LA MAURITANIE ADRESSE UNE RÉPLIQUE CINGLANTE À DONALD TRUMP

nord. A la première occasion, ces dernières n’ont pas hésité à hausser le ton en guise de protestation.

Si les Américains justifient leur décision d’exclure de l’AGOA par la pratique de l’esclavagisme et la persistance du racisme en Mauritanie, ils ont reçu une réponse à la hauteur de l’acte d’accusation. Dans une conférence de presse tenue jeudi, par Sidi Mohamed Ould Maham, ministre de la Culture et porte-parole du Gouvernement mauritanien, la réplique a été cinglante.

« Les États-Unis sont souverains dans les décisions qu’ils prennent pour accorder des avantages à qui ils veulent, s’offusque-t-il. Mais les autorités américaines n’ont pas le droit, comme elles l’ont fait, de ternir l’image de notre pays en nous traitant d’esclavagistes ou racistes. L’esclavage n’existe pas chez nous même si nous l’avons vécu par le passé comme beaucoup de pays, y compris les Etats-Unis où les stigmates de l’esclavage sont encore visibles. Aux Etats-Unis, dans les administrations ou dans les grandes sociétés financières, vous verrez très peu de noirs. Ils sont nombreux dans les prisons, dans la criminalité ou le trafic de drogue, marginalisés… Les noirs n’ont commencé à voter aux Etats Unis qu’en 1966 alors que chez nous, tous les Mauritaniens votent depuis 1946 et ce n’est pas pour autant que le Gouvernement mauritanien a traité les Américains d’esclavagistes ou racistes… »

L’AGOA est la loi sur la croissance et les opportunités économiques en Afrique que le gouvernement des Etats-Unis a promulguée en 2000, sous l’administration de Bill Clinton, afin d’accroître le commerce et les investissements américains avec l’Afrique subsaharienne. Elle permet aux entreprises admissibles d’exporter en franchise de droits de douane plus de 6 000 produits vers les USA. Une sorte de visa pour elles.

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