La Mission d’observation électorale en RDC rejette le vote électronique

La Mission d’observation électorale de la Synergie des missions d’observation citoyenne des élections (MOE-SYMOCEL) rejette le vote électronique proposé par la Commission électorale (CENI), estimant qu’il nécessite au préalable une évaluation approfondie des risques et incidences politiques, économiques et techniques, ainsi que des mesures de contingence liées à un tel changement, a déclaré lundi à Kinshasa au cours d’un point de presse, le coordonnateur national de la SYMOCEL, Bishop Abraham Djamba Samba wa Shako.

La MOE-SYMOCEL  qui a salué le souci de la Centrale électronique d’intégrer les technologies de l’information et de la communication (TIC) à toutes les étapes du cycle  électronique en RDC en vue de le moderniser, de le professionnaliser et d’en renforcer l’intégrité,  s’est  toutefois interrogée  sur l’opportunité  d’une telle option dans le contexte  actuel du processus électoral, d’autant plus que le choix d’instituer un vote électronique n’a pas fait l’objet de concertation et accord préalables entre les différents acteurs politiques et électoraux.

 Il en est de même du type de technologie choisi et du fournisseur dont la Commission électorale nationale  indépendante (CENI) assure la publicité à ce jour comme si le marché était déjà conclu de gré à gré.

La MOE-SYMOCEL déplore également qu’une telle option, qui s’apparente à un changement des règles en cours de jeu, soit rendue publique en dehors de tout formalisme indiqué  en la matière (décision ou autre mesure d’application) et sans que la CENI n’informe l’opinion sur l’opportunité d’une telle institution dans le contexte socio-politico-économique actuel.

Elle a par ailleurs réitéré son invitation à la CENI à publier dans les plus brefs délais un chronogramme détaillé et clair des opérations électorales conformément  aux textes en vigueur.

Pour la MOE-SYMOCEL, la publication du calendrier électoral va lever les incertitudes sur la tenue des élections devant mettre fin à la crise de légitimité institutionnelle que connait le pays depuis fin 2016.

La MOE-SYMOCEL a  aussi stigmatisé le retard pris dans la détermination des modalités et conditions préalables du vote des Congolais de l’étranger. Tout en saluant la prise en compte de ce vote  dans le corpus législatif national, elle a signalé que ce retard est de nature  à impacter négativement le chronogramme d’opérations restant à conduire par la CENI.

Pour la MOE-SYMOCEL, une telle situation hypothèque, par ailleurs, la perspective  de la tenue de l’élection présidentielle dans les meilleurs délais.

Constituée de 10 structures, la MOE-SYMOCEL a pour mission  de promouvoir des élections démocratiques en RDC, par la création d’un cadre favorable à la tenue d’élections paisibles, libres, transparentes et crédibles.

Outre sa mission principale en RDC, la MOE-SYMOCEL a participé à des missions d’observation internationales pour la présidentielle, notamment en Côte d’Ivoire, en Guinée, au Congo, au Burkina Faso, en Guinée Equatoriale, au Ghana. Elle a également participé aux  élections législatives en Côte d’Ivoire.

Elle a aussi participé au 2ème Forum international sur l’observation des élections organisé par l’Union européenne à Bruxelles en septembre 2016.

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