchique…

Avez-vous peur pour l’équilibre des Institutions ?

Je ne me fais aucune inquiétude. Avec Eds et le président Gbagbo, nous nous préparons à reconquérir le pouvoir d’État en 2020, pour redonner confiance et espoir au vaillant peuple ivoirien, en mettant définitivement fin à ses souffrances, et assurer à notre pays, un avenir lumineux et radieux. Puisse Dieu qui est amour, justice et vérité, bénir la Côte d’Ivoire !

Réalisée par KIKIE A. Nazaire et SYLLA Arouna

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